Archives pour la catégorie Soutien en allaitement

Une position pour le repos

Vous voulez vous reposer ? C’est bien naturel. Tout le monde a besoin de se reposer. Alors, après une grossesse, un accouchement et en s’occupant d’un ou plusieurs bébés 24h/24 et 7 j/7, ça tombe encore plus sous le sens.

Mais votre bébé tète, bien sûr, fréquemment. Il requiert votre attention durant ce temps au cours duquel vous vous devez d’être alerte et par la force des choses, vous ne vous reposez pas.

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La position transat

Bravo d’avoir patienté et pris le temps de vous plier aux quelques exercices proposés dans les précédents billets !

Vous avez sûrement remarqué que certaines positions vous permettent de ne pas avoir besoin de vos bras pour maintenir la serviette qui fait office de bébé « plaquée » contre vous, alors que d’autres vous obligent au contraire à les utiliser activement.

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Votre bébé aussi s’installe confortablement pour téter

Vous avez lu notre précédent billet et vous êtes bien exercée ? Bravo à vous !

Aujourd’hui, nous allons parler un peu du nouveau-né. Nous allons voir comment il s’investit pleinement à la recherche d’une position confortable pour téter.

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Point de vue d’un papa sur l’allaitement

Avant sa naissance, nous savions déjà que notre fille serait allaitée parce qu’il nous semblait que c’était la meilleure nourriture qu’elle pouvait recevoir. Je ne m’attendais évidemment pas à la montagne de petits et grands défis auxquels nous allions être exposés. C’est fou comme la société enjolive le fait de devenir parent. Je comprends que certains couples explosent en plein vol. Si vous voulez mon avis, on pourrait comparer l’arrivée d’un enfant à un tremblement de terre. Mais on arrive à reconstruire les fondations petit à petit.

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Douleur et lésion au mamelon : peut-être de quoi anticiper les crevasses ?

La douleur aux mamelons est si présente, si fréquente, dans la société, qu’on a fini par la considérer comme « normale » lorsqu’on allaite.
Combien de jeunes mères tardent à demander de l’aide parce qu’elles ont entendu une mère, une amie, une sœur se plaindre de douleurs en allaitant et banaliser ce qui pourrait être évité ?
Je me rappelle de voisines âgées de 80 ans, heureuses de me parler de leur allaitement et qui évoquaient leurs “gerçures”. Ce problème n’est donc pas si récent en France ! Et il continue ! Soyons clairs, la douleur en allaitement voire, la douleur « tout court » n’est pas normale.

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Vers la position instinctive de la tétée (le crawl, 2ème partie)

Dans un billet précédent, nous avons vu quel enchaînement peut se dérouler naturellement juste après l’accouchement et comment le bébé peut aisément prendre le sein. Nous voilà de retour en chambre. Des problèmes surgissent. A quoi sont-ils imputables ? A l’inconfort du lit ? A l’image sociale du positionnement quand on allaite ? Aux visites ? Toujours est-il que l’heure de la tétée arrive et la maman s’assoit droite. Et c’est là que démarrent les difficultés. Voyons comment la « stabilisation » et la « géolocalisation » vont pouvoir vous aider. Ces astuces sont valables pour toutes les positions où vous êtes assise droite : madone, madone inversée, ballon de rugby, à califourchon et où vous êtes allongée sur le côté.

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Le crawl, la tête chercheuse et la chargeuse-pelleteuse

Comment un nourrisson est-il « programmé » pour prendre le sein ? Comment cela s’applique-t-il en salle de naissance, en chambre, de retour à la maison ? Pourquoi certains problèmes de positionnement génèrent-ils des douleurs et/ou des lésions ? Comment peut-on passer d’une première tétée qui a pu être agréable, à une deuxième tétée sensible, puis une autre où la douleur augmente et augmente encore ?

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Histoire de «bouts de sein» et allaitement long… si si: c’est possible !

C’est l’histoire de Cathy* et de Manon*… Après une grossesse et un accouchement difficiles, Cathy est heureuse d’accueillir sa fille Manon. Les premières 24 heures, le nouveau-né dort puis, lors de la deuxième nuit, ne fait que pleurer, ne tète pas. La fameuse « nuit de la java », pense Cathy qui est épuisée et a les seins très durs. A 3 heures du matin, le personnel de la maternité prend alors en charge le bébé. Cathy s’endort d’épuisement. Le lendemain, Manon dort à nouveau à poings fermés. La maman met son bébé en peau à peau et Manon essaie alors de téter mais n’arrive pas à saisir le mamelon. Les soignantes conseillent alors à Cathy d’utiliser un « bout de sein » en silicone. Au 4ème jour, Manon a une courbe de poids descendante mais le pédiatre autorise tout de même la sortie de l’hôpital demandant de revenir 2 jours plus tard pour que le bébé soit pesé.

A domicile, Cathy a loué un tire-lait, mais c’est un modèle qui a plus de 30 ans et elle n’extrait que quelques gouttes de lait. Manon tète avec le « bout de sein » mais, au bout de 2 jours, elle n’a presque pas pris de poids. Cathy décide alors de consulter une spécialiste de l’allaitement. Celle-ci lui explique qu’il faut faire une relactation. Elle lui prescrit un tire-lait adapté et lui donne les conseils nécessaires. Au début, Cathy tire très peu de lait (5ml à chaque sein). Puis, de plus en plus. Elle complète Manon avec ce lait tiré à l’aide d’un DAL c’est un dispositif d’aide à la lactation. Le nourrisson reprend du poids doucement. La consultante en lactation tente à plusieurs reprises, avec la maman, de faire téter Manon sans « bout de sein ». Mais c’est impossible. Le bébé semble s’être habitué à téter de cette manière.

Cathy est extrêmement fatiguée. La relactation n’est pas facile et cela lui prend beaucoup de temps. Pourtant elle tient bon pour son bébé, elle veut réussir son allaitement coûte que coûte. Elle a un projet d’allaitement long, 6 mois en exclusif et au moins jusqu’à 2 ans. Elle s’est renseignée durant sa grossesse et suit les conseils donnés par l’OMS. Elle télécharge également les courbes de poids des bébés allaités sur le site de l’OMS. Son épisiotomie la fait souffrir, elle mange debout, en allaitant, dort très peu car elle suit les rythmes de son bébé qui tète souvent et fait des micros siestes (jour et nuit).

« Comment vais-je tenir ? », se demande-t-elle. Heureusement, son mari a trouvé sa place et s’occupe de toutes les tâches ménagères ainsi que des courses et des repas, malgré son travail posté. Il fait du peau à peau pour que sa femme puisse un peu se reposer et tirer son lait. Cathy a un cercle d’amies et une mère qui la réconfortent. Une puéricultrice de la PMI vient régulièrement soutenir la petite famille qui rencontre également la consultante en lactation tous les 2 jours au début. Les consultations peuvent s’espacer quand Manon reprend du poids.

Tout se met petit à petit en place. A 6 mois, Manon commence à avoir une alimentation diversifiée. C’est une petite très éveillée qui aime être en portage, tout contre sa maman. Cathy a lâché prise et n’essaie plus d’enlever le « bout de sein » étant donné que Manon prend bien du poids.

Le temps passe… l’objectif de la mère est atteint : la fillette a 2 ans et est toujours allaitée.

 

Le temps passe encore, Manon à 3 ans. Elle tète matin et soir, dans sa chambre, au calme.

Puis elle a 4 ans, elle continue à téter toujours avec les « bouts de sein » à l’abri des personnes qui interrogent sa maman : « tu l’allaites encore ? ». Manon a bien compris qu’il ne fallait pas demander à téter quand il y a des gens, que c’est mieux dans son lit quand elle se réveille ou le soir pour s’endormir.

 

C’est quand elle a 5 ans que sa mère (suite à la prise nécessaire d’un médicament contre-indiqué avec l’allaitement et ayant fait la part des choses) doit la sevrer. Cathy l’endort alors durant quelques temps dans ses bras pour que cela se fasse en douceur et pour garder ce contact.

Cathy est fière de son allaitement, fière d’avoir tenu bon. Elle est certaine d’avoir donné le meilleur à son enfant, « sûre que cela valait le coup », dit-elle.

Manon a neuf ans aujourd’hui et Cathy se souvient :

« Ma fille n’a pas eu de gastroentérite, pas d’otite, ni de bronchiolite. Il y a un lien fort entre nous, une grande complicité. Parfois, elle voudrait encore téter car elle en garde un souvenir apaisant ».

Manon a toujours été sous surveillance médicale pour éviter une prise de poids faible, conséquence de l’utilisation ” des bouts de seins”.

*pour préserver l’anonymat, les prénoms ont été modifiés

[Auteure] : Carole

[Biographie] : Carole est puéricultrice. Elle est titulaire d’un DIULHAM (Diplôme Inter Universitaire en Lactation Humaine et Allaitement Maternel).

 

Jamais sans mon tire-lait !

Quand Victoria est née, je ne me faisais pas de souci par rapport à l’allaitement. J’avais déjà allaité les deux grandes, Marion et Elisa, pendant 6 ans, les remarques du style « tu risques de ne pas pouvoir l’allaiter », je ne les ai pas écoutées. Seulement, Victoria est née à 26 semaines d’aménorrhée avec un poids de 690g et une grande fragilité pulmonaire, ce qui impose beaucoup de soins pour un tout petit être en réanimation.

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