reprise du travail | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Wed, 15 May 2024 12:11:02 +0000 fr-FR hourly 1 allaiter au rythme de la vie d’artiste https://www.leblogallaitement.com/allaiter-au-rythme-de-la-vie-dartiste/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-au-rythme-de-la-vie-dartiste/#respond Tue, 04 Jan 2022 14:50:30 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2251 Je suis Malvina, comédienne et maman de 2 enfants de 5 ans et 10 mois. J’alterne des temps de chômage et des périodes de travail très intenses avec des journées de plus de 12h, parfois hors du domicile pendant plusieurs jours ou semaines. L’allaitement est donc rythmé par ce mode de vie un peu particulier. … Continuer la lecture de allaiter au rythme de la vie d’artiste

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Je suis Malvina, comédienne et maman de 2 enfants de 5 ans et 10 mois. J’alterne des temps de chômage et des périodes de travail très intenses avec des journées de plus de 12h, parfois hors du domicile pendant plusieurs jours ou semaines. L’allaitement est donc rythmé par ce mode de vie un peu particulier.

Pour mon premier enfant né en mars 2015, l’allaitement s’est mis en place très facilement et j’ai adoré ça dès le début. Je n’avais fait aucun « plan » sur sa durée et autour de moi je ne connaissais personne qui avait nourri son enfant au sein plus de 6 mois. Une copine m’avait parlé de la Leche League et c’est en m’inscrivant sur un groupe de discussion que j’ai découvert que des mamans allaitaient au long cours. Chez nous, plus les mois passaient, moins je voyais l’intérêt d’arrêter ce qui était bon pour mon fils et sans contrainte pour moi. Je me suis donc lancée dans un allaitement à durée indéterminée en me disant qu’avec pas mal d’organisation et un peu de lâcher prise, ça devrait le faire !

A l’époque j’habitais et je travaillais sur une péniche spectacle. L’équipe artistique était composée d’amis compréhensifs et mon conjoint y travaillait également. Nous prenions donc Marcel en porte-bébé et le déposions dans sa cabine avec le baby phone lorsqu’il dormait. Il pouvait téter à la demande et mes camarades étaient ravis de le prendre avec eux quand ils n’étaient pas sur scène. J’ai loué un petit tire-lait à piles (très pratique quand on part en tournée en camion par exemple). Les soirs de spectacle nous prenions une baby-sitter et je tirais mon lait avant d’aller jouer.

Entre avril et juin 2016, il est allé chez une assistante maternelle car cela devenait difficile : il voulait tout explorer et je ne pouvais plus être à ce que je faisais tout en ayant un oeil sur lui.

La personne était super mais pas très à l’aise avec le lait maternel. Je lui ai donné un tableau de conservation mais comme je ne la sentais pas complètement sereine et que Marcel avait déjà 1 an on a trouvé un compromis. Je lui emmenais de temps en temps mon lait et sinon, elle pouvait lui proposer du yaourt. J’allais le chercher entre 16h30 et 18h et la tétée de retrouvailles était très appréciée par lui et moi. Je ne tirais pas mon lait à midi car ma lactation était bien en place et les mercredis, samedis et dimanches, il lui arrivait encore de téter avant ou après le déjeuner. A cette époque, il tétait entre 4 et 6 fois par jour environ.

Dans le même temps, j’ai commencé à m’absenter pour de courtes tournées de 1 ou 2 nuits. J’avais un stock de lait au congélateur et nous donnions à Marcel , des yaourts au lait de brebis ou un morceau de fromage. De mon côté, je faisais 2 ou 3 tirages par jour, j’avais 2 sacs isothermes avec des pains de glace ce qui permettait à mon lait de rester bien frais avant de le mettre au réfrigérateur. Si le trajet retour était trop long et que les conditions n’étaient pas réunies pour une conservation optimale, je versais le lait dans le bain du bébé.

En juillet 2016, nous sommes partis 3 semaines à Avignon pour un festival de théâtre où les journées sont intenses et éprouvantes. Nous devions habiter avec l’équipe du spectacle mais mon conjoint et moi avons demandé à récupérer notre part du budget. Nous avons loué une maison pour permettre à nos parents de venir et se relayer pour garder notre fils. Cela nous a coûté un peu d’argent et pas mal d’énergie mais j’ai pu continuer à allaiter Marcel sans gêner personne.

A la rentrée 2016 il avait 18 mois et j’avais très envie de poursuivre l’allaitement. J’avais entendu pas mal d’anecdotes de mamans qui avaient laissé tomber parce que certaines structures d’accueil n’étaient pas favorables à prendre le lait maternel. Je me suis dit que pour continuer, le mieux était de choisir un lieu « tétée friendly » et pro maternage. C’est ainsi que Marcel a intégré une crèche parentale où le personnel est extrêmement bienveillant avec les enfants. Le lait maternel y est accepté simplement et avec plaisir. L’allaitement sur place ne pose aucun problème et les besoins des enfants sont au coeur du projet pédagogique. La crèche parentale prend du temps mais nous y avons appris beaucoup et passé de très beaux moments. J’ai pu continuer mon allaitement sans prise de tête et j’ai rencontré des mamans allaitant leur enfant (ou pas !) 1 an, 2 ans et plus.

Un nouveau séjour de 2 semaines à Avignon se profilait pour juillet 2017 et je devais y aller seule. Je ne voulais pas sevrer Marcel à ce moment-là, me disant que 2 semaines de séparation plus un sevrage ça faisait un peu beaucoup pour nous deux. J’ai profité d’une tournée de 5 jours en avril pour le sevrer. Marcel avait 2 ans et ne tétait plus que 2 ou 3 fois par jour. A mon retour et pendant 3 jours il a demandé à téter le matin, mais il est vite passé à autre chose fort de cette magnifique période que je revis maintenant avec mon 2ème enfant.

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Reprendre le travail sans suspendre l’allaitement https://www.leblogallaitement.com/reprendre-le-travail-sans-suspendre-lallaitement/ https://www.leblogallaitement.com/reprendre-le-travail-sans-suspendre-lallaitement/#comments Thu, 20 Aug 2020 14:06:49 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2078 Ma reprise de travail approche, mon bref congé parental de 2 mois à l’issue de mon congé maternité vient de se terminer. Notre situation financière et le développement de ma carrière professionnelle m’obligent à reprendre très vite mon poste à 100 %. J’ai la chance de pouvoir prendre quelques jours de vacances pour me projeter … Continuer la lecture de Reprendre le travail sans suspendre l’allaitement

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Ma reprise de travail approche, mon bref congé parental de 2 mois à l’issue de mon congé maternité vient de se terminer. Notre situation financière et le développement de ma carrière professionnelle m’obligent à reprendre très vite mon poste à 100 %. J’ai la chance de pouvoir prendre quelques jours de vacances pour me projeter et décider de la suite de mon allaitement.

Mon bébé a bientôt six mois ; j’ai déjà réussi à faire face à de nombreux obstacles. La reprise du travail représente pour moi une véritable source de stress : je suis envahie par de nombreuses questions et en même temps profondément motivée et convaincue que je ne dois pas abandonner l’allaitement. 

Mais comment continuer ? Est-ce que ce sera vraiment possible ?

La reprise du travail marque un changement et elle coïncide chez nous avec la diversification alimentaire. Je me sens angoissée, envahie par de nombreuses questions : la reprise du travail est-il synonyme de sevrage ? Serais-je capable de faire face à une éventuelle baisse de lactation puisque je n’allaiterai plus à demande ? Comment faire face concrètement aux douleurs et aux premiers jours sans mon bébé ? Sera-t-il réellement possible en termes de temps et d’organisation de tirer mon lait sur mon lieu de travail ? Est-ce que je vais trouver un endroit au travail où je pourrai tirer tranquillement mon lait, le stocker et le transporter ? L’assistante maternelle que je vais embaucher sera-t-elle pro-allaitement et surtout d’accord pour donner mon lait ?

Des questions légitimes ou irrationnelles ?

C’est peut-être normal de se poser autant de questions, mais je sais au fond de moi que celles-ci sont renforcées et multipliées par le fait que lors de mes 6 premiers mois d’allaitement, j’ai été très peu soutenue par ma famille qui se montrait plutôt effacée et sans avis, et encore moins par ma belle-famille et par mon compagnon. J’ai découvert que dans ma belle-famille l’allaitement n’était pas pratiqué par les 2 dernières générations. Avec du recul, je comprends mieux pourquoi j’étais souvent perçue comme une “originale”, « une hippie qui s’obstinait à allaiter son enfant même quand ça ne marchait pas”. Ce rejet familial a été dur à supporter et est à l’origine de nombreuses souffrances inutiles que je n’ai pas su m’épargner. Je n’arrivais vraiment pas à comprendre pour quelle raison on soutenait si peu mon projet alors que ma motivation première consistait simplement à donner le meilleur de moi-même à notre bébé.

Dépasser les préjugés, la peur et aller de l’avant

Soutenue ou pas par mes proches, j’ai fini par me dire que je n’avais pas de temps à perdre en argumentation, que de nouvelles problématiques s’imposaient à moi et que j’avais des véritables défis à relever. Comment faire face à mes peurs et aux difficultés que j’anticipais avec la reprise du travail ?

Je ne voyais qu’une solution : me tourner vers une professionnelle – une consultante en lactation, car je sentais que l’expertise et une approche personnalisée ne pourraient que m’apporter du positif et me permettrait d’y voir plus clair.

Un bilan de mon allaitement très positif et encourageant

Le premier entretien avec cette professionnelle a été très riche pour moi. Ma consultante en lactation a su reprendre avec moi mon histoire de maman : la grossesse, l’accouchement et mes débuts difficiles dans mon histoire d’allaitement. Cela m’a permis de voir que malgré toutes les difficultés rencontrées, il y avait beaucoup de positif. Elle a su me conforter dans mon rôle de maman compétente et dans mes efforts titanesques pour aller de l’avant. J’avais l’impression que plus notre échange avançait, plus les nombreux conseils personnalisés sur comment faire concrètement au quotidien me parlaient : quel tire-lait louer en s’attardant sur des éléments purement techniques liés au mode emploi de l’appareil et comment procéder sur le lieu de travail.  Elle a su m’accompagner dans mes peurs en lien avec la baisse de lactation en me donnant de nombreuses informations sur la physiologie et des stratégies de stimulation pour maintenir la lactation, sans oublier la nutrition et les soins par les plantes. 

Un suivi individuel rassurant

Je me souviens avoir fait appel à elle quelques semaines plus tard non seulement pour lui faire un retour mais aussi pour rectifier certains points qui ne s’étaient pas passés comme prévu.

Malgré mes efforts, j’avais dû abandonner l’idée de tirer mon lait sur mon lieu de travail. L’environnement était en effet peu propice au calme (lieu stressant et hostile à l’allaitement). De plus, bien que le tire-lait que j’avais loué était léger et facile à transporter, il n’était pas du tout adapté pour moi. Je me trouvais beaucoup moins à l’aise qu’avec le modèle double pompage que j’avais utilisé auparavant. Je peinais à extraire mon lait de manière efficace et cela m’a très vite coûté un épisode d’engorgement avec des douleurs pendant 48h. Grâce à l’aide de ma consultante en lactation, j’ai pu faire face à l’épisode d’engorgement et trouver un nouvel équilibre.

La diversification nous a aidé à lâcher prise

Mon enfant tétait quelques minutes le matin au réveil et le soir après mon retour du travail, la nuit et le week-end à volonté. Une règle s’est spontanément mise en place : quand maman travaille, c’est nourriture solide et quand elle est de retour, c’est le sein à volonté.

Se faire aider par une personne compétente, une clé

Je remercierai toute ma vie mon amie qui m’a dirigée vers cette merveilleuse professionnelle (consultante en lactation certifiée IBCLC) dont j’ignorais le métier. Je suis si heureuse d’avoir fait appel à elle, car elle m’a beaucoup apporté : j’ai trouvé une oreille attentive, bienveillante et compétente. Grâce à son aide j’ai réussi à prolonger cette aventure magique et découvrir les joies de l’allaitement long. Qui l’aurait cru ? Que rêver de plus ?

Aujourd’hui, je l’affirme : je suis si fière de moi, fière d’avoir su demander de l’aide au bon moment et à la bonne personne ! Et si j’ai quelque chose à transmettre à travers mon témoignage, c’est l’idée de ne pas abandonner sous prétexte de la reprise du travail, surtout si votre cœur de maman souhaite continuer à allaiter bébé. Faire appel à une consultante en lactation ou à un autre professionnel certifié vous permettra non seulement de vous informer, mais aussi de sortir de la solitude et d’affronter la suite de l’allaitement en étant soutenue et accompagnée.

Témoignage spontanée de Vicky

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Reprise du travail et émotions https://www.leblogallaitement.com/reprise-du-travail-et-emotions/ https://www.leblogallaitement.com/reprise-du-travail-et-emotions/#comments Thu, 05 Sep 2019 14:38:43 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1983 C’est l’heure de la rentrée pour les enfants mais de nombreuses mamans reprennent le travail également. Leslie Lucien nous partage le vécu d’une maman qu ‘ elle a accompagné La reprise du travail après la naissance d’un enfant peut être une évidence pour certaines femmes, mais parfois elle ne l’est pas. Pas toujours simple en effet … Continuer la lecture de Reprise du travail et émotions

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C’est l’heure de la rentrée pour les enfants mais de nombreuses mamans reprennent le travail également. Leslie Lucien nous partage le vécu d’une maman qu ‘ elle a accompagné

La reprise du travail après la naissance d’un enfant peut être une évidence pour certaines femmes, mais parfois elle ne l’est pas. Pas toujours simple en effet pour une femme, nouvellement maman, de laisser son bébé en garde, de trouver un nouveau rythme quand elle a passé plusieurs semaines ou plusieurs mois dans le cocon douillet de sa relation avec son bébé.

Ce témoignage est le récit d’une expérience vécue à la PMI où je travaille en tant qu’auxiliaire de puériculture. Je comprends encore une fois à travers la mission qui m’est confiée combien être accompagnée est nécessaire et à quel point l’expression de nos émotions et l’écoute sont précieuses pour avancer sur le chemin de parents.

Sophie* est entrée dans la PMI, elle avait les yeux humides, elle était seule, sans son bébé. Elle m’a regardée et m’a demandé avec une petite voix douce : « Est-ce que je peux quand même participer à l’accueil parents-bébé** même si ma fille est à la crèche ? »

Bien sûr elle était la bienvenue. Bien sûr nous lui avons proposé de s’asseoir avec nous sur les grands tapis colorés où gigotaient déjà deux bébés sous la surveillance de leurs mamans. Nous nous sommes regardées toutes les deux, j’ai senti l’émotion et les larmes monter un peu plus dans ses yeux prêts à déborder, sa voix hésitante. Je lui ai proposé de prendre un peu de temps juste elle et moi, toutes les deux. Elle m’a donc suivie, tandis que ma collègue prenait le relais auprès des autres mamans.

Nous nous sommes installées dans notre salle d’allaitement, petite pièce lumineuse, deux grands fauteuils confortables, des belles affiches de bébés ou de bambins plus grands allaités, de l’eau à disposition et des lectures autour des premiers mois de vie de bébé….

Tandis que je lui tendais un mouchoir, Sophie s’est assise et s’est mise à sangloter plus franchement. Nous sommes restées quelques secondes dans le silence de ses larmes, elle débordée d’émotions, moi prête à accueillir ses mots. Et puis, elle a pris une grande respiration et tout est sorti en une phrase. Elle m’a expliqué le vide qu’elle ressentait en n’étant plus 24 heures sur 24 avec son bébé, la tristesse dans les yeux de son bébé au moment où elle le laisse à la crèche, les professionnels de la crèche pour qui tout semble « normal », les échanges pas toujours simples avec le papa, le doute à l’idée de reprendre le chemin du travail dans quelques semaines seulement, la crainte que son lait se tarisse, les questions logistiques sur la conservation du lait, quand le tirer, comment, avec quel tire-lait, manuel, électrique ou encore à la main ?

Elle a fini de déposer ses émotions, de poser ses questions, toutes ces choses qui prenaient tant de place dans son cœur de maman et dans son esprit de femme. Les larmes ont continué de couler sur ses joues, je l’ai invitée à accueillir sa peine, à la vivre plutôt que la refouler, à ne pas faire comme si elle n’existait pas. Elle m’a dit à ce moment-là qu’elle s’autorisait rarement à pleurer, qu’elle se sentait coupable car elle avait peur que sa fille ne ressente sa peine ; comme si ne pas en parler pouvait faire disparaître sa tristesse, comme si l’enfouir pouvait tout arranger. « On dit souvent que les bébés sont des éponges alors est ce que mon bébé éponge mon inquiétude ? » s’est-elle autorisée enfin à me dire au bout d’un moment. Un condensé d’amour et de culpabilité maternels. 

Bien sûr, je l’ai invitée à parler à son bébé, à dire, à pleurer, à ne pas masquer. J’ai écouté, j’ai accueilli toutes ses émotions et puis je l’ai informée aussi au sujet de l’allaitement, des rythmes du bébé, de cette adaptation en crèche qui nécessite bien plus de temps que les quelques jours que l’on se donne la plupart du temps. J’ai ouvert la porte aussi à l’éventualité de repousser la reprise, de parler aussi à l’équipe de la crèche, à son compagnon… Et puis j’ai surtout laissé les points de suspension. Jamais je ne donne de réponse toute faite, je donne des pistes de réflexion, car j’ai davantage envie de laisser l’espace pour que les femmes, les couples, trouvent eux-mêmes leurs propres réponses.

Les jours ont passé, la maman est revenue vers moi pour me dire que l’adaptation se faisait très progressivement à la crèche. Elle a trouvé des solutions par elle-même. Elle a pu parler à l’équipe de professionnels de la crèche qui a été très à l’écoute, ce qui l’a beaucoup rassurée. Elle a aussi parlé au papa qui a été un soutien primordial pour elle. Et surtout elle m’a dit avec douceur : « j’ai décidé de prendre les choses comme elles viennent et d’arrêter de vouloir tout anticiper » … peut être sa clé à elle vers une reprise du travail en confiance ?

Dans certains centres de Protection Maternelle et Infantile, l’équipe est composée d’une infirmière puéricultrice, d’auxiliaires de puériculture, d’une psychologue et de médecins. Nous pouvons accueillir les familles en post-natal notamment pour du soutien, de l’accompagnement autour de l’allaitement, du maternage. Nous offrons des moments d’écoute après la naissance du bébé et pour leurs premières semaines / premiers mois de vie ensemble.

* pour le besoin du récit, le prénom a été modifié
** Accueil parents-bébé : Espace d’écoute, de soutien et de partage destiné aux  parents et à leurs enfants de la naissance à la marche, animé par une professionnel de la structure.

[Biographie] : auxiliaire de puériculture. Elle travaille dans un centre de protection maternel et infantile (PMI) parisien pour y soutenir les jeunes parents. En parallèle, elle accompagne des futurs parents en tant que doula, accompagnante à la naissance, formée auprès de l’institut des Doulas de France.

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Les secrets du tire-lait révélés #1 https://www.leblogallaitement.com/les-secrets-du-tire-lait-reveles-1/ https://www.leblogallaitement.com/les-secrets-du-tire-lait-reveles-1/#comments Fri, 16 Oct 2015 21:22:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1199 Il existe différentes raisons d’utiliser un tire-lait, notamment: Démarrer et/ou maintenir une production de lait lorsque l’enfant ne peut pas téter au sein ou bien qu’il ne parvient pas à téter efficacement au sein (lorsqu’il est prématuré, hospitalisé, affaibli, et plus généralement  séparé de sa mère), Augmenter une production de lait insuffisante ou devenue insuffisante … Continuer la lecture de Les secrets du tire-lait révélés #1

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Il existe différentes raisons d’utiliser un tire-lait, notamment:

  • Démarrer et/ou maintenir une production de lait lorsque l’enfant ne peut pas téter au sein ou bien qu’il ne parvient pas à téter efficacement au sein (lorsqu’il est prématuré, hospitalisé, affaibli, et plus généralement  séparé de sa mère),
  • Augmenter une production de lait insuffisante ou devenue insuffisante par rapport aux besoins du bébé, relancer une production après un sevrage,
  • Créer une banque de lait pour la reprise du travail ou des études, voire pour donner du lait à un lactarium
  • Prévoir du lait pour des absences occasionnelles ou bien en prévision d’une chirurgie programmée
  • Exprimer du lait lorsque l’on doit prendre un traitement médical réellement incompatible avec l’allaitement pour maintenir la lactation le temps nécessaire.

Le choix du modèle de tire-lait dépend ainsi de l’objectif maternel. C’est un sujet d’appels récurrents qui mérite un article à lui tout seul. Ce sujet expose au grand jour l’une des plus grandes inquiétudes des mamans à savoir : comment avoir plus de lait.

Le matériel a son importance 

Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte avant de choisir un type de tire-lait. Mais ce sont notamment les besoins en volumes de lait sur 24 heures qui conditionnent ce choix. Lorsque les besoins sont élevés, on se dirigera d’emblée vers un véritable générateur automatique de type hospitalier. Pour une reprise du travail à temps partiel, un tire-lait automatique électrique pourra être préféré ; et des expressions plus occasionnelles pourront se faire avec un tire-lait électrique, ou bien à pile et électrique, ou encore un tire-lait manuel.

Dans la majorité des cas (sauf expressions occasionnelles et/ou besoins en volume relativement faibles) on préfèrera un modèle double pompage, ce qui permet de gagner du temps et de l’énergie, mais aussi d’augmenter la production de lait.

Et on optera pour un appareil récent qui devrait garantir une technologie et une fabrication optimales.

Ceci explique qu’il faut parfois que les mamans changent de modèle de tire-lait (pas forcément de marque de tire-lait) et/ou passent au double pompage, pour pouvoir augmenter leur production.

Certaines mamans éprouvent des difficultés à maintenir les téterelles en place pendant le tirage. Afin d’éviter que la téterelle ne glisse, il leur est possible d’acheter un bustier « main libre », ou d’en fabriquer un avec un « vieux » soutien-gorge ou un « vieux » tee-shirt bustier auquel on fera deux [petites] entailles pour y passer les téterelles.

La bonne taille des téterelles est primordiale.

Les téterelles, à savoir la partie de forme conique en contact direct avec le sein reliées au récipient de recueil du lait, sont fournies avec le bloc moteur. Il est bon de savoir qu’elles sont souvent de taille standard. Or, les standards varient d’une marque à l’autre, sans oublier que les mamelons ne rentrent pas forcément dans ces standards.

Pour choisir la bonne taille, il faut mesurer le diamètre du mamelon APRES une tétée ou une expression, et choisir la taille au-dessus, parmi les tailles de téterelles offertes. Lorsque l’on a ni la possibilité de donner le sein, ni de tirer son lait directement, on peut se baser sur le diamètre du mamelon au repos auquel on ajoute deux millimètres. Mais cette méthode est moins précise, certains mamelons peuvent parfaitement gonfler de plus de deux millimètres en cours d’expression ou de tétée.

Des études réalisées sur les mamans de prématurés ont démontré qu’elles étaient plus à l’aise et avaient plus de lait avec une téterelle plus grande que celle leur allant anatomiquement, et notamment qu’elles avaient recours à des téterelles supérieures à 24 mm de diamètre (Meier, 2004).

Enfin, il convient souvent d’augmenter la taille de la téterelle notamment au cours de la première semaine après la naissance, car le mamelon gonfle sous le seul effet de la prolactine.

En tout cas : si avoir un tout petit mamelon complètement perdu dans le « tunnel » de la téterelle n’est pas « bon », avoir le mamelon qui frotte, au début, en cours ou à la fin du pompage est totalement contre-productif. Le papa (ou une bonne amie) peut se révéler être une aide précieuse, à guetter toute trace de frottement pendant le pompage: rougeur, anneau blanc, sur le mamelon. Enfin, si vous constatez des lésions, des abrasions, ou avez mal pendant le pompage et les minutes qui suivent : voyez à prendre une taille supérieure de téterelle.

Certaines marques fournissent un kit unique de pompage contenant plusieurs tailles de téterelles avec des embouts réducteurs. Mais d’autres marques ne fournissent d’emblée que leur seule taille standard avec le tire-lait et il faut en conséquence penser à commander des téterelles de la bonne taille. 

Demandez conseil à votre consultante en lactation ou à votre sage-femme pour déterminer la bonne taille.

Conclusion

Au-delà de cet article, il est bien entendu que les différentes situations qui occasionnent l’usage d’un tire-lait doivent être, et seront, traitées à part. J’aimerais vous encourager à contacter des ressources en lactation, si possible dès le départ; car la consultante en lactation, la conseillère en allaitement sont là pour vous aider à évaluer votre situation, sélectionner votre tire-lait, discuter et choisir les méthodes connexes, et les stratégies efficaces en plus des éléments qui sont présents dans cet article et qui pourront déjà vous éclairer.

Dans le prochain article , nous étudierons les petits «  trucs » qui permettent de tirer votre lait plus aisément.

[Auteure] : Consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

[Biographie] :

A la naissance de ses jumeaux, Françoise Coudray a quitté le monde de l’industrie (biochimie-nucléaire) pour se consacrer à ses enfants. Entrepreneuse dans l’âme, elle est à l’initiative de l’association nationale dédiée aux familles de multiples ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus)
Depuis 2000, elle intervient auprès de professionnels de santé pour les former, les informer en matière d’allaitement maternel en général, tout en donnant des conférences dédiées à l’allaitement et en continuant son activité bénévole auprès des mères de jumeaux. En 2006, elle obtient le diplôme de consultante en lactation IBCLC et développe un nouveau service : C-LA-FAM (Consultations de Lactation Formation à l’Allaitement Maternel), son association devient alors un organisme de formation professionnel. Depuis 15 ans, elle prend en charge toutes les (futures) mamans qu’elles aient des jumeaux ou pas.

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Un autre regard sur l’allaitement en vacances https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/ https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/#comments Thu, 01 Oct 2015 15:06:09 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1195 Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ». Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile. Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature : Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe … Continuer la lecture de Un autre regard sur l’allaitement en vacances

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Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ».

Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile.

Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature :

Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe Fil-Up.

Second prix : Perrine V., les vacances à la mer, gagne le soutien-gorge

Troisième prix : Séverine P., et son bébé globe-trotter, gagne le kit allaitement.

Encore bravo à toutes pour vos témoignages et vos photos. Place maintenant au récit de Bérengère.

Mon compagnon et moi sommes partis en vacances à la montagne avec notre Petit Loup de 14 mois, allaité. Ces vacances ont été très joyeuses et l’allaitement, ainsi que la DME ( Diversification Menée par l’Enfant ), ont largement contribué à faciliter notre organisation : pas de poussette (vu la destination, portage “obligé” – quelle douce obligation !), pas de biberon, pas de petits pots, pas d’horaires fixes : une tétée pour s’habituer au nouvel environnement, des tétées pour attendre les repas, d’autres pour soigner les petits bobos de la vie en plein air. Nous nous sommes mis aux rythmes les uns des autres, oubliant les contraintes de la vie active. Après une année marathon, nous avons enfin pu dormir (cododo et allaitement ou comment ne pas se réveiller de la nuit et faire des nuits de 10 h à 12 h pendant 15 jours !). 

J’étais tellement heureuse de venir pour la première fois en famille dans ce lieu qui m’a vue grandir ! Ce fut l’occasion de le présenter aux gens que nous connaissions sur place. Parmi ces personnes, il y a Sylvie*, je l’ai toujours vue dans son alpage. Chaque été, elle monte en altitude avec sa famille (mais ses enfants sont partis depuis longtemps), un troupeau de vaches, un troupeau de chèvres et son chien. Elle vit là-haut, au rythme de ses bêtes dont elle vend les fromages aux promeneurs. 

Alors que je lui présentais Petit Loup, la conversation s’est engagée autour du lait : non, je n’allais malheureusement pas lui prendre de fromage au lait de vache cette année, Petit Loup étant intolérant. Elle a insisté : je pouvais bien en prendre un pour mon compagnon et moi-même, pas besoin de d’en donner à notre fiston. Poussée dans mes retranchements, je lui ai révélé la poursuite de mon allaitement.

Apprenant ça, Sylvie m’a toisée d’un œil connaisseur et surpris à la fois, puis elle m’a lancé : “eh bah, t’es une bonne laitière toi !!” Je suis restée un moment sans réagir, ne sachant trop que penser. C’est alors seulement qu’elle m’a expliqué avec une pointe de nostalgie que, pour elle, ses allaitements avaient tourné court assez rapidement faute de lait (et de bons conseils ?). C’était donc un compliment, légèrement teinté d’envie ! Le plus étrange des compliments que j’aie reçu jusqu’ici… et finalement, à mes yeux, l’un des plus beaux : une sorte de reconnaissance, sans jugement, de cet allaitement qui se poursuit dans la durée, bien au-delà de ce qu’elle a connu avec ses propres enfants ! 

Un dernier instant de vacances pour Petit Loup avant la reprise du travail

Mon Petit Loup a 14 mois. Il a tellement grandit pendant l’été ! Lorsqu’il est arrivé sur notre lieu de vacances, il marchait à quatre pattes et il est reparti sur ses deux jambes. Il a poussé d’un seul coup et a découvert tant de choses… C’est devenu un vrai petit garçon, tout le monde me le dit. Et moi, face à ce bébé devenu “grand”, je sens un léger malaise me gagner à l’idée de le faire téter en public. J’essaie de plus en plus de différer ses demandes. 

Mais voilà, c’était un lundi, de retour à la vie citadine. Nous avions encore des montagnes plein la tête, mais il fallait déjà commencer la période d’adaptation chez la nouvelle assistante maternelle. La journée avait été chargée en émotions : premiers moments de garde, première promenade avec Petit Loup à pieds dans la rue… Son sommeil ne venait pas, trop d’agitation. J’en ai profité pour sortir encore une fois : il me fallait aller signer un document, une erreur administrative, c’était urgent. J’étais stressée, pressée : il y avait ça et puis les courses : qu’allait-on manger le soir ? et puis le bain, pas pris la veille. Et ses petites griffes acérées à couper pour qu’il ne griffe pas son petit copain de garde. Mais Petit Loup traînait la patte : trop fatigué, il n’avait plus envie de marcher. Je l’ai pris dans mes bras, mais alors que je m’attendais à ce qu’il s’effondre sur mon épaule, il s’est précipité pour réclamer une tétée ! Une de ces demandes impérieuses qui n’attendent certainement pas le retour à la maison. J’ai regardé autour de moi, je ne voyais que la rue, des trottoirs, des voitures : où s’installer ? Un instant, j’ai été prise de panique. 

Et c’est là que j’ai (re)découvert ce tout petit square : un bac à sable entouré de quelques bancs, le tout isolé du reste de la ville par de grands bosquets fleuris. Aucune hésitation, c’était notre endroit ! Je me suis assise avec lui, et tant pis pour le reste. J’ai prévenu mon compagnon qu’on ne tiendrait pas le programme, qu’il prenne le relais. J’ai ralenti, pris le temps de respirer, de profiter du moment. Petit Loup a tété goulûment, ça a duré quelques minutes de douceur, blotti contre moi. C’était l’heure de sortie de bureau, l’heure où tout le monde se presse. Je sentais la ville s’activer là, partout autour de nous, mais pour moi plus rien ne comptait : je savourais la caresse du soleil sur ma peau, la brise légère qui faisait danser les cheveux de Petit Loup, les jolies fleurs qui nous entouraient et que je remarque à peine d’habitude. En une fraction de secondes, je me suis retrouvée en vacances, devant le chalet, face aux montagnes. Je l’ai regardé s’endormir, si paisible… En mon for intérieur, je l’ai remercié de m’offrir ce moment-là isolé de l’agitation ambiante, celle des autres et la mienne. Ce dernier instant de vacances avant la vraie reprise… 

*prénom modifié par souci d’anonymat

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Je suis chef d’entreprise et j’allaite https://www.leblogallaitement.com/je-suis-chef-dentreprise-et-jallaite/ https://www.leblogallaitement.com/je-suis-chef-dentreprise-et-jallaite/#comments Tue, 23 Jun 2015 07:10:03 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1130 Angèle a créé son entreprise deux ans avant la naissance de sa fille. Quand le terme de la grossesse arrive, l’entreprise a bien démarré et Angèle commence à avoir beaucoup de travail, sans pour autant avoir encore les moyens d’embaucher du personnel. La grossesse s’est très bien passée et Angèle a pu travailler, à son … Continuer la lecture de Je suis chef d’entreprise et j’allaite

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Angèle a créé son entreprise deux ans avant la naissance de sa fille. Quand le terme de la grossesse arrive, l’entreprise a bien démarré et Angèle commence à avoir beaucoup de travail, sans pour autant avoir encore les moyens d’embaucher du personnel. La grossesse s’est très bien passée et Angèle a pu travailler, à son rythme, jusqu’au bout. Le témoignage de son allaitement est intéressant parce que pour une fois, l’allaitement n’est pas la cause de tous les problèmes, mais est la solution!

Je travaillais encore le midi du jour de l’accouchement quand les contractions ont commencé à se faire insistantes. Ma fille est née en fin de journée… L’allaitement s’est très bien mis en place car c’était un bébé hyper goulu et motivé. Je ne pouvais pas cesser mon travail. L’essor de mon entreprise en dépendait et je ne voulais pas mettre tout par terre. Alors j’ai repris mon activité 48 heures après la naissance. J’avais bien sûr mon bébé en permanence avec moi dans l’écharpe porte-bébé. Lorsque l’heure de la tétée arrivait, je mettais ma fille au sein sur un coussin d’allaitement, et je poursuivais mon travail à l’ordinateur. Le fait que ce soit mon deuxième enfant m’a aidée, car je savais m’y prendre et j’étais confiante. J’avais parfois des commentaires de l’entourage, qui trouvaient que ce n’était pas la place d’un bébé, mais ma fille avait l’air plutôt heureuse d’être en permanence avec sa maman, plutôt que dans un lit seule dans sa chambre. Mes seins étaient très bien stimulés : au bout de deux mois, ma fille avait pris deux kilos.

Vers trois mois, ma fille s’est faite plus remuante, et je l’ai confiée quelques jours par semaine à une assistante maternelle, tandis que je tirais mon lait. Nous avons poursuivi l’allaitement exclusif jusqu’à six mois, puis elle a fait fête aux premières compotes et purée. L’allaitement restait tout de même sa principale nourriture. A ce moment-là, j’avais énormément de travail, et la tétée était tellement pratique pour combler un creux dans un moment où je n’avais absolument pas le temps de préparer autre chose.

Depuis sa naissance, notre fille dormait dans notre lit, d’une part parce que mon entreprise prenait toutes les pièces disponibles de la maison, mais surtout parce qu’elle pouvait ainsi téter à volonté sans trop de fatigue. Au fur et à mesure des mois, j’avoue que je ne me réveillais même plus lorsqu’elle tétait. J’étais très fatiguée par mes deux enfants et mes 70 heures de travail hebdomadaire, et sans ces tétées nocturnes à mon insu, je n’aurais jamais tenu le coup. Vers un an, j’ai commencé à l’habituer à dormir à côté de nous dans un autre lit, et les tétées nocturnes se sont espacées. L’allaitement s’est poursuivi pendant plus d’un an, à notre grand bonheur à toutes les deux. Ces moments étaient nos bouffées d’oxygène au milieu des journées surchargées. L’allaitement m’a permis de faire vivre mon entreprise qui fonctionne bien aujourd’hui, tout en étant présente à ma fille. Je n’ai pas l’impression de l’avoir négligée. Au contraire, nous avons vraiment été ensemble. Je sais que si je n’avais pas allaité, si j’avais été obligée d’avoir recours aux biberons, si j’avais été obligée de me lever la nuit, ma vie aurait été plus difficile. C’est vrai aussi que j’ai eu la chance de ne pas avoir de problèmes, à part une petite mastite due à la fatigue et à un coup de froid, mais qui s’est résorbée rapidement grâce aux soins experts d’une sage-femme. Je souhaite cette chance à toutes les mamans qui feront le choix d’allaiter!

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Je suis infirmière et j’allaite https://www.leblogallaitement.com/je-suis-infirmiere-et-jallaite/ https://www.leblogallaitement.com/je-suis-infirmiere-et-jallaite/#comments Tue, 09 Jun 2015 09:23:10 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1125 Pas facile de tout gérer : un bébé, l’ allaitement, la reprise du travail, une formation diplômante et les temps de transports ! Voici le quotidien de Charlotte (°) qui vit à 100 à l’heure ! «  J’ai repris le travail quand Elliott avait un mois. Je n’avais pas le choix, je devais aller en cours : je … Continuer la lecture de Je suis infirmière et j’allaite

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Pas facile de tout gérer : un bébé, l’ allaitement, la reprise du travail, une formation diplômante et les temps de transports !

Voici le quotidien de Charlotte (°) qui vit à 100 à l’heure !

«  J’ai repris le travail quand Elliott avait un mois. Je n’avais pas le choix, je devais aller en cours : je suis infirmière en psychiatrie à 70% de mon temps mais en même temps, je suis étudiante en ostéopathie.

En plus, j’habite loin et j’ai environ une heure de trajet par jour dans les transports. Je suis donc séparée d’Elliott pendant douze à treize heures selon les jours.

Dès mon retour de la maternité, j’ai commencé à tirer pour pouvoir stocker. C’était toute une organisation de mettre au sein et tirer le plus souvent possible, heureusement que le papa était là dans les moments de doute pour me soutenir. J’exprimais mon lait au début toutes les heures.

Ma formation se déroulait sur une semaine par mois. Ces jours-là, je mettais Elliott au sein matin et soir, ainsi que la nuit et je tirais deux à trois fois par jour : pendant les cours ou lors des trajets en bus. J’avais un petit sac réfrigérant et mon tire-lait Calypso qui ne me quittait pas.

Au début, dans le bus, les gens me regardaient avec curiosité ou perplexité mais je n’ai jamais eu de remarques déplaisantes et même l’une ou l’autre fois, j’ai eu un compliment. J’en ressortais encore plus motivée.

Par contre, quand j’ai repris mon travail d’infirmière, j’ai eu plus de difficultés pour trouver le temps de tirer mon lait. Suivant les jours, la charge de travail était si importante que je n’avais même pas le temps de déjeuner. Mes seins étaient tendus et douloureux. Je me dépêchais, alors, de tirer mon lait dès la fin de poste lors des transmissions quand les collègues arrivaient et je m’organisais un deuxième tirage dans le bus peu de temps après.

Parfois, avec certaines collègues, et même si la charge de travail était correcte, elles se faisaient un malin plaisir de m’empêcher de tirer : « Tu devrais arrêter maintenant, ton bébé a 3 mois, le mien n’a jamais été malade alors que je ne l’ai pas allaité… ». Je n’avais pas envie de rentrer dans le débat, je m’éclipsais et allais exprimer mon lait dans les toilettes….

Avec d’autres collègues, c’était totalement le contraire. Elles me poussaient à effectuer plusieurs tirages par poste pour garder une bonne production et elles se chargeaient de gérer le service pendant dix à vingt minutes. Vraiment adorables…

Pendant ce temps, Elliott était avec son papa. Il gérait les quantités de lait maternel, le faisait patienter pour qu’il puisse téter dès mon retour. C’était très difficile pour lui aussi d’entendre Elliott pleurer, d’essayer de le calmer sachant que j’allais passer la porte d’une minute à l’autre et « dégainer » l’arme ultime : le sein. On se tenait au courant par téléphone. Et au final, c’était très efficace!

Aujourd’hui, Elliott a sept mois, il pèse presque 9kg. Je commence à être fatiguée de tirer mais j’ai la joie de voir que ma production est lancée maintenant. Elliott commence à manger autre chose que mon lait, donc je peux diminuer le nombre de tirages.

Pendant tout ce temps, j’ai trouvé cette organisation très contraignante mais quel plaisir en rentrant de pouvoir mettre son enfant au sein ! J’aurai pu accepter bien d’autres contraintes encore pour pouvoir partager ce moment le plus longtemps possible . »

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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Je suis prof et j’allaite! https://www.leblogallaitement.com/je-suis-prof-et-jallaite/ https://www.leblogallaitement.com/je-suis-prof-et-jallaite/#comments Thu, 28 May 2015 20:46:14 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1122 Pour inaugurer la série, voici le témoignage d’une jeune femme professeur de mathématiques en collège. Au cours des années passées à accompagner les mères, j’ai croisé de très nombreuses enseignantes qui n’envisageaient même pas de poursuivre l’allaitement à la reprise des cours. Elles jugeaient cela tout simplement impossible. Je souhaite que le texte ci-dessous puisse … Continuer la lecture de Je suis prof et j’allaite!

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Pour inaugurer la série, voici le témoignage d’une jeune femme professeur de mathématiques en collège. Au cours des années passées à accompagner les mères, j’ai croisé de très nombreuses enseignantes qui n’envisageaient même pas de poursuivre l’allaitement à la reprise des cours. Elles jugeaient cela tout simplement impossible. Je souhaite que le texte ci-dessous puisse aider les nouvelles mamans enseignantes à réfléchir à la question avant de poser un “non” ferme et définitif.

“J’ai repris le travail à la rentrée de septembre, Nathan avait bientôt trois mois. les débuts de l’allaitement avaient été tellement difficles pour moi que, maintenant que cela marchait bien, je ne voulais vraiment pas arrêter. Je n’étais pas très soutenue par la famille dans mon projet, à part par mon mari, heureusement. Alors, j’ai cessé d’en parler autour de moi, parce que cela me fatiguait d’avoir toujours à me justifier. Et du coup, j’ai décidé de ne pas en parler à mes collègues, hormis les plus proches. Et cela a considérablement simplifié les choses pour moi. Peut être que si j’ai un deuxième enfant, je choisirai de tirer mon lait ouvertement, mais pour le premier, je ne m’en sentais pas la force!


J’ai choisi de poursuivre l’allaitement exclusif, et donc de tirer mon lait trois fois dans la journée. Mon bébé était gardé par une assistante maternelle qui n’a pas émis d’objection au fait de donner mon lait. C’était la première fois pour elle, et nous avons appris ensemble. J’ai eu de la chance, parce qu’elle y a mis beaucoup de bonne volonté. Je me souviens d’un jour où j’étais rentrée toute fatiguée. Elle m’a préparé un “petit goûter” pour me redonner de la vigueur, cela m’a beaucoup touchée qu’elle se préoccupe de me nourrir pour qu’à mon tour, je puisse nourrir mon enfant.

Concrètement, je tirais mon lait à chacune des récréations de 10 heures et de 15 heures. J’avais donc dix minutes montre en main pour tirer entre 150 et 180 mL. La seule façon d’y arriver, c’était que le matériel soit déjà en place. J’ai la chance d’être très amie avec une enseignante en Physique Chimie, et elle m’a arrangé une petite place dans son laboratoire, à l’écart des produits chimiques bien sûr! Un endroit petit mais propre où je mettais en place mon tire-lait électrique en arrivant le matin. Le laboratoire était parfois loin de la salle où je donnais le cours, alors cela m’arrivait de trottiner dans les couloirs, et cela a fait rire plus d’une fois les élèves, mais je n’ai pas eu de remarques particulières.


Dès que la récréation de 10 heures sonnait, je lâchais rapidement mes élèves (de ce côté-là, je n’ai jamais rencontré de difficulté!). Je m’organisais pour que tout soit bien terminé avant la sonnerie. Je me dépêchais d’aller au laboratoire et là, je plaçais sur mes seins les deux téterelles déjà en place, je mettais un casque sur mes oreilles avec de la musique, je me créais ma bulle et je tirais pendant neuf minutes chrono. De quoi stresser au début, mais en fait, le lait venait très rapidement, parce que j’étais conditionnée. Je savais que quand je marchais dans le couloir pour aller au labo, c’est que j’allais tirer mon lait. Cela s’est mis en place assez vite, et j’en ai été très surprise, je ne l’avais pas imaginé. Cela a été une bonne surprise. Le lait jaillissait littéralement dès que je plaçais les téterelles! Au bout des neuf minutes, je fermais les deux biberons et je les plaçais dans une glacière. Je rinçais les téterelles et je les mettais à sécher à l’air libre. Et hop, je repartais vers mes élèves!

Le midi, c’était souvent plus détendu, j’avais le plus souvent au moins une heure de pause. En général, je mangeais ma petite gamelle ou un sandwich, puis j’allais tirer mon lait en prenant plus de temps pour bien vider mes seins. Je mettais ensuite tout en place pour le tirage de 15 heures. A la fin de la journée, j’avais les trois repas du lendemain pour mon fils. Bien sûr, en fonction de la fatigue ou du stress, ce n’était pas aussi simple. Je me souviens d’une fois où un élève m’avait tellement énervée, que je n’ai pas pu tirer une goutte. Alors j’avais pris plus de temps à la pause de midi, et j’avais réussi à rattraper le coup. Ce qui me rassurait aussi, c’est que j’avais quelques biberons d’avance au congélateur pour pallier à des situations de ce genre. Mais ma règle absolue c’était de n’y toucher qu’en cas de problème, et non par “paresse”.

J’ai aussi eu des gros coups de stress comme par exemple l’oubli d’une pièce du tire-lait. Je me suis sentie très seule et aussi très nulle, j’ai pleuré un coup, et puis j’ai essayé d’exprimer manuellement. Je n’ai pas recueilli beaucoup de lait, mais au moins j’ai évité l’engorgement!

Il m’est bien sûr arrivé très souvent d’avoir de grosses montées de lait, alors je serrais les bras très fort sous les seins (les élèves devaient me trouver très sévère ou très coincée!), et cela marchait à peu près. J’avais de toute façon uniquement des TShirts noirs ou bleus foncés pendant cette période. Et évidemment un change dans mon sac!

J’ai réussi à tenir le coup jusqu’à Noël, grâce à mon mari qui me remontait toujours le moral quand cela n’allait pas, et grâce à la tétée de retrouvailles. En janvier, j’ai commencé à supprimer les tire-lait des récrés, parce que Nathan avait passé six mois et commençait à manger d’autres aliments. J’allais parfois me soulager les seins lorsque le besoin s’en faisait sentir. Le rythme est devenu vraiment plus cool, presque facile. Et en avril, j’ai totalement cessé de tirer mon lait au collège. Aujourd’hui Nathan tète encore au moins trois fois par jour. Je suis comblée, et, vraiment, je ne regrette rien de tous les efforts fournis. Je remercie les quelques personnes qui étaient dans le secret de mon projet, et sans lesquelles je ne serais pas allée jusqu’au bout. Et je remercie mon fils de m’avoir donné cette incroyable énergie d’amour.”

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Travailler et allaiter, impossible? https://www.leblogallaitement.com/travailler-et-allaiter-impossible/ https://www.leblogallaitement.com/travailler-et-allaiter-impossible/#comments Wed, 13 May 2015 20:44:46 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1118 A l’heure où il ne fait plus de doute qu’allaiter longtemps est bénéfique à tout point de vue pour la mère et l’enfant (°), il reste néanmoins des écueils de taille pour les jeunes mamans. Et l’un des plus fréquents s’appelle la reprise du travail. En France, elle a lieu habituellement vers les deux-trois mois … Continuer la lecture de Travailler et allaiter, impossible?

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A l’heure où il ne fait plus de doute qu’allaiter longtemps est bénéfique à tout point de vue pour la mère et l’enfant (°), il reste néanmoins des écueils de taille pour les jeunes mamans. Et l’un des plus fréquents s’appelle la reprise du travail. En France, elle a lieu habituellement vers les deux-trois mois de l’enfant, c’est à dire bien tôt pour un petit être aussi dépendant.

La grande majorité des jeunes mamans dans cette situation se résignent et, la mort dans l’âme, cessent d’allaiter leur bébé pour cette date fatidique de la reprise du travail. Je parle de date fatidique en pesant mes mots : elle stresse les femmes des semaines ou des mois à l’avance, parfois même avant la naissance!

La plupart des femmes sont persuadées qu’il est impossible de poursuivre l’allaitement, qu’il soit mixte ou exclusif, une fois qu’elles ont repris le chemin de leur travail. Or si, c’est possible, dans la grande majorité des situations.

L’organisation est le maître-mot de la réussite. Et pour être organisée, il faut d’abord savoir où l’on en est (une sorte d’état des lieux), et où l’on va (ce que l’on veut à terme). Puis on met en place les solutions pratiques qui s’imposent. Il faut donc commencer par le bilan de l’état actuel de votre allaitement : exclusif ou mixte, et s’il est mixte comment se répartit l’alimentation. Cela, c’est facile : c’est votre quotidien!

De quoi ai-je envie?

Ensuite, de quoi avez-vous envie pour la reprise du travail (je dis bien ENVIE, sans vous poser de question de faisabilité!) : continuer l’allaitement exclusif? Enlever une ou deux tétées? Garder seulement une tétée le matin et le soir?

Une fois l’envie posée, demandez-vous si cela sera possible par rapport à la physiologie de l’allaitement. Par exemple, une femme qui reprend le travail à un mois et demi risque de vivre une baisse féroce de sa lactation si elle passe à seulement deux tétées par jour! Ce n’est pas avant six mois environ que l’on peut être à peu près sûre que ce rythme sera sans risque (°°).

Je confronte mon vœu à la pratique

Enfin, la dernière question concerne ce qui est possible dans la pratique quotidienne. Gardez en tête votre souhait profond, par exemple poursuivre l’allaitement exclusif, et cherchez toutes les solutions possibles pour qu’il puisse être réalisé. Au pire, s’il ne l’est pas, vous aurez essayé. Mais la plupart du temps, les problèmes pratiques ne résistent pas à la motivation! Voici quelques questions que vous pouvez vous poser :

-est-ce-que je peux rentrer chez moi à midi tirer mon lait?

-est-ce-que je peux aller allaiter mon bébé parce qu’il est à proximité?

-quelle est la législation en vigueur dans mon entreprise ? Une heure d’allaitement? Rémunérée ou non? (cela dépend de la convention collective).

-est ce que je peux disposer d’un réfrigérateur dans de bonnes conditions d’hygiène, ou devrai-je prendre une glacière?

-quel est mon temps de transport pendant lequel le lait doit être réfrigéré?

-est-ce-que j’aurai une salle pour m’isoler et tirer mon lait (mon bureau, l’infirmerie, une salle spéciale parce que mon entreprise compte plus de cent femmes y travaillant)?

Cette liste de question peut faire peur au début, et c’est pourquoi il est important de vous faire aider pour la mise en place, par exemple par une amie qui a déjà vécu cette situation, ou bien par une consultante en lactation (surtout s’il y a des questions sur la physiologie de l’allaitement!)

Une fois que vous aurez répondu à toutes ces question pratiques, vous pourrez dessiner avec sérénité votre projet d’allaitement, en sachant où vous allez. Tout ne sera peut-être pas parfaitement décidé, et il y aura une ou deux semaines de test, mais vous aurez l’esprit plus tranquille.

Je réussis mon projet

Pour résumer, voici quels sont selon moi les principaux facteurs-clé de succès :

l’envie d’allaiter

-une bonne connaissance de ses objectifs (par exemple : je dois produire trois biberons de 100 ml quatre jours par semaine)

-une bonne organisation

-avoir discuté sereinement la question avec les personnes que vous côtoyez dans votre travail, chef, collègues, etc.

-une personne clé que vous pouvez appeler quand vous avez des questions

-une personne clé à qui vous pouvez parler quand vous avez le moral dans les chaussettes

-un bon tire lait ou une bonne technique d’expression manuelle du lait

 Et n’oubliez pas, en s’entourant bien, tout est possible!

(°) le doute n’a d’ailleurs duré que quelques décennies, habilement semé par quelques industriels malins. Si les femmes avaient douté avant, l’espèce humaine n’en serait pas là aujourd’hui!

(°°) il s’agit d’une moyenne, les femmes sont toutes différentes, notamment dans leur profil hormonal

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Relactation : suite de l’histoire! https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/ https://www.leblogallaitement.com/relactation-suite-de-lhistoire/#respond Thu, 05 Feb 2015 15:47:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1079 Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a … Continuer la lecture de Relactation : suite de l’histoire!

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Voici deux mois et demi maintenant que j’accompagne Fanny(°) et Simon(°), dont je vous ai parlé dans l’article sur les inconvénients de la prise de pilule pendant l’allaitement . La lactation de cette maman avait énormément diminué suite à cette prise médicamenteuse et la production de lait recommençait tout doucement à se rétablir, il y a un mois. Mais la situation était bien précaire… Voyons ensemble comment elle a évolué.

Le DAL, ça ne fonctionne pas toujours…

Nous avions laissé Fanny prête à débuter la mise au sein avec le DAL (Dispositif d’aide à la lactation ). Malgré plusieurs essais à des moments différents et pendant des périodes d’éveil calme, Simon le refusait à chaque fois. Il arrêtait de téter à chaque fois que Fanny essayait de lui introduire la sonde dans la bouche. Le voir s’énerver lors de la tétée l’éprouvait beaucoup, elle souhaitait, comme toutes les mères, que les tétées soient calmes et détendues.

Une valeur sûre : le sein

Un beau jour, Fanny décide donc d’arrêter le DAL et d’essayer de mettre plus souvent son bébé au sein. Cela semble porter ses fruits: quelquefois les tétées sont bien franches, elle l’entend déglutir pendant dix bonnes minutes. D’autres fois, ce sont seulement des petites tétées câlins.

Parallèlement à ces tétées, Fanny exprime son lait une fois dans la journée. Les quantités augmentent bien mais Simon reste complété avec du lait de préparation pour nourrissons (PPN) plusieurs fois dans la journée. On peut dire que cela ne se passe pas si mal finalement. Vu d’où ils viennent, mieux vaut cet allaitement mixte que rien du tout!

La reprise du travail complique souvent les choses

Un bon rythme s’installe mais ce répit est de courte durée, car la reprise du travail approche. Simon commence la période d’adaptation à la crèche.

Nous décidons ensemble qu’il va prendre les PPN en crèche pour qu’à son retour, il puisse bien téter.

Durant ces absences, Fanny tire son lait une à deux fois et les quantités augmentent régulièrement.

Et voici le jour J. Fanny bouleversée, se réveille ce matin-là pour reprendre le travail à contre-coeur. Mais, alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout, Simon rajoute une tétée au petit matin, une tétée sans compléments… qui se prolonge pour leur plus grand plaisir à tous les deux.

Extraordinaires bébés, qui comprennent tout, absolument tout! Ces tétées du matin rajoutées au programme vont permettre à l’allaitement de se fortifier.

Mais on trouve toujours des solutions

Après quelques jours, Fanny, qui a repris le travail à temps partiel, trouve un petit rythme. Simon est allaité à la demande lors de ces jours de repos et en mixte lors des jours de travail.

La production reste insuffisante pour le satisfaire complètement mais Fanny est déjà très fière de son parcours.

Elle réfléchit toujours à un éventuel congé parental. Simon lui manque beaucoup lors de ses jours de travail et elle se laisse la possibilité de penser qu’avec le temps, elle pourra le satisfaire complètement. Tous nos vœux, Fanny, et bravo petit Simon, pour ta pugnacité!

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée.

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Quelques conseils pour l’introduction du biberon lors de la reprise du travail https://www.leblogallaitement.com/quelques-conseils-pour-l-introduction-du-biberon-lors-de-la-reprise-du-travail/ https://www.leblogallaitement.com/quelques-conseils-pour-l-introduction-du-biberon-lors-de-la-reprise-du-travail/#comments Thu, 22 Jan 2015 13:52:18 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1068 La reprise du travail approche et vous commencez à angoisser… Nous avons déjà parlé de cette période délicate sur ce blog, mais puisque vous vous posez toujours autant de questions, voici quelques compléments. Tout d’abord, gardez le cap : quel que soit le mode de garde, continuez de faire confiance à votre enfant! Expliquez bien … Continuer la lecture de Quelques conseils pour l’introduction du biberon lors de la reprise du travail

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La reprise du travail approche et vous commencez à angoisser… Nous avons déjà parlé de cette période délicate sur ce blog, mais puisque vous vous posez toujours autant de questions, voici quelques compléments. Tout d’abord, gardez le cap : quel que soit le mode de garde, continuez de faire confiance à votre enfant!

Expliquez bien votre projet d’allaitement à la personne qui veillera sur votre bébé dès les premiers contacts (inscription, période d’adaptation…). Une coopération étroite entre les parents et la personne qui garde le bébé facilitera l’adaptation et la poursuite de l’allaitement. N’hésitez pas à lui faire un petit papier récapitulatif avec toutes les informations sur la conservation et l’utilisation du lait maternel que vous aurez glanées.

Se constituer un stock

Quelques semaines avant la reprise, vous pouvez commencer à tirer votre lait pour constituer un petit stock afin de nourrir votre bébé pour les deux ou trois premiers jours de travail, et de quoi pourvoir aux imprévus. Ensuite, vous tirerez chaque jour pour le lendemain.

Ne vous inquiétez pas si vous tirez peu de lait au début, il faut que vos seins s’adaptent à cette nouvelle stimulation et cela peut prendre quelques jours.

Quantité pour un biberon

La quantité dans un biberon dépend de l’âge de l’enfant, et du nombre de tétées qu’il demande dans une journée. Observez-le! Si vous avez besoin d’aide pour vous organiser, demandez-nous conseil, nous sommes là pour vous. On admet qu’en moyenne un enfant de un à six mois boit environ 750 à 800 ml de lait maternel par 24 heures.

Pour ne pas gâcher de lait en attendant d’avoir bien saisi le rythme de votre bébé, proposez à la personne qui le garde des petits biberons, quitte à ce qu’elle en donne deux de suite.

L’introduction du biberon

Inutile « d’entraîner » votre bébé à prendre le biberon, c’est le rôle de la personne qui va le garder. Profitez plutôt de votre bébé et expliquez lui votre future absence, ce que vous allez faire, éventuellement tout ce qui vous réjouit dans votre reprise de travail (allez, même dans le pire des cas, vous trouverez bien quelque chose! Il est important que votre bébé vous voie sereine). Le papa aussi peut participer à cette transition, ou l’assistante maternelle lors de la période d’adaptation .

Vous en profiterez pour vous absenter et prendre du temps pour vous. Ainsi, votre bébé comprendra que quand vous êtes présente, il peut téter directement au sein et lors de vos absences, ce sera une autre façon de manger.

Inutile d’acheter différentes marques de tétines, votre enfant prendra le biberon quand il se sentira prêt. Ne le forcez pas, il pourrait se braquer, essayez plutôt pendant des moments d’éveil calme.

Comment donner le lait maternel ?

Comme je l’ai dit plus haut, commencez par donner de petites quantités pour éviter le gaspillage de lait. Votre bébé doit apprendre une nouvelle façon de s’alimenter et il peut refuser la tétine au début.

Le sein est si doux dans sa bouche par rapport au silicone ou caoutchouc de la tétine….

Après quelques jours (c’est plus ou moins long selon les enfants), quand il a compris comment prendre le biberon, soyez vigilants sur la rapidité de la prise. En effet, les enfants allaités ont une musculature de la mâchoire bien développée donc ils peuvent prendre en très peu de temps de grandes quantités de lait sans pour autant se sentir rassasiés. Le sentiment de satiété apparaît vingt minutes après le début du repas, il est donc important de faire durer la prise du biberon sur ce laps de temps au minimum.

Prévenez bien la personne qui gardera votre enfant, sinon elle risque de vous demander des quantités de plus en plus importantes de lait alors que votre corps produit uniquement ce dont votre enfant a besoin. L’idéal est de continuer à donner à la demande suivant le même rythme qu’à la maison.

Pour rappel, la quantité que vous produisez, reste à peu près la même de 1 à 6 mois mais c’est la composition de votre lait qui évolue en fonction de l’âge de votre bébé. Alors qu’avec les PPN (préparations pour nourrissons), la composition est toujours la même, c’est pourquoi il faut augmenter les quantités et donc espacer les biberons.

En résumé, voici comment je vois la préparation à la reprise du travail: profitez jusqu’à la dernière minute de l’allaitement à la demande, sans stress, avec votre bébé. 

Et laissez à l‘assistante maternelle ou au personnel de la crèche, le soin de l’adaptation à une tétine de biberon.

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Une belle histoire de détermination face à la reprise anticipée du travail https://www.leblogallaitement.com/une-belle-histoire-de-determination-face-a-la-reprise-anticipee-du-travail/ https://www.leblogallaitement.com/une-belle-histoire-de-determination-face-a-la-reprise-anticipee-du-travail/#comments Thu, 23 Oct 2014 07:53:08 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=982 J’aimerais vous parler aujourd’hui de Julie (°), une jeune maman allaitante qui a du partir en formation alors que son bébé n’avait que 6 semaines. S’y prendre à l’avance Très vite après son accouchement, Julie m’appelle pour savoir comment gérer cette reprise du travail précoce. Après quelques conseils, elle commence à tirer son lait pour … Continuer la lecture de Une belle histoire de détermination face à la reprise anticipée du travail

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J’aimerais vous parler aujourd’hui de Julie (°), une jeune maman allaitante qui a du partir en formation alors que son bébé n’avait que 6 semaines.

S’y prendre à l’avance

Très vite après son accouchement, Julie m’appelle pour savoir comment gérer cette reprise du travail précoce. Après quelques conseils, elle commence à tirer son lait pour se constituer un petit stock de lait maternel tout en continuant à allaiter.

Les premiers jours sont difficiles, Esteban (°) tète beaucoup et Julie a peu de temps pour tirer son lait. Les jours défilent et l’angoisse de Julie grandit : aura-t-elle assez de lait pour la totalité de son absence soit 2 fois 5 jours ?

Si tout est bien préparé…

Vers le premier mois d’Esteban, Julie commence à bien préparer et conseiller sa maman et son mari qui garderont le bébé en son absence : biberon à la demande en petites quantités comme au sein, porter Esteban le plus souvent possible, …..

Ouf , ça y est, le congélateur commence à se remplir de lait maternel !

Julie part la veille de sa formation. Une dernière tétée et elle monte dans le train qui la séparera de son enfant pendant 5 jours…

Heureusement, Esteban est avec son papa. La soirée et la nuit se passent très bien.

cela roule!

Le premier jour de la formation, la maman de Julie m’appelle. En effet, j’avais dit à Julie de laisser mes coordonnées à sa maman en cas de doute. Esteban pleure beaucoup, il demande plus à boire que prévu, elle a peur d’utiliser trop vite le stock. Elle ne sait plus que faire.

Je la rassure : il lui suffit de câliner, porter, expliquer … peu à peu Esteban se calme.

Le soir, je reçois des nouvelles de Julie, pour elle tout se passe bien . Elle peut tirer plusieurs fois dans la journée de belles quantités de son lait et la gérante de l’hôtel, très compréhensive, accepte gentiment de conserver son lait dans leur congélateur.

Arrive vendredi soir et un petit SMS de Julie : « Il me reste sept bouteilles d’environ 300 ml à la maison plus tout le lait que j’ai tiré cette semaine, tout s ‘est bien passé. Merci pour tout . »

Pour ma part, je suis soulagée, il faut bien le dire, mais très vite je me pose une autre question : Esteban va-t-il reprendre le sein après 5 jours ?

Happy end

Je décide de rappeler Julie après son deuxième stage pour avoir des nouvelles.

J’apprends avec joie que passé les premières minutes de surprise, puis les retrouvailles, Esteban a recommencé à téter comme s’il n’y avait eu aucune séparation.

Un grand bravo à cette famille qui a su préserver l’allaitement. Chacun a bien joué son rôle : Julie a bien préparé, elle s’est donné les moyens, elle a eu foi dans ses capacités, et elle a su bien s’entourer. Le papa a répondu présent à cette demande de sa femme, et il y a mis beaucoup d’énergie et d’amour. Le bébé a su s’adapter à cette situation en faisant confiance. Et la maman de Julie a accepté une mission pas facile qu’elle a remplie avec succès!

Une belle histoire, à partager et à imiter…

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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Conservation du lait maternel : qui croire ? https://www.leblogallaitement.com/conservation-du-lait-maternel-qui-croire/ https://www.leblogallaitement.com/conservation-du-lait-maternel-qui-croire/#comments Fri, 05 Sep 2014 12:09:31 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=909 A la question « Combien de temps puis-je conserver mon lait maternel ? », il existe tout un panel de réponses en fonction des organismes qui les donnent. Des chiffres tellement différents qu’on ne sait plus qui croire ni quoi faire. A tel point que cela perturbe les nouveaux parents dans les pratiques du quotidien. Essayons ensemble d’expliquer … Continuer la lecture de Conservation du lait maternel : qui croire ?

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A la question « Combien de temps puis-je conserver mon lait maternel ? », il existe tout un panel de réponses en fonction des organismes qui les donnent. Des chiffres tellement différents qu’on ne sait plus qui croire ni quoi faire. A tel point que cela perturbe les nouveaux parents dans les pratiques du quotidien. Essayons ensemble d’expliquer d’où viennent ces différences pour que vous puissiez y voir clair et évaluer votre réponse à vous.

 

 

De nombreux facteurs

 

Les facteurs qui entrent en ligne de compte pour estimer la durée de conservation sont très nombreux, et qui plus est, pas toujours mesurables voire tout à fait aléatoires. Par exemple :

-L’état de santé du bébé : il faut être d’autant plus prudent que le bébé est faible, prématuré ou immunodéprimé

-La propreté du récipient contenant le lait maternel : était-il stérile ou non avant utilisation ? (°)

-L’hygiène de la mère (seins, mains) : elle peut abriter sur sa peau des bactéries pathogènes en plus ou moins grand nombre. Un juste équilibre de la toilette est à trouver, il ne s’agit pas non plus de se frictionner à l’alcool plusieurs fois par jour ! On obtiendrait d’ailleurs l’effet inverse. Une toilette quotidienne au savon suffit.

-Lorsqu’on parle de conservation à température ambiante, il est clair qu’elle varie très nettement si c’est l’hiver ou la canicule, si on est en plein soleil ou dans une salle climatisée.

-L’état de fonctionnement du réfrigérateur ou du congélateur : si le thermostat fonctionne bien ou non.

L’endroit où le flacon de lait maternel est placé dans le frigo. Par exemple, dans la porte la température est plus élevée que dans le fond du frigo. Elle varie également suivant les étages (normalement ces informations sont données sur la fiche technique du réfrigérateur).

-La façon d’utiliser l’appareil : s’il est ouvert régulièrement ou non, et combien de temps il l’est.

On comprend bien qu’il ne peut pas y avoir de solution absolue à cette question mais uniquement des informations et éléments de réponse.

 

 

Une durée maximale pour maîtriser un risque

 

Pourquoi faire attention à ne pas conserver trop longtemps le lait maternel ? Car c’est bien cette question qu’il faut se poser pour comprendre l’enjeu. Le risque, c’est la prolifération bactérienne. Les bactéries sont partout, et notamment sur notre peau. Certaines nous sont indispensables car elles prennent une part importante dans notre vie, par exemple pour notre digestion. Mais d’autres sont pathogènes : elles peuvent entraîner des maladies, et ce d’autant plus qu’elles sont nombreuses et que l’organisme est faible, comme peut l’être celui d’un bébé, qui n’a pas encore un système immunitaire mature.

 

Lorsqu’une femme tire son lait, des bactéries sont présentes dans le biberon de recueil. Le lait maternel est bourré d’agents protecteurs, comme les macrophages, qui vont éliminer une bonne partie des bactéries. Mais au fur et à mesure que le temps de conservation s'allonge, les macrophages seront de moins en moins actifs, et les bactéries risqueront de se multiplier de nouveau. Si ce sont des bactéries pathogènes, il y a un risque pour le bébé.

 

Il y a deux choses à savoir pour bien comprendre :

plus la température est élevée, tout en restant inférieure bien sûr à la température qui tue les bactéries, plus ces micro-organismes vont se multiplier. Voilà pourquoi la durée de conservation du lait maternel est plus courte à 20°C qu’à 4°C.

-lorsque le lait est congelé, il ne se passe plus rien ou presque : les bactéries ne peuvent plus se multiplier. Par contre, ces tueurs de bactéries que sont les macrophages contenus dans le lait maternel, éclatent à la congélation. Une fois le lait décongelé, ces précieuses cellules ne pourront donc plus assurer leur rôle protecteur. Le lait maternel congelé et non consommé devra par conséquent être jeté juste après la tentative de donner le biberon.

 

 

Alors ? Concrètement ?

 

Comme vous l’avez sûrement compris maintenant, il est difficile vu le nombre de facteurs de présumer du temps exact à partir duquel votre lait pourrait commencer à subir une prolifération bactérienne. La théorie voudrait que l’on fasse des analyses en permanence, ce qui est bien sûr impossible. Les durées de conservation sont donc toujours indicatives.

 

Pour les organismes sanitaires, il faut bien communiquer des données à la population, ils ne peuvent pas échapper à cette mission qui est la leur. Mais ces même autorités sanitaires ont également un autre souci en tête : se protéger pour qu’il ne puisse pas être dit qu’un bébé est mort par leur faute. Ce biais va naturellement les pousser à être assez drastiques, et si l'on peut dire, conservateurs… Ainsi, pour l’AFSSAPS, la durée de garde à 4°C est donc de 48 heures. Cela permet que, même si du lait maternel recueilli dans des conditions douteuses, placé dans un frigo qui refroidit plutôt à 10°C qu’à 4°C, avec un grand frère qui se sert en soda toutes les demi-heures et laisse la porte ouverte jusqu’à ce qu'un adulte le remarque, eh bien le bébé ne soit pas intoxiqué. Si le biberon était resté plus de 48 heures dans ces conditions, il y a fort à parier que le lait aurait été impropre à la consommation.

 

Les associations de mamans, comme La Leche League, sont davantage dans l’observation de la réalité, voire dans le cas par cas. Elles sont là pour aider les mamans et ne sont pas dans la crainte d’une responsabilité pouvant être engagée. Elles vont donc, en responsabilisant les mères aux méthodes de conservation, donner des recommandations allant jusqu’à 8 jours à 4°C. Mais cela suppose un réel accompagnement et des explications comme celles fournies ci-dessus.

 

La vérité, c'est donc la vôtre, c'est celle qui colle à votre façon de vivre en conscience de ce que vous faites. En tant que professionnelle de santé, je me dois de présenter par défaut les recommandations officielles françaises en vigueur aujourd’hui qui prévalent en cas de doute. En tant que maman allaitante, j'avais établi lors de mes allaitements de façon empirique une durée de conservation à 4°C qui se trouvait être au milieu des deux recommandations cités ci-dessus.

 

J'espère que ces quelques explications vous permettront de vous sentir moins désarmée face aux différents discours…

 

 

 

(°) Attention, cette phrase n’a pas pour but de pousser à la stérilisation systématique avant chaque utilisation. Nous rappelons juste que la stérilité du contenant est un facteur parmi d’autres. Actuellement, les recommandations officielles sont de ne pas stériliser les biberons si le bébé est en bonne santé et né à terme, et elles sont tout à fait légitimes à notre avis.

 

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Préparation allaitement-travail, une course contre la montre? https://www.leblogallaitement.com/preparation-allaitement-travail-une-course-contre-la-montre/ https://www.leblogallaitement.com/preparation-allaitement-travail-une-course-contre-la-montre/#comments Thu, 15 May 2014 08:01:11 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=768 J'ai parlé récemment avec une maman totalement paniquée par la gestion de son allaitement exclusif dans le cadre de la reprise du travail. Mais j'avais beau lui poser toute une série de questions, je ne parvenais à voir qu'une situation où tout allait bien! Elle reprenait le travail seulement six semaines plus tard, tirait son … Continuer la lecture de Préparation allaitement-travail, une course contre la montre?

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J'ai parlé récemment avec une maman totalement paniquée par la gestion de son allaitement exclusif dans le cadre de la reprise du travail. Mais j'avais beau lui poser toute une série de questions, je ne parvenais à voir qu'une situation où tout allait bien! Elle reprenait le travail seulement six semaines plus tard, tirait son lait avec facilité, le bébé était très coopératif, prenait avec la même bonne humeur sein et biberon, etc. J'allais lui demander clairement où était le problème quand elle me devança en disant : "en fait, je suis perdue depuis que j'ai vu la pédiatre parce qu'elle m'a dit qu'à partir de deux mois, l'allaitement à la demande doit être terminé et qu'il faut rapidement prendre un rythme pour l'entrée en collectivité".


Ah voila!

 

"Vous devez lui faire prendre le rythme un mois avant la date"

Ces discours sont bien rôdés et tellement rabâchés que les professionnels peu ou pas formés à l'accompagnement de l'allaitement finissent eux-même par s'en persuader. C'est malheureusement une idée répandue chez les pédiatres, heureusement pas chez tous, qu'il faut s'y prendre tôt pour sevrer. Comme s'il s'agissait d'une préparation stratégique en vue d'une opération militaire. Mais le fait est que l'on ne prépare pas la reprise du travail comme on part en guerre, cela peut se vivre tout en douceur!

 

Le plus tôt n'est pas le mieux

Les retours d'expérience ont vite fait de tordre le cou à ces phrases dogmatiques : qu'on se le dise, non, le plus tôt n'est pas le mieux! C'est même bien souvent le contraire. A quoi cela rime-t-il de commencer à rythmer le bébé ou à donner du lait artificiel six semaines avant la reprise? C'est risqué pour l'allaitement, c'est stressant pour la maman et son bébé. Alors que jusqu'à présent, tout se passait bien. Quel dommage! Le bébé, qui est une vraie éponge, s'adapte rapidement aux situations, à partir du moment où sa maman sait où elle va.

 

Comment se préparer?

Alors, à quel moment commencer à se préparer à la séparation lorsqu'on allaite exclusivement? Cela dépend bien sûr d'une foule de paramètres : l'âge du bébé, le mode de garde, les horaires de la maman etc. Sans compter que chaque allaitement a ses particularités.

Mais je vous donne trois points de mon expérience acquise grâce aux centaines de femmes que j'ai accompagnées dans leur reprise :

 

– Il n'est pas intéressant de vouloir rythmer le bébé en lui imposant par exemple une tétée toutes les trois heures alors que jusqu'à présent il tétait de façon plutôt aléatoire et que cela se passait bien. Vous allez y laisser beaucoup d'énergie pour peu de résultats. Une fois gardé, votre enfant fera la différence entre "je suis avec maman" et "je suis gardé" et il s'y adaptera.

 

– Vous pouvez vérifier régulièrement (pour vous rassurer!) que le bébé accepte le biberon, à l'occasion de quelques sorties qui vous permettront de souffler un peu. Mais ce n'est pas utile d'introduire, un mois à l'avance, un biberon à heure fixe "pour l'habituer".

Sachez même que certaines mamans choisissent, en accord avec l'assistante maternelle, que ce soit elle qui donne le premier biberon, et que cela se passe très bien!

 

– Commencer à stocker du lait maternel deux semaines avant la reprise du travail suffit amplement. Surtout si vous avez déjà testé l'utilisation d'un tire-lait et que tout se passe bien. Vous n'avez pas besoin, sauf situation très particulière, d'avoir des dizaines de litres au congélateur! (Non je n'exagère pas!). Les quantités pour le premier jour, plus un petit stock de sécurité de cinq à dix biberons sont suffisants.

Le problème d'une maman qui a trop de réserves, c'est qu'elle est tentée de piocher souvent dedans, et elle oublie qu'elle doit stimuler correctement ses seins. La reprise classique en France étant bien précoce, cela peut poser problème pour la pérénité de l'allaitement.

Certaines mamans commencent à stocker du lait alors que leur bébé est âgé d'à peine quinze jours. Non seulement c'est prématuré mais c'est également inutile : le lait va se modifier, il n'est pas encore mature, et ne correspondra plus aux besoins du bébé deux mois plus tard.

 

En résumé, voici comment je vois la préparation à la reprise du travail : profitez jusqu'à la dernière minute de l'allaitement à la demande, sans stress, avec votre bébé. Prenez du plaisir à l'allaiter. Il sera bien assez vite soumis aux rythmes infernaux de notre société. Si vous pouvez lui donner quelques semaines de sursis, alors n'hésitez pas!

 

 

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Tire-lait mon ami https://www.leblogallaitement.com/tire-lait-mon-ami/ https://www.leblogallaitement.com/tire-lait-mon-ami/#comments Tue, 18 Feb 2014 15:57:41 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=649 Les témoignages des femmes qui m'écrivent lorsqu'elles racontent leur quotidien avec leur tire-lait sont parfois émouvants. Me croirez-vous, certaines me racontent par exemple qu'elles ont pleuré la dernière fois où elles l’ont utilisé. Et pourtant, souvent, il ne s'agit pas de la fin de l'allaitement. Elles cessent simplement de tirer leur lait, souvent pour passer … Continuer la lecture de Tire-lait mon ami

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Les témoignages des femmes qui m'écrivent lorsqu'elles racontent leur quotidien avec leur tire-lait sont parfois émouvants. Me croirez-vous, certaines me racontent par exemple qu'elles ont pleuré la dernière fois où elles l’ont utilisé. Et pourtant, souvent, il ne s'agit pas de la fin de l'allaitement. Elles cessent simplement de tirer leur lait, souvent pour passer à deux ou trois tétées par jour.

Alors pourquoi pleurent-elles?

Exprimer son lait avec une machine n'est pas franchement une activité plaisante en soi, diront la majorité des femmes (et des hommes!)

C'est vrai qu'il s'agit de la fin de quelque chose et Dieu sait que les femmes y sont sensibles.

 

Attachement ou réflexe?

Mais avant tout, on peut remarquer qu'elles se sont attachées à l'appareil, qui est en quelque sorte devenu leur « ami » Et c'est d’ailleurs pour cela que l’expression du lait a pu bien fonctionner…

Cet appareil a priori déplaisant a été l'ami des heures difficiles pour les mamans de bébés prématurés, l'ami de la reprise du travail qui a permis de se conjuguer à deux temps, l'ami complice des soirées où on a laissé Bébé à sa Mamie.

Mon expérience me souffle que c'est quand ce transfert affectif se produit que la femme exprime son lait en abondance. Il y a probablement aussi des questions de réflexe et d'habitude qui jouent. Peu importe à la limite, ce qui compte c'est que cela marche!

Et pourtant, nombreuses sont les mères qui se braquent dès qu'on évoque l'idée d'un tire-lait. Il y en a aussi qui se braquent sans (se) le dire.

 

L'allaitement comporte une importante composante psychologique

J'ai déjà vu des mamans qui ont les deux seins qui coulent à flot lors du réflexe d'éjection provoqué par le bébé tétant sur un sein. Et comme par magie, lorsqu'elles approchent la téterelle de l'autre sein, le flux s'interrompt immédiatement.

Lorsqu'on discute avec les nouvelles mamans se trouvant dans ce cas, on note très souvent une peur de se sentir ridicule, d'être une vache laitière que l'on trait, et de perdre sa féminité.

Je leur conseille de regarder les effets positifs au-delà de cette situation.

Au bout d'un moment, la honte est dépassée, le plaisir vient, et avec lui, le lait….

 

Alors, si vous regardiez votre tire-lait avec un peu plus d'affection?

 

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Au secours, je reprends le travail! https://www.leblogallaitement.com/au-secours-je-reprends-le-travail/ https://www.leblogallaitement.com/au-secours-je-reprends-le-travail/#comments Fri, 10 Jan 2014 14:40:51 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=541 « Voilà, je reprends le travail dans une semaine, mon bébé a deux mois et c'est terrible : je ne tire rien. »   Telle est la situation angoissante que m’exposent certaines femmes qui allaitent exclusivement leur bébé et sont contraintes d'exprimer leur lait. Que faire pour s'en sortir?       Ne minimisez pas vos résultats! … Continuer la lecture de Au secours, je reprends le travail!

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« Voilà, je reprends le travail dans une semaine, mon bébé a deux mois et c'est terrible : je ne tire rien. »

 

Telle est la situation angoissante que m’exposent certaines femmes qui allaitent exclusivement leur bébé et sont contraintes d'exprimer leur lait. Que faire pour s'en sortir?

 

 

 

Ne minimisez pas vos résultats!

 

En effet, ce qui est appelé « rien » est parfois beaucoup plus que ce que l’on peut croire!

 

Lorsqu'une mère exprime 80 mL de lait au total sur la journée, alors qu'elle est à la maison avec son bébé, au vu de la quantité de lait que le bébé a bu, admettons 800 mL, ce volume supplémentaire représente tout de même une augmentation de 10%. Ce n'est PAS RIEN! Demandez une augmentation de 10% à votre patron du jour au lendemain, vous verrez s’il estime qu’en effet ce n’est rien !

Faisons attention au poids des termes employés. Les mots ont une grande importance en allaitement, surtout parce qu'ils jouent sur notre moral assez facilement. N'oublions pas que la glande produisant les hormones de l'allaitement est sous le contrôle de l'hypothalamus, lui-même sensible à nos humeurs et émotions!

Mesdames, gardez bien à l'esprit que lorsque vous préparez votre reprise de travail, vous faites des réserves et que vous demandez par conséquent un effort supplémentaire à vos seins. Donc soyez patientes et indulgentes avec vous-mêmes.

 

 

Donnez-vous les moyens de comprendre

 

Si les quantités ne sont vraiment pas au rendez-vous, il faut analyser la situation.

Lorsque vous tentez d’exprimer votre lait, et que vous n'avez aucun jet, mais uniquement un déprimant goutte à goutte pendant une demi-heure, c'est probablement qu'il n'y a pas eu de réflexe d'éjection, en d'autres termes pas de « montée-de-lait ».

Si cette situation se produit après une tétée où bébé s'est montré efficace, c'est tout à fait logique : il a bien « vidé » votre sein, et vous êtes maintenant dans le « creux de la vague » hormonal.

Si non, c'est que la stimulation n'a pas été bonne et l'ocytocine (°) n'a donc pas été produite.

L'idéal pour faire quelques réserves est d’exprimer votre lait en même temps que votre bébé tête d'un côté, de préférence le matin, moment où vous avez le plus de lait en principe. Vous profiterez de la montée de lait générée par votre bébé. 

 

Créez de bonnes conditions de tétée

 

« Mon bébé est maintenant en adaptation à la crèche, et je n'arrive pourtant pas à tirer un repas… »

 

Voici alors des petits trucs, qui pourront également vous aider au travail.

 

En préambule, il faut bien comprendre que l’action du tire-lait n’est que mécanique : le mamelon est étiré. Votre bébé, lui, fait cela et bien plus encore. Il stimule tous vos sens. La délicieuse petite odeur de sa tête, ses petits bruits, ses caresses, ses grands yeux, participent à l'ensemble des stimuli amenant la production et l'éjection du lait.

 

Pour retrouver un peu de cette ambiance, vous pouvez, avant de tirer votre lait, utiliser un petit rituel qui vous amène dans un contexte propice.

 

Stimulez vos sens avec l’odeur de votre bébé sur un linge qu’il a porté. Nous sommes des mammifères, l'odorat est un de nos sens les plus importants, même si notre société ne nous encourage pas à le reconnaître.

 

Réalisez ensuite un petit massage appelé « massage Marmet » (°°), qui comprend 3 étapes :

 

-1- Caressez vos seins de haut en bas jusqu'au mamelon. Votre peau se souviendra alors très bien des caresses que fait votre bébé pendant la tétée ;

 

-2- Faites des petits mouvements circulaires tout autour de l'aréole (photo ci dessous), pour stimuler les acini, ensemble de cellules sécrétrices du lait ;

 

 

massage marmet

-3- Enfin, penchez-vous en avant et doucement, secouez vos seins. Le réflexe d'éjection suivra facilement.

 

 

Vous pouvez reproduire ce massage en cours d'expression pour relancer la production si besoin.

 

Pour finir, pensez que l'inconnu de cette nouvelle organisation de la vie qui s'annonce (le travail avec un bébé) vous amène forcément un stress qui va se dissiper une fois que vous aurez trouvé vos nouvelles marques.

 

Et là, quelle fierté de s'accomplir à la fois en tant que femme et que mère!

 

Bonne reprise!

 

 

 (°) L'ocytocine est l'hormone qui provoque l'éjection du lait

 

(°°) Cette technique est utilisée dans le cadre d’une expression manuelle, mais elle fonctionne bien aussi avec un tire lait.

 

 

 

 

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