Merci Papa, merci Maman!

Je vous offre aujourd’hui le témoignage qu’une maman m’a envoyé, parce qu’elle souhaite le partager avec d’autres mères. Seuls les prénoms ont été modifiés pour une question de respect de la vie privée.

Ce témoignage montre bien le parcours du combattant vécu par la plupart des femmes qui travaillent. Pour allaiter longtemps elles doivent tout le temps réfléchir, s’adapter, gérer leurs stocks de lait, leur production … tout cela sous les quolibets de l’entourage. De vraies chefs d’entreprise !

Je n'ai rien à rajouter ou commenter à cette démonstration : il est évident à la lecture que le soutien de personnes clefs est absolument nécessaire.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à partager vous aussi si vous le souhaitez vos expériences de soutien décisif ou de manque de soutien de votre entourage proche.

 

 

« Maman de 2 enfants, Quentin, 29 mois et Nicolas, 15 mois (encore allaité à ce jour), je ne m'étais jamais dit : « Je veux allaiter » et encore moins « Je veux allaiter longtemps ». J'ai juste pris les choses comme elle venaient sans me soucier de ce qui allait se passer.

Pour Quentin, l’allaitement a été serein, malgré quelques doutes que j’ai pu régler avec l’aide de Grandir Nature. Cette sérénité était due à la confiance que j'avais en nous, à l’écoute mutuelle, aux conseils de ma meilleure amie et à une bonne hydratation. Le sevrage a eu lieu à 11 mois, alors que j'étais enceinte de 6 mois. Même si je lui ai proposé de retéter plusieurs fois après la naissance il n'a jamais plu voulu.

Pour Nicolas, le début était juste magique, mes seins n’avaient été au repos que trois mois… donc forcément pas de crevasses, pas de problème de lactation. Bref un début en beauté ! Puis a eu lieu la première séparation : la reprise du travail à quatre mois et demi.

Passer de sept à huit tétées par jour à trois voire quatre n'a pas été chose facile. J’ai donc tiré mon lait religieusement le matin et l’après midi pendant deux semaines. Au final, heureusement que Nicolas avait des purées et des compotes, car le lait de maman c’est au sein ou c’est hors de question. Il hurlait dès qu’il voyait le biberon. Mes 200ml de production quotidienne allaient à Quentin !!! Mais j’ai continué à tirer mon lait une fois par jour pour stimuler la lactation.

Aux 6 mois de Nicolas, j’ai arrêté de tirer mon lait. La lactation à la demande était plus que bien mise en place. Monsieur demandait, il avait. Le tire lait quant à lui me donnait à peine 40ml pour dix minutes de tirage… Tout s’est bien passé pour nous deux pendant plusieurs mois… Nicolas a fêté ses onze mois, toujours très attaché à ses 3 tétées.

Avec le passage à un an, les remarques désobligeantes ont débuté… Ce jugement sur l’allaitement des plus grand ! Ce bébé n’est plus un bébé c’est un garçon, un petit homme… Heureusement, mon mari et ma belle-sœur, magnifiques soutiens dans cette aventure, ont effacé les doutes et les insécurités.

Puis au moment des treize mois, j’ai changé de travail et les déplacements se sont enchaînés. Cela se compliquait un peu : « Dois-je le réveiller à cinq heures du matin pour lui donner une tétée ? » Non c’était juste impossible pour moi de venir troubler son sommeil. Par contre le soir il se réveillait même quand je rentrais tard et me réclamait. J’avoue que ça réchauffait mon cœur de maman…

Le mois d’août est alors arrivé avec son lot de caps difficiles, les enfants devaient être gardés par les grands-parents pendant deux semaines. Je ne les verrais que le week-end au milieu. J’étais tellement triste de devoir les laisser…Et que faire avec l’allaitement ? Sevrer pour éviter qu’il ne demande à téter à nos retrouvailles avec le risque que je n'aie plus de lait ? Essayer de tenir ?

Après discussion avec Grandir Nature et des conseils avisés, j’ai tiré mon lait au tire lait manuel pendant ces deux semaines et également à la main matin et soir. J’ai récupéré à peine 20 ml par jour. J’étais désespérée. Nous avons tout de même passé cette première semaine avec succès ! Et le week-end nous avons pratiqué les tétées à volonté. Nicolas m’a fait la tête pendant une bonne heure à chaque retrouvailles et puis s’est lové contre moi pour une tétée et la bouderie post-séparation était oubliée. Le week-end suivant j’étais en vacances et donc pendant quinze jours nous avons rattrapé le temps perdu !

Aujourd’hui Nicolas a 15 mois, et je sens que ma lactation a baissé. On ajoute donc un complément de lait artificiel pour le petit déjeuner. Mais nous avons quand même nos moments ensemble. Je ne sais pas combien de temps ce partage va durer. Je n’ai pas d’objectif ni d’envie en particulier. Mais à l’issue de ce temps, ce ne seront ni les remarques, ni les moqueries ou mesquineries, ni le travail, ni la séparation qui auront eu raison de nous, juste une page qui se tournera pour écrire un nouveau chapitre.

Bien sûr nous pouvons être fiers de nous mais c’est surtout grâce à leur papa que mes enfants ont eu un allaitement aussi serein et aussi réussi.

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