L’allaitement du prématuré : un défi

La prématurité, le fait de naître avant 37 SA (°), concernait 7,4 % des bébés nés en France en 2010 (°°), c’est énorme, et ce chiffre a sûrement encore augmenté.

Il s’agit donc d’une situation à laquelle de nombreux parents sont confrontés. Mais comme elle est, par définition, physiologiquement anormale, la plupart des jeunes mamans n’y sont pas préparées, notamment pour la question de l’allaitement. Pour prendre en compte ce fait, la majorité des équipes soignantes sont heureusement très bien formées. Mais trop nombreuses sont les femmes qui ignorent à quel point l’allaitement augmente les chances pour leur bébé d’être en bonne santé, voire de survivre. La tentation est forte de ne voir l’allaitement que dans sa dimention de contrainte et certaines écoutent donc les voix qui leur disent : “Tu as bien assez de soucis comme ça, tu ne vas pas t’embêter avec l’allaitement, en plus de tout le reste!”

Je souhaite donner à ces mamans et à leur entourage bienveillant quelques éléments de réflexion pour leur permettre de choisir avec discernement, et d’agir en conséquence.

Un merveilleux produit

Premier détail, mais de taille, le lait fabriqué par une femme pour son bébé prématuré n’est pas le même que celui qu’elle aurait produit s’il était né à terme. Quelle merveille d’intelligence que le corps humain! Quelle adaptation incroyable! Ce lait, particulièrement riche en sels et protéines, est adapté au stade de croissance du bébé. Aucun lait industriel n’est capable de remplacer ce lait si particulier. Parfois, le lait maternel devra être enrichi, notamment en cas de retard de croissance, mais il reste l’aliment idéal.

De plus, il répond à un des principaux problème lié à cette situation : le système immunitaire est encore plus immature que chez le bébé né à terme. La longueur du séjour à l’hôpital et donc l’inévitable exposition aux agents pathogènes de toutes sortes n’est pas là pour faciliter les choses. Heureusement, la maman, qui vit dans le même environnement, produit dans son lait les anticorps correspondants et aide ainsi son bébé à se défendre.

Autre élément à prendre en compte, le risque d’allergie est important si le bébé prématuré n’est pas allaité. En effet, l’immaturité digestive rend le prématuré encore plus sensible aux protéines de lait de vache que le bébé né à terme.

En fait, tous les avantages de l’allaitement  sont décuplés pour le bébé prématuré. Et on peut y ajouter un bienfait non mesurable : le lien très fort créé entre le bébé et sa maman, lui procurant ainsi la conviction d’être une bonne mère. Ceci est très important car les femmes culpabilisent beaucoup de ne pas avoir pu garder leur bébé jusqu’au terme. Sentiment irrationnel certes, mais très présent.

Il est important de souligner que, dans la mesure du possible, le lait cru de la mère doit être favorisé par rapport au lait de lactarium, qui est un mélange pasteurisé de laits de différentes mères, à différents stades d’allaitement, donc en aucun cas un lait spécifique du prématuré.

 

Bon, vous êtes convaincue, l’allaitement c’est très bien, mais comment s’en sortir avec un petit bout qui semble si fragile? Quelques pistes….

Si possible, se préparer

Si l’accouchement prématuré est prévu ou pressenti, il faut se documenter, se préparer, trouver un professionnel compétent et soutenant. Il est bon aussi de rencontrer des parents ayant vécu cette expérience avec succès (par exemple par le biais d’une association).

Mettre en place rapidement la production

Il est primordial de tout de suite tirer son lait pour installer une bonne production de lait dès le départ. La première expression de lait doit avoir lieu, si la mère en est capable, dans les 12 premières heures. Puis il faut se fixer l’objectif d’atteindre une production d’environ 450 mL de lait par jour à partir de 4-5 jours. Bien sûr, les quantités augmenteront avec le temps, en fonction de l’âge réel du bébé.

Pour cela, l’expression doit être fréquente, toutes les deux ou trois heures environ le jour, et au moins une fois par nuit, avec un tire-lait à double pompage. Il vaut mieux tirer fréquemment 10 minutes que une ou deux fois par jour une heure.

Le fait de respirer l’odeur de son bébé sur un linge avant de tirer son lait aide beaucoup (n’oublions jamais que nous sommes des mammifères pour qui l’odorat est un sens très important!)

Et surtout, porter son bébé en peau à peau, comme cela est proposé dans les unités kangourous, favorise énormément la production de lait, en stimulant à la fois la maman et le bébé. En bonus, les déperditions de chaleur du bébé sont moins importantes quand il est sur la poitrine de sa maman que dans sa couveuse. C’est autant d’énergie gagnée pour téter!

Proscrire le biberon

Le biberon est à éviter . Premièrement parce que le prématuré a une moins bonne stabilité physiologique au biberon qu’au sein, il se fatigue donc davantage. Mais surtout parce que l’utilisation du biberon compromet fortement l’allaitement (°°°).

L’idéal est donc de proposer le sein dès que possible, même avant 35 semaines. Au début, le bébé ne fera que lécher le mamelon, et l’alimentation se fera par gavage, si possible en peau à peau. Ensuite, cela débouchera sur de vraies tétées, et dès qu’elles seront un minium efficaces, le DAL  pourra être mis en place avec en parallèle une diminution des quantités données par gavage. Contrairement à une idée reçue, le passage par le biberon n’est pas indispensable, au contraire!

Les bouts de sein bien utiles

L’utilisation de bouts de sein  peut amener une réelle amélioration de l’efficacité des tétées. En effet, le bébé prématuré se fatigue très vite et a un tonus musculaire faible. Faire le vide lui demande un effort considérable, qui est minimisé lorsqu’un bout de sein est en place.

Mettre au sein autant que possible, mais sans fatiguer le bébé

Les parents doivent demander régulièrement d’essayer de mettre leur bébé au sein, même s’il a moins de 35 semaines. La durée et la fréquence des séances dépendra bien sûr de son autonomie et de sa santé. Mais le simple fait de lécher le mamelon quelques minutes est un grand pas vers l’allaitement. Et c’est bien sûr un moment extraordinaire pour le bébé et ses parents.

Respecter les rythmes

Les signaux d’éveil doivent être observés et respectés, de façon à ce que le sein soit proposé aux moments les plus favorables. Cela implique une présence importante des parents, ce qui n’est vraiment pas facile, mais toujours payant.

Poursuivre avec succès à la maison

Enfin, le retour à la maison après quelques semaines ou mois à l’hôpital est un moment dangeureux pour l’allaitement, et la maman doit continuer à bien s’entourer de professionnels et d’amis soutenants.

Allaiter tout de suite, réfléchir ensuite

Je terminerai en vous disant : si vous venez d’accoucher prématurément, ou si vous savez que cela risque de vous arriver, mettez (ou prévoyez de mettre) en place tout de suite votre lactation, vous verrez bien ensuite si vous avez envie d’allaiter. Mais au moins vous ne regretterez pas ensuite de ne pas l’avoir fait.

C’est ainsi que des mamans m’ont raconté qu’elles ne voulaient pas allaiter, qu’elles l’ont fait à cause de la prématurité de leur enfant, et que maintenant, elles adorent ça!

Allaiter un prématuré, un sacré défi, mais quel accomplissement et quelle joie aussi !

 

 

(°) Semaines d’Aménorrhée : nombre de semaines sans avoir de règles. Cela correspond donc environ à 35 semaines de gestation

(°°) source Ministère de la Santé

(°°°) Kliethermes 1999

 

 

 

11 réflexions sur « L’allaitement du prématuré : un défi »

  1. J'étais convaincue que j'allais allaiter mon fils, mais je ne m'étais pas spécialement préparée. Je pensais avoir le temps, j'attendais la séance de préparation avec la sage femme. Manque de chance, il était apparemment pressé de sortir… j'ai perdu les eaux à 35 SA + 5 et il est né dans la nuit.

    A la maternité on m'a fourni un tire lait simple pompage archaique et qui me faisait mal… Il fallait que je donne des biberons de compléments parce que, comprenez madame, il est petit, il ne pourra pas sortir dans 4 jours autrement. Pas d'accompagnement pour la mise au sein. Heureusement j'ai perséveré, je mettais mon réveil 30 minutes avant l'heure du repas, pour tirer douloureusement pendant ces 30 minutes mon précieux colostrum. La première nuit, des fois j'en avais que 5 ml, des fois 20 ml c'était l'extase. Mon bébé ne buvait plus bcp de complément du coup car j'arrivais à tirer de plus en plus. Après la montée de lait je tirais facilement 50 ml par sein. Personne ne m'avait dit que je pouvais garder le colostrum au frigo, j'en ai jeté… comme on jetait les biberons de compléments non terminés. J'en ai encore mal au coeur aujourd'hui.

     

    Rentrés à la maison au bout de 4 jours, j'ai loué un tire lait électrique double pompage medela. Le bonheur : pas de douleur, moins de bruit, je tirais mes 150 ml par sein en 20 min. Bébé toujours au biberon. Quelques tentatives de mise au sein de temps en temps mais mon ptit loup s'endormait systématiquement. Je commençais à déprimer.

     

    Puis il s'est mis à boire de plus en plus, fini les petits bibis de 50 ml de la mater. J'étais en flux tendu, je n'arrivais plus à suivre la cadence, je stressais de ne plus avoir de lait. Cercle vicieux, le stress. J'ai fait appel à une consultante en lactation. Elle m'a permis de sauver mon allaitement : méthode pour bien mettre en place ma lactation, remplacement du biberon par un dal.

     

    Aujourd'hui, mon bébé va avoir 4 mois, je l'allaite toujours. Il prend le sein depuis qu'il a 1 mois et demi environ.

     

    Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi difficile, plusieurs fois j'ai voulu abandonner l'allaitement pendant ces premières semaines de tire-allaitement, plusieurs fois j'en ai pleuré et j'ai culpabilisé, même si je sais aujourd'hui que ce n'est pas ma faute s'il est né en avance. J'ai tenu bon pour lui, pour nous. Et maintenant j'ai envie de continuer le plus longtemps possible.

    1. Merci d’avoir témoigné de ces difficultés et de cette magnifique persévérance dont vous avez fait preuve. Les femmes ont tellement de ressources en elles, c’est merveilleux.Ellesl manquent simplement d’accompagnement, qui leur permettrait “juste” d’avoir à faire ce pour quoi elles sont faites… Je suis heureuse que vous ayez parlé du fait que c’est une consultante en lactation qui a sauvé votre allaitement. Elles sont encore peu connues en France.
      Tiens, il faut que j’écrive à ce sujet !!

  2. L'allaitement, je ne me posais pas la question. J'allaiterai, c'est tout, point final. Du coup quand mon fils est né à 33 SA, je n'ai pas changé d'avis. Et le calvaire a commencé…. On m'a apporté un tire lait, machine inconnue, sans m'expliquer comment m'en servir, donc j'ai fait un peu n'importe quoi ! J'ai surstimulé, et je me suis retrouvé avec un engorgement 4 jours après la naissance de mon loulou… en pleine montée de lait, je vous laisse imaginer le résultat. La mater ne m'a été d'aucun secours, ils m'ont même laissé sortir comme ça…. J'ai atterri chez la SF libérale où j'avais commencé ma prépa. 1h30 de massage a été nécessaire pour déboucher le sein ! Aïe aïe aïe !!! 
    Pendant ce temps là, mon fils était gavé, n'ayant aucun réflexe de succion déglutition. Quand celui ci a commencé à apparaitre, on a commencé les mises au sein. Moments magiques !!! 😀 Mais rapidement, c'est devenu de nouveau compliqué. Ne prenant pas toute sa ration au sein, il fallait compléter, mais parfois, le personnel n'étant pas dispo pour lancer le gavage, il fallait attendre jusqu'à 30 min après la tétée… Et bien sûr le service refusait que nous donnions le complément "à la paille" (ancètre du DAL, on scotche une tubulure sur le petit doigt et on fait téter), et personne ne connaissait le DAL  (que j'avais découvert sur le site de la Leche League)… j'ai reçu très peu de conseils en allaitement de la part du personnel de néonat, bien que j'en ai sollicité plusieurs fois (je me disais naïvement que le chef de service étant présidente de l'asso locale de promotion de l'allaitement, cela coulerait de source… mais non !!!), et les SF de mater n'avait pas le droit de cité dans le service, donc les conseils étaient forcément moins pertinents sans observation !

    J'ai fini par craquer, et passer au tire allaitement, mon lait lui été donné en bib, je continuais les mises au sein tout de même, avec la ferme intention de réussir mon allaitement une fois sortie. (entre temps j'ai eu droit à des crevasses et une lymphangite, que du bonheur !)

    De retour à la maison, j'ai essayé de continuer l'allaitement, d'après les SF, il avait l'énergie pour prendre toutes ses tétées. Sauf qu'il avait un RGO… 1 semaine après notre retour à la maison, il a perdu connaissance dans mes bras. Je sentais depuis le matin que quelque chose n'allait pas, je venais de raccrocher avec la pédiatre de néo nat. Nous avons foncé à l'hôpital (il avait repris connaissance). Là bas, examen clinique normal. Décision de le garder la nuit, et de le scoper. Installation des patchs. Et rebelote, cette fois, c'est dans les bras de papa qu'il perd connaissance. Branle bas de combat, il est transféré en couveuse, scopé, les infirmières tentent de lui mettre une perf, sans succès, toutes ses veines claquent. Verdict : mon fils est deshydraté. Deshydraté. Je prends un coup sur la tête. Je n'ai pas été capable de voir que mon fils n'avait pas assez. Au final, ses malaises étaient du à son RGO interne très important (tjs traité à 4 ans…). Mais ma lactation s'est arrêtée quasi aussitôt. Je ne souhaitais plus allaiter, je n'avais plus aucune confiance en moi, en mon corps… 
    Aujourd'hui je suis enceinte de bb2. Pour l'instant tout va bien, mais la prématurité n'est pas derrière nous encore. Je sais cependant que je ferais tout pour allaiter aussi ce bébé, en me mettant moins de pression je pense ! 😀 Je pense, j'espère que je tirerai bénéfice de ma première, mauvaise, expérience ! 
    Mais oui, allaiter un préma, c'est un parcours du combattant !! 

    1. Merci pour ce témoignage bouleversant, qui met une fois de plus en lumière le manque d’accompagnement autour de l’allaitement, alors que c’est CE QUE LES FEMMES ATTENDENT…

  3. J’ai accouche a 36 sa , je souhaitai allaiter ,je m’étais bien preparer enfin c’est ce que je croyai .J avai participe a une reunion d allaitement chez galactee, lu plusieurs livres dont celui de la leache league mais pour ne pas me porter la poiasse je ne me suis pas attarde sur les prema. Et c est ce qu’il nous est pourtant arrive , a l hopital bebe n avait pas assez de force lorrsqu’il tetait et dormais tout le temp ‘ je me suis battu pour le reveille mais sa na pas suffi . Il perdait du poid et ont ma clairement fait comprendre que je n avais pas d autre choix que celui de completer au lait artificiel (au DAL si j voulai) sauf que la bebe recrachait tout bref la galere .Jusqu au jour de sortie ou il avait perdu 10% de son poid , donc pa d sorti et biberon artificiel OBLIGATOIRE. J ai petee un plomb signe une decharge et parti avec bebe a la maison ,personne ne m avait propose de tire lait pendant ces 4 jours de galere d’angoisse… arrivee a la maison une conseillere en lactation est venu pour me louer un tire lait et m expliquer comment aider bebe a mieu prendre (la compression) corrigr sa prise (levre du bas mal retrousse) , j ai continue a lui donne le sein tres souvent et a completer avec le tir lait et le DAL ,bebe etait pese tous les 3 jrs chez ma sage femme .Il n avait pas repri de poid en 1 semaine de vie mais pas perdu non plus , et passe cet semaine sa courbe est montee en fleche , en moin de 3 semaine il avait repri 200 gr de plus que son poid de naissance et j ai pu arreter de tirer mon lait ‘ le sein lui suffisait emplement. On m avait prevenu que l hopital n etait pas fait pour l allaitement et bien sa na pas manque alor un conseil a tt les futurs maman de prema accompagne vous de conseilleres en lactation uniquement pour ne pas perdre de temp avec des conseils de la part de medecin non specialises en allaitement , le pediatre de l hopital ma dit que j etait folle de partir de l hopital et qu il n y avait pas d autre solution que le lait artificiel , ogi bebe va bien il a just tarde d 1 semaine pour grossir et tt ca parck j ai ete mal accompagne , personne ne croyait en nous et en notre allaitement la bas . Un grand merci et bravo a toutes les conseilleres en allaitement qui donne de leur temp de leur experience et de leur personne afin d accompagne les maman dans leur projet d allaitement , elle nous redonne confiance ce qui est le plus important .

    1. Merci pour votre témoignage et pour votre confiance, Nath.
      J’aimerai quand même donner quelques précisions concernant le personnel hospitalier parce que j’en ai moi-même fait partie à un moment donné.
      Ils ont un minimum de formation sur l’allaitement et si l’une ou l’autre personne est intéressée pour approfondir ses connaissances, il n’y a pas de budget accordé à ce style de formation.L’allaitement n’est pas une priorité dans un hôpital.
      De plus, les soignants manquent cruellement de temps face à la charge administrative, aux dépends des couples mère -enfant et de leurs projets d’allaitement.

  4. J’ai su assez tôt dans ma grossesse que nous aurions un bébé prématuré à cause d’un retard de croissance sévère et précoce . Notre fille est née à 32SA et elle faisait 1010g.
    L’hôpital m’a prêté un tire lait et m’a bien accompagné, j’ai donc loué le même modèle de tire lait double pompage.
    J’ai eu de la chance, j’ai tout de suite eu du lait en grande quantité par rapport aux besoins de mon bébé, j’ai donc fait don au lactarium.
    J’ai tiré mon lait pendant 1 mois exclusivement 7 fois par jour.
    Puis mise au sein, mais je devais toujours tirer mon lait car elle ne prenait pas assez par rapport à ma production. Ca été dur de limiter le tire lait pour que ma production corresponde aux besoins de mon bébé.
    J’ai trouvé les débuts très dur, c’était épuisant, et ce tire lait, je ne pouvais plus le voir… J’ai même voulu arrêter. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir persévérer mais les débuts ont été très sportif !!

    1. Bonjour
      Comment avez-vous fait pour arrêter le tire-lait à quel moment avez-vous considéré que c’était le bon moment ? ma fille est préma et après un mois d’utilisation du tire-lait à la maison je souhaite arrêter car je suis en surproduction et elle n’arrive pas au lait de fin de tétée mais j’ai peur d’avoir une baisse de lait elle tète bien et a beaucoup de force pour le faire.

  5. Bonjour,

    Ma fille est née en janvier à 36 semaines et deux jours avec césarienne en urgence mais surtout avec un petit poidt de 1,870 kg. Elle a été immédiatement transféré en néonat à l’hôpital et moi je suis restée coincé à la clinique 36h… Je voulais peut-être allaiter mais je ne m’étais pas renseignée. J’attendais le cours avec les sages femmes mais la puce a décidé de sortir avant. J’ai posé des questions sur l’allaitement pendant ces 36h sans qu’on m’apporte de tire lait. Mais ensuite heureusement en néonat j’ai été super bien accompagné pour tirer mon lait, très vite c’était mon lait qui passait dans sa sonde avec un complément et ensuite essayer des mises au sein pour remplacer la sonde gastrique quand bébé avait plus de force et d’éveil. On est resté trois semaines et demi et maintenant elle a 4 mois, je tire mon lait au travail et tout roule. J’ai pu appeler la neonat et leurs deux consultantes en lactation en cas de doute sur sa prise de poidt… Ça a été très dur la culpabilité de son petit poidt non détecté, la difficulté de la mettre au sein car elle dormait beaucoup et vivre presque un mois à l’hôpital c’est dur pour le moral ! Mais mon conjoint m’a beaucoup soutenu, on se relayait pour le peau à peau et faire passer la seringue de sa sonde gastrique nous mêmes…

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