grossesse | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 16 Nov 2021 10:42:54 +0000 fr-FR hourly 1 Allaitement de mes twincess https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-de-mes-twincess/ https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-de-mes-twincess/#comments Tue, 31 Aug 2021 08:43:53 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2222 Ci dessous vous trouverez le récit d’Elodie, maman de Céleste et Amélia. Mon parcours de maman a démarré fort : 4 fausses couches consécutives et enfin une grossesse menée à terme. Lors de l’échographie de datation, on détecte une grande poche et deux vésicules vitellines contenant chacune un bébé. Je vais avoir des jumeaux ! Quelques ombres … Continuer la lecture de Allaitement de mes twincess

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Ci dessous vous trouverez le récit d’Elodie, maman de Céleste et Amélia.

Mon parcours de maman a démarré fort : 4 fausses couches consécutives et enfin une grossesse menée à terme. Lors de l’échographie de datation, on détecte une grande poche et deux vésicules vitellines contenant chacune un bébé. Je vais avoir des jumeaux !

Quelques ombres au tableau de ma grossesse

Les événements générateurs de stress démarrent pour nous. Mes jumelles monozygotes, qui partageaient le même placenta montrent une différence de croissance à l’échographie qui ne va que se creuser avec le temps. Enceinte de 19 semaines, nous rencontrons une spécialiste en anténatalogie. Elle craint qu’il me soit compliqué de mener ma grossesse gémellaire à son terme. Le plus petit bébé présente des soucis avec son cordon. Résistera-t-elle ? Le cap des 25 semaines d’aménorrhée est cependant atteint ; le médecin préconise alors une injection de corticoïdes pour activer la maturation pulmonaire des bébés.

A 28 semaines, je démarre un travail spontané car la plus grande de mes bébés, Amélia appuie sur mon col utérin. Débute alors un long séjour en service de grossesse pathologique puis en néonatalogie. La peur d’une anomalie nous tient. Les problèmes s’accumulent en une semaine : il est temps que je leur donne naissance, me fait-on comprendre.

Mes filles sont là

Céleste et Amelia naissent un beau jour d’automne, après une grossesse tumultueuse et une naissance par césarienne jugée inévitable. Mes filles voient le jour en salle d’opération où l’équipe a veillé à mon confort et mon bien-être, notamment en diffusant une musique apaisante. Elles apparaissent à deux minutes d’intervalles, si petites, fragiles et déjà si vigoureuses. J’ai à peine le temps de les voir, de les toucher que l’équipe les emmène pour prendre soin d’elles. Dans la précipitation, on oubliera d’immortaliser ce moment en photo. Je pourrai voir mes filles et les toucher à nouveau 7 heures plus tard.

Il existe plusieurs stades de prématurité, lesquels nous donnent de bons indicateurs sur la viabilité des bébés à venir et sur les possibles difficultés qu’ils vont rencontrer. Ils constituent des paliers à atteindre. Chaque semaine, chaque jour, chaque heure gagnée représente un grand pas en avant, un espoir pour l’avenir.

Ainsi sont arrivées mes deux « twincesses » comme j’aime les surnommer, contraction de twins (jumeaux en anglais) et princesses. Deux magnifiques petites filles de respectivement 2,150 kg et 1,350 kg à quasiment 31 semaines, soit la veille de mon entrée dans le 7ème mois de grossesse.

Je ressens un immense mélange de bonheur, de joie, et d’angoisse. La peur viscérale qui me tenaillait enceinte est toujours présente. Mes bébés qui auraient pu ne pas survivre in utéro vont-elles maintenant s’adapter et franchir les lourdes étapes de la vie à l’air libre ? J’apprends à faire confiance. Si quelque chose doit arriver, une équipe médicale compétente est là pour sauver mes bébés. On peut agir, on n’est plus impuissant comme c’était le cas alors qu’elles étaient dans mon ventre.

Je décide de créer un lien avec mes enfants coûte que coûte

Qu’elle ait pu être anticipée ou non, la prématurité n’en reste pas moins difficile à accepter et chamboule un projet de naissance. Elle m’a paru abrupte, froide et douloureuse. Elle s’apparente à un véritable parcours du combattant, à des montagnes russes émotionnelles, ponctuées d’espoir, de petites victoires et de rechutes, et parfois à une descente aux enfers. Dans cette épreuve, la cohésion des parents est importante si leur père est suffisamment présent avec la maman soignante. Souvent, j’ai eu l’impression de faire un pas en avant, puis deux en arrière.

Mes filles sont là et j’éprouve déjà à leur égard un amour intense, inconditionnel. Pourtant, créer le lien avec mes bébés en couveuse a représenté un sacré défi. Au début, j’étais présente essentiellement pour les soins, je savourais le peau à peau malgré les tuyaux. J’ai cru une nouvelle fois les perdre lorsqu’un staphylocoque est venu se loger tout prêt de leur cœur. J’ai été admirative lorsqu’elles ont été sevrées de la sonde d’oxygène et qu’elles ont surmonté un reflux pathologique.

L’allaitement et le tire-allaitement

Dès l’annonce de ma grossesse, l’allaitement s’est imposé à moi comme une évidence, et j’ai énormément appris sur les réseaux sociaux et dans des livres. J’y ai trouvé des contenus riches et gratuits. Pourtant, aucun n’a été suffisant pour affronter l’angoisse du rythme des tétées et des quantités à tirer. Je ne savais pas répondre aux réflexions désobligeantes et encore moins réfuter certaines idées reçues. Je refusais pourtant de courber l’échine et d’accepter les biberons.

Mon tire-allaitement a démarré dès la salle de réveil post césarienne. J’ai recueilli mon colostrum manuellement, puis je me suis retrouvée seule dans ma chambre avec mon tire-lait alors que mes bébés étaient deux étages en dessous et que ceux des autres mères juste à côté se faisaient entendre. Un déchirement atroce. Surmonter des engorgements, deux mastites, apprendre à apprivoiser ce tire-allaitement qui allait m’accompagner 12h par jour pendant 4 mois, trouver la taille de téterelles adéquate ont représenté de grands défis. Mes filles ont d’abord été alimentées par sonde nasogastrique, puis au « DAL » (Dispositif d’Aide à la Lactation) au doigt et enfin au « DAL au sein. » Les premières mises au sein se sont accompagnées de bradycardies affolantes. Un pas en avant, deux pas en arrière.

Je me suis promise d’allaiter

Les jours passant, nous avons fini par demander un transfert dans un hôpital plus proche de notre domicile. Le personnel manquait d’expérience pour m’accompagner dans mon souhait d’allaiter mes filles ; il s’y opposait même parfois arguant que le biberon serait plus facile. Je me suis donc organisée seule pour permettre à mes filles de téter. En bout de course, je me suis résignée et j’ai cédé à la pression du personnel hospitalier qui demandait que mes filles soient nourries avec des biberons de lait maternel enrichi pour qu’enfin on nous laisse rentrer chez nous.



Les difficultés de succion

L’introduction forcée du biberon a provoqué une confusion contre laquelle j’ai dû me battre : la succion de mes filles n’était pas suffisamment efficace pour qu’elles puissent passer du biberon au sein sans difficulté. Toutefois, le recours au biberon de complément de lait maternel enrichi a permis que l’on sorte enfin après plus de trois mois et demi d’hospitalisation Puis nous sommes passées du biberon au DAL et enfin au sein. J’ai mené ce parcours seule, sans l’aide de l’équipe médicale.

La prise de poids de mes filles restait toutefois modérée. Les deux pédiatres de néonatalogie me parlent de les diversifier à 4 mois pour qu’elles prennent davantage de poids alors qu’elles étaient nées avec deux mois d’avance ! Je refusais. Après avoir sollicité l’aide d’une nouvelle consultante en lactation, on a fini par comprendre pourquoi mes filles peinaient à téter : elles présentaient des troubles de l’oralité.

J’ai le sentiment que j’aurais sans doute encore plus mal vécu cette prématurité si je n’avais pas allaité. En outre, ma relation avec mes jumelles n’aurait pas été aussi forte, aussi fusionnelle. Les allaiter, les mettre en peau à peau, leur donner tout ce temps, nourrir cette conviction que je leur donne le meilleur me procure un sentiment d’apaisement. A 24 mois, l’allaitement est toujours le pilier de notre relation mère – filles. Finalement, j’ai tenu bon et je suis même heureuse d’avoir offert 25 litres de lait au lactarium pour aider d’autres bébés. Les tétées s’espacent doucement aujourd’hui et je me sens fière d’en être arrivée là où je suis. Cette aventure m’a appris la ténacité.

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Débuts imprévus https://www.leblogallaitement.com/debuts-imprevus/ https://www.leblogallaitement.com/debuts-imprevus/#respond Mon, 02 Jan 2017 09:41:18 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1486 Toute l’équipe de Grandir Nature se joint à moi pour vous souhaiter une très bonne année 2017 avec  plein de tétées et  du lait maternel qui coule à flot !!! 🙂 Pour commencer cette nouvelle année, j’ai choisi de publier le témoignage de Myriam, maman d’une grande prématurée qui va nous parler de son histoire … Continuer la lecture de Débuts imprévus

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Toute l’équipe de Grandir Nature se joint à moi pour vous souhaiter une très bonne année 2017 avec  plein de tétées et  du lait maternel qui coule à flot !!! 🙂

Pour commencer cette nouvelle année, j’ai choisi de publier le témoignage de Myriam, maman d’une grande prématurée qui va nous parler de son histoire en plusieurs parties. Voici un témoignage plein de courage.

Cinq mois de grossesse, notre petite merveille naît. Victoria mesure 33 cm et pèse 690g. Naissance inattendue pour un bébé d’une fragilité extrême. Le service de réanimation, ou « réa » devient son nouveau cocon, notre seconde maison. Un monde qui a son propre espace temps, peuplé d’êtres humains lumineux, les plus petits qui soient.

Avec cette naissance prématurée démarre l’attente. On ne le mesure pas encore bien mais c’est extraordinairement dur. Petit à petit, les minutes se muent en jours puis en mois. On s’accroche au peu que l’on puisse apporte, à commencer peut-être par mon lait.

Y a pas de mots pour décrire ce que je ressens alors. La Vie de ma fille tient à un fil. Ma tentation est si grande de me décourager. Pourtant, la solution est là, continuer d’y croire, et avoir pour seul et unique objectif de garder confiance parce l’on ne maîtrise rien. On peut contrôler ce qui vient de soi, planter l’espérance dans un terreau fertile, chaleureux et bienveillant, cultiver son jardin intérieur pour espérer récolter les plus beaux fruits qui soient. Il y a des ingrédients nécessaires et que l’on retrouve chez tous les rayonnants sortis de ces épreuves : l’amour, la joie et l’espoir toujours en ligne de mire. Ça n’enlève pas la souffrance, ni les larmes mais l’enracinement est trop important pour que la tige poursuive son chemin pour s’élever.

Le quotidien, c’est juste se remémorer très régulièrement du seul ou des quelques petits moments positifs. Il y en a toujours un même dans la pire de la pire des journées. S’accrocher à ces sourires en fait partie, à ces rires entendus au loin. Sentir cette brise légère caresser notre visage quand on est dehors. Garder en mémoire les messages d’un proche ou d’un ami qui nous veut du bien, qui envoie des wagons de courage et une locomotive de force, ou juste qui prie pour nous dans cette situation à laquelle on ne comprend rien. Romain Gary disait à juste titre : “Vous ne pouvez pas attendre de la vie d’avoir un sens. Vous devez lui en donner un ». Et c’est bien ce sur quoi nous nous sommes concentrés. C’est ce qui m’a aidé à trouver mille et une ressources en moi pour recueillir le précieux liquide. Mon or, son médicament, ce lait qui préserve ce lien incomparable entre ma merveilleuse fille que j’aime tant et qui lutte pour s’accrocher à la vie.

Puis chaque jour, avancer, sonner à l’interphone, attendre patiemment que la porte s’ouvre et se referme, poser un pied puis l’autre jusqu’au casier, déposer mon manteau, dérouler mon écharpe, chaque geste avec une temporalité propre, celle de la réa. Puis me diriger vers les lavabos, et méticuleusement, accomplir les rites de désinfection, porter l’habit de circonstance, le masque et repartir vers les berceaux. Mettre tous mes sens en éveil, en étroite connexion avec le présent, vivre, sans perdre un instant.

Sur chaque mur un peu sombre que je rencontre, je dessine un petit ange à la craie. Pour donner de la douceur au monde.” Jean-Charles de Castelbajac

Au moment de dire bonjour, je recherche les yeux de la personne qui est là juste pour me donner toute la force dont j’ai besoin pour continuer mon chemin. Il y a une osmose, une harmonie qui se crée entre le personnel soignant et les parents qui ne nécessitent pas d’explications ; les regards se suffisent à eux-mêmes.

Mon seul but alors : être présente et disponible pour Victoria, en réa, me tenir près de la couveuse pour la soutenir dans ce qu’elle vit, les bons moments et les bonnes nouvelles comme dans les difficultés et les jours plus compliqués.

Myriam en contact avec Victoria - couveuse

Je me souviens d’une après-midi particulièrement éprouvante. J’avais le moral en dents de scie. Je passais d’un état rassuré à inquiet en deux minutes. C’est alors que j’ai envoyé un texto à Suzanne, la responsable de l’aumônerie. Elle seule a le droit d’effectuer des visites à l’improviste dans le service. Elle était disponible et a mis peu de temps pour nous rejoindre. Sa seule présence me rassure et son écoute est inestimable. Je la revois avec son sourire jusqu’aux oreilles, ses yeux qui pétillent d’allégresse. Je lui ai expliqué la situation, elle voyait bien que j’avais le moral dans les chaussettes, épuisée par ces sonneries, le scope ( appareil pour surveiller le rythme cardiaque de bébé ) et ce service que je voulais fuir. Je ne sais même plus ce qu’elle a répondu, parce que c’était davantage sa prestance que ses mots qui m’ont touchée. La puéricultrice a scotché sur la porte une note « ne pas déranger ». En ces instants éprouvants, nous nous sommes mises à prier, juste ce qu’il faut pour me consoler et me réconforter. Suzanne connaît les mots pour dire, pour prier comme il se doit lorsque l’on est incapable de restructurer sa pensée, l’affect marqué à vif.

Quand je repense à cette période fragile de notre aventure, je me souviens aussi que le dialogue avec nos proches n’était pas facile non plus. C’est difficile de décrire ces instants, mes émotions de mère. L’impression que toutes nos souffrances sont banalisées. Et pourtant, c’est tellement vrai, se sentir impuissant devant l’inacceptable, la souffrance d’un enfant et de sa mère, ça touche tout le monde en plein cœur.

Alors quand – après des semaines – vient enfin le moment où je peux porter ma Victoria dans mes bras en peau à peau, le silence s’installe, l’amour circule enfin avec une intensité que rien ne peut atténuer. Comme si l’énergie était tellement contenue, qu’enfin libérée, la fleur s’épanouit et s’ouvre au grand jour, pour notre plus grand bonheur.

Cramponnez-vous, tant que la vie palpite…
 Ne lâchez rien, c’est le seul moyen d’aller plus haut!” (Pierre Lunel)

Et quand la sortie se fait tellement désirer, je rencontre Rachel au self, une pédiatre qui s’installe à ma table pour manger ! Au moment-même où le doute s’installe, je me sens lasse, figée au bord du chemin. Elle est alors un témoin formidable et je reprends ma route le cœur plus léger. Ce sont des discussions que je n’oublierai pas. Ce jour-là, elle m’a complètement redonné espoir quant à notre sortie.

C’est aussi grâce à Rachel, que bravant le règlement, Victoria a rencontré ses sœurs à l’hôpital, et le cœur tout brûlant nous avons savouré cette joie de nous retrouver à 5 au même endroit et au même moment. Chaque jour passé aux côtés de Victoria me fait dire la Vie est très précieuse, n’en loupe pas un instant.

J’ai décidé de profiter de tous ces bonheurs à fond, à 100 %, comme les tétées d’intense proximité. Je dois ces tétées en partie à Shasha, surnom donné à Shadock, mon tire-lait qui ne m’a pas quitté pendant bien 2 ans. Donner mon lait à ma fille, j’ai décidé d’en faire mon défi quotidien. Les études scientifiques récentes prouvent qu’un nourrisson a moins de soucis de santé quand il est nourri de lait maternel. Alors Victoria serait allaitée longtemps, c’est une évidence. Le lactarium a stocké jusqu’à quinze litres de mon lait, pour être sûre qu’elle n’en manque jamais.

Et puis après deux mois d’une attente stressante, j’entends la pédiatre déclarer pour la première fois que « Victoria a une évolution favorable ».  Au bout de 4 mois 1/2 d’hospitalisation en réanimation et en médecine néonatale, Victoria est rentrée à la maison, la veille de la fête des mères. Nous sommes enfin réunis : la séparation forcée d’avec une partie de ma famille me pesait considérablement.

D’aucuns reconnaissent qu’on ne quitte pas la réa indemne. Ce microcosme vous transforme complètement et si intensément qu’après on ne peut plus voir la vie de la même façon. Victoria a maintenant 3 ans1/2, elle est en petite section, aime beaucoup l’école et son maître. Elle s’émerveille de tout, a une détermination qui n’a d’égale que sa soif de vivre.

 [Auteure] :  Myriam Dutilleul

[Biographie] : Mère d’Élisa, Marion et de Victoria, Myriam Dutilleul a consacré 3 années à soutenir bénévolement des mères qui allaitent par le biais de l’association La Leche League. Elle est éducatrice en environnement.

Merci à Myriam pour cette article et ces photos.

 

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La PMI, au plus près des mères et des jeunes enfants https://www.leblogallaitement.com/la-pmi-au-plus-pres-des-meres-et-des-jeunes-enfants/ https://www.leblogallaitement.com/la-pmi-au-plus-pres-des-meres-et-des-jeunes-enfants/#respond Tue, 16 Feb 2016 09:31:54 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1261 Mal connue et parfois redoutée, la PMI ( Protection Maternelle et Infantile ) est là au contraire pour vous aider, vous conseiller lors de votre grossesse et votre allaitement. Pour en savoir plus, nous avons contacté Anne, sage-femme en PMI , qui nous explique son fonctionnement. Un peu d’histoire La Protection Maternelle et Infantile a … Continuer la lecture de La PMI, au plus près des mères et des jeunes enfants

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Mal connue et parfois redoutée, la PMI ( Protection Maternelle et Infantile ) est là au contraire pour vous aider, vous conseiller lors de votre grossesse et votre allaitement. Pour en savoir plus, nous avons contacté Anne, sage-femme en PMI , qui nous explique son fonctionnement.


Un peu d’histoire

La Protection Maternelle et Infantile a été créée après la seconde guerre mondiale par ordonnance du 2 novembre 1945. Il s’agissait alors de mettre en place des mesures visant à protéger la santé de la mère et de l’enfant. Au fil du temps, ses missions ont été redéfinies. Outre la protection, on parle également maintenant de promotion de la santé de la famille et de l’enfant. La notion de famille intègre naturellement les pères qui sont aussi bien concernés que les mères par l’éducation et la santé de leurs enfants. La PMI participe ainsi aux actions de prévention et de dépistage des troubles physiques, psychologiques, sensoriels des jeunes enfants, aux différents modes d’accueil, ainsi qu’au dispositif général de protection de l’enfance.

Un organe pluridisciplinaire et intergénérationnel

Ouverte à tous, la PMI dépend du conseil départemental. Elle fait travailler ensemble des professionnels issus de divers corps de métiers dont les missions sont complémentaires. Ces professionnels sont des médecins, des puéricultrices, des auxiliaires de puériculture, des sages-femmes, des éducateur(trice)s de jeunes enfants, des psychologues, des psychomotricien(ne)s, des orthoptistes, des agents administratifs. Des consultations, un accueil individuel ou collectif permettent de soutenir, aider, conseiller, orienter les futurs et nouveaux parents, les nouveau-nés, nourrissons et jeunes enfants (jusqu’à 6 ans).
Le médecin effectue des consultations infantiles de prévention (vaccination, développement psycho-moteur et staturo-pondéral, dépistage de handicap). Il est également amené à réaliser des bilans en école maternelle auprès des enfants de 3 et 4 ans.
La sage-femme propose l’entretien prénatal précoce, des consultations de suivi de grossesse ainsi que des consultations post-natales, et de contraception.
La puéricultrice et l’auxiliaire de puériculture accueillent les parents et leur enfant pour effectuer des pesées, prodiguer des conseils (allaitement maternel ou alimentation artificielle, hygiène, développement de l’enfant, soutien à la parentalité).
L’éducateur(trice) de jeunes enfants propose des accueils individuel ou collectif de soutien à la parentalité, le ou la psychologue, le ou la psychomotricien(ne), ou encore l’orthoptiste des consultations individuelles.
Ces professionnels exercent dans des centres dédiés. Certaines maternités conventionnées hébergent également des consultations de PMI.

La PMI aime la proximité…

Elle est présente dans chaque ville de France.

… la légèreté

Les consultations et vaccinations y sont gratuites. Elle est ouverte à tous, indépendamment du lieu de résidence, sans distinction économique, religieuse ou sociale, et quelle que soit la couverture sociale.

… la mobilité

Certains professionnels des équipes de PMI peuvent se rendre au domicile de femmes enceintes (sages-femmes) ou ayant accouché (sages-femmes, puéricultrices) pour les aider avec un suivi et des conseils souvent en relation avec la sage-femme libérale.

… et le travail en réseau

Les équipes de PMI travaillent en lien étroit avec les hôpitaux, les professionnels libéraux, les services sociaux, et même les écoles.

… un allié enfin pour votre allaitement

L’un des meilleurs repères d’un allaitement qui va bien est une prise de poids régulière. Les professionnels de la PMI peuvent vous accueillir pour une pesée ou revoir une position d’allaitement, faire un point avec vous si des difficultés surviennent, vous aider au moment du sevrage, même à distance de la naissance. La sage-femme peut également vous délivrer si besoin une ordonnance permettant de louer un tire-lait.
En conclusion, la PMI est un carrefour où se croisent la santé et le social, l’individuel et le collectif au service des familles.

[Auteure] : Anne Bruyère est sage-femme en PMI et auteure d’ouvrages pour jeunes enfants. Depuis plus de 30 ans, elle accompagne sans relâche les jeunes parents avec une passion intacte.

[Biographie] :
Côté cour : Anne Bruyère est sage-femme depuis 1982. Elle s’est spécialisée en acupuncture et plus tard en réflexologie chinoise.
Coté jardin : Mère de trois enfants, Anne sera une jeune grand-mère pour la première fois en mai prochain. L’arrivée de ce bébé sera, c’est certain, une belle source d’inspiration pour un nouvel ouvrage dédié à la jeunesse…

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Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/ https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/#comments Thu, 02 Apr 2015 13:16:05 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1099 Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens. Quand le doute s’installe Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour … Continuer la lecture de Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement

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Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens.

Quand le doute s’installe

Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour elle de laisser son fils décider du moment du sevrage.

Mais son entourage avait des idées très arrêtées et décisives : « Il est grand, tu peux arrêter maintenant», « Tu vas avoir des contractions », « Il prend toute ton énergie , il te fatigue » …. et encore bien d’autres remarques déplaisantes. Du coup, Tatiana était perdue, et c’est à ce moment-là qu’elle m’a appelée pour le suivi de sa grossesse.

Plein de questions!

Dès les premières minutes de notre entretien, elle me demande si elle doit sevrer son fils.

Rassurante, je lui confirme que sa première impression était la bonne : elle peut faire comme elle le souhaite.

Oui elle aura peut-être des contractions, mais l’utérus est un muscle donc c’est normal qu’il se contracte. Comme la grossesse de Tatiana n’est pas une grossesse à risque, il n’y aura pas d’effets sur le col.

Non, la croissance du fœtus ne sera pas affectée par l’allaitement (le bébé en formation est prioritaire sur tout!) et elle ne sera pas plus fatiguée qu’une autre maman enceinte avec des aînés.

Ses mamelons sont sensibles en ce moment, est-ce normal, me demande-t-elle.

Oui, sous l’influence hormonale, les mamelons sont plus sensibles et peuvent même être douloureux chez certaines femmes. Cela entraîne parfois un sevrage à contre-coeur. D’autres femmes ne sentent aucune différence. Les choses peuvent aussi évoluer pendant le premier trimestre.

Poursuite de l’allaitement pendant la grossesse

Vers le quatrième mois, elle m’appelle et me dit: «  Je ne peux plus le supporter au sein, il m’agace.»

C’est un sentiment qui a été décrit par de nombreuses mamans enceintes et allaitantes sans qu’on sache vraiment son origine. Certains auteurs pensent que ce serait un mécanisme psycho- biologique pour inciter à sevrer l’aîné.

Là encore je la rassure en lui demandant de s’écouter et de faire comme elle le souhaite, poursuivre ou non l’allaitement.

Une semaine plus tard, elle me rappelle. Tatiana a l’impression que Gabin tète « à vide ».

Je lui explique que cette baisse progressive de la quantité de lait correspond aussi à un changement dans la composition du lait. Il devient plus salé : le corps recommence à fabriquer du colostrum. Il prépare l’arrivée du nouveau-né.

Rassurée, Tatiana poursuit son allaitement mais limite le nombre de tétées et la durée, pour que son fils ne se sente pas évincé.

Et doucement c’est Gabin de lui-même qui espace ses tétées. Il grandit, joue, il a d’autres centres d’intérêts. Il tète le matin au réveil et le soir pour s’endormir.

Certains enfants se sèvrent ainsi tout seul pendant la grossesse .

Tatiana continue ainsi son allaitement au jour le jour, tantôt épanouie, tantôt agacée de cet enfant qui tète.

Le petit frère arrive!

Un matin, la poche se fissure, Tatiana se prépare pour se rendre à la maternité…

Ses seins sont tendus, elle donne rapidement encore une tétée avant de partir pour la soulager et rassurer Gabin : elle rentrera vite avec le petit frère! Alors, il pourra téter à nouveau aussi souvent qu’il veut…

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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