choix | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Thu, 23 May 2019 13:16:46 +0000 fr-FR hourly 1 Et dire que je ne voulais pas allaiter ! https://www.leblogallaitement.com/et-dire-que-je-ne-voulais-pas-allaiter/ https://www.leblogallaitement.com/et-dire-que-je-ne-voulais-pas-allaiter/#comments Thu, 23 May 2019 07:53:32 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1947 Durant leur grossesse, on demande souvent aux mères « Alors, est-ce que tu vas l’allaiter ? » en parlant de leur futur bébé, comme si ce choix d’allaitement ou de non allaitement était forcément une évidence. J’ai eu envie de recueillir le témoignage d’une femme qui n’imaginait pas allaiter son bébé, et qui répondait souvent « jamais de la … Continuer la lecture de Et dire que je ne voulais pas allaiter !

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Durant leur grossesse, on demande souvent aux mères « Alors, est-ce que tu vas l’allaiter ? » en parlant de leur futur bébé, comme si ce choix d’allaitement ou de non allaitement était forcément une évidence. J’ai eu envie de recueillir le témoignage d’une femme qui n’imaginait pas allaiter son bébé, et qui répondait souvent « jamais de la vie » quand on lui parlait d’allaitement.

Propos recueillis par Leslie Lucien.

LL : Marie, tu es maman d’une petite Bao. Avant d’être mère, te souviens-tu comment tu considérais l’allaitement ?

Marie : Je n’ai pas été un bébé allaité. L’allaitement autour de moi était inexistant. Je crois que je n’avais même jamais vu de mère donner le sein. L’image que j’en avais, c’était que l’allaitement est fait pour les mamans hippies avec des poils sous les bras qui chantent du Tryo au volant de leur camtar*. Bref, j’avais des préjugés. Je n’en connaissais pas l’importance capitale pour le bébé et pour la maman. Pour moi, naïvement, un bébé se nourrissait de lait en poudre, au biberon et puis c’est tout.

LL : Dirais-tu qu’il y’a une chose qui t’a fait changer d’avis ou bien une combinaison de raisons ?

Marie : Deux choses ont permis ce changement, en tout premier, j’ai perdu mon premier bébé à 5 mois de grossesse. Ce fut un véritable traumatisme. J’ai mesuré toute la fragilité d’un bébé et l’importance de lui donner le meilleur. J’ai décidé que puisque personne ne peut anticiper la santé de son enfant alors autant lui assurer ce que l’on a de meilleur. Lors de ma deuxième grossesse pour ma fille Bao, il était donc évident que j’allais nourrir mon bébé au sein, que j’allais prolonger ce lien particulier intra-utérin à l’extra utérin via mon lait.

Et seconde chose, il y a eu mes recherches sur les bienfaits de l’allaitement maternel concernant la santé de l’enfant et de la mère que j’ai reçus comme une véritable gifle. J’ai compris que ce n’était pas une « lubie ». L’allaitement réduit le risque de mort subite du nourrisson, le risque de maladie une fois plus grand ; les anticorps de la mère protègent le bébé et servent les premiers temps de ” premier vaccin” et aussi il réduit le risque de cancer du sein, des ovaires, de l’utérus chez la mère. Je nous assure donc le meilleur en ma possession. Bref, je n’avais pas ces informations auparavant. Cela a été une vraie prise de conscience pour moi. 

LL : Peux-tu partager avec nous les émotions que tu as ressenties lors de la première tétée ?

Marie : Le mot qui me vient c’est : « évidence » ! Ma fille a tété tout de suite. Elle était programmée pour ça. Elle a rampé jusqu’à mon sein et s’est clipsée sur lui simplement. Je peux encore entendre sa respiration et sa déglutition. C’était la vie qui s’opérait à l’extérieur de moi et que j’étais en train de nourrir. Sa chaleur sur ma peau et son air si paisible après un tel voyage éprouvant pour un si petit être, c’était spectaculaire ! Tout semblait oublié. Elle était apaisée, rassurée, alors forcément, je l’étais aussi.

LL : Est-ce que tu dirais que ton allaitement t’a permis d’apprendre des choses sur toi ?


Marie : Oui, tellement ! L’allaitement m’a bien plus appris que ma grossesse. Il m’a appris que j’étais forte, que j’étais puissante ! Je nourris ma fille sans aucun autre besoin. Je l’hydrate et lui remplis l’estomac. Je plaisante souvent en disant « chacun de ses multiples bourrelets, c’est l’accomplissement de mon job de femme ». J’ai ainsi gagné une confiance en moi très forte. Je suis fière de moi, fière de ce choix.

LL : Aujourd’hui,  où en es-tu dans ton allaitement ?

Marie : J’allaite toujours, même si les tétées sont moins fréquentes. On en compte aujourd’hui 4-5 par 24h (sauf en période de poussées dentaires). On vise le sevrage naturel en espérant sous peu réintroduire les protéines de lait de vache dans mon alimentation. Je les avais en effet supprimées en raison d’une intolérance de ma fille, décelée lors ses premiers mois de vie. Je tiens autant qu’elle à cet allaitement mais je reste complètement à son écoute donc tout est possible. Nous verrons ce que Bao décidera.

LL : Quel est ton plus beau souvenir d’allaitement ?

Marie : Je suis tentée de dire tous. Même extenuée durant les nuits les plus difficiles, il y’a toujours eu ce frisson de bonheur quand elle tète. Mais si je n’en choisissais qu’un, ce serait notre tête-à-tête pour son premier Noël, elle avait 6 mois. Au milieu du tumulte et de l’agitation du réveillon, on s’est éclipsées pour la tétée l’une contre l’autre, ses yeux plantés dans les miens qui lui disaient ” Joyeux Noël mon bébé voilà mon plus beau cadeau “. Moment suspendu entre elle et moi avec le tendre regard du papa à côté : on était au cœur du bonheur. D’ailleurs, j’ai envie de partager avec vous cette photo de la tétée de Noël que son papa a su immortaliser 

LL : Quel regard portes-tu aujourd’hui sur la Marie qui ne voulait pas allaiter avant d’avoir Bao ?

Marie : J’ai une certaine peine pour elle, elle ne savait finalement rien. Elle était davantage à l’écoute de la télé et du qu’en-dira-t ‘on que de son propre instinct. Elle serait passée à côté d’une expérience incroyable et bien plus forte selon moi que la grossesse et l’accouchement.

LL : Aurais-tu envie de partager autre chose aux futures mères ?

Marie : Tentez l’aventure juste pour pouvoir dire “je n’aime pas” ! Au pire, ce sera le cas, mais peut-être aussi que ce sera la révélation de votre vie. Je vous le souhaite à toutes. L’allaitement, aussi primaire qu’il puisse paraître, est pour moi, sublime, rempli d’amour et transcendant. On ne donne pas la vie tous jours, alors vivez ce moment inoubliable jusqu’au bout.

Le meilleur conseil que j’ai reçu durant ma grossesse et qui est devenu mon mantra : Ecoute ton cœur de maman“. Écoutez-vous ! Vous êtes incroyablement fortes, vous savez déjà tout, votre corps sait déjà tout, mais vous n’en avez pas encore conscience. 

Et aux mamans allaitantes ou aux futures mamans, appuyez-vous sur les réseaux sociaux. Entre jeunes mamans, jeunes parents, on peut s’y suivre, on forme ainsi une magnifique communauté. On échange, on discute, on partage, on se soutient lors des moments difficiles, on prône la bienveillance, on se fait sourire voire même franchement rigoler ! On est là ! Vous n’avez qu’à cliquer pour vous informer ou trouver une bande de copines avec qui papoter et ne plus vous sentir isolée dans la maternité ! Alors n’hésitez pas l’information et la solidarité sont là.

En effet, pour lutter contre la désinformation et le manque de formation des professionnels, je me suis souvent appuyée sur les réseaux sociaux. Pour moi ce réseau de mamans allaitantes a été une véritable force. J’y ai reçu un soutien en or et des conseils, une remotivation permanente et des projets que l’on met sur pied ensemble avec d’autres mamans allaitantes pour justement lutter contre le manque d’information qui mène souvent à un sevrage précoce.

* NDLR : camionnette

[Auteure] : Propos recueillis par Leslie Lucien

Marie est maman de Bao et interprète en langue des signes. Très active sur les réseaux sociaux, elle anime une page YouTube et un compte Instagram .
Elle a également un site internet : « littlebunbao »https://www.littlebunbao.com/ Crédit photo : Marie

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L’allaitement est-il politiquement correct ? https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-est-il-politiquement-correct/ https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-est-il-politiquement-correct/#comments Fri, 07 Dec 2018 18:00:43 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1854 Accompagnant les mères depuis longtemps, je les entends souvent rapporter des commentaires plus ou moins heureux concernant leur allaitement. Ces commentaires peuvent venir de l’entourage familial mais aussi médical, amical ou professionnel. En effet, une formation initiale médiocre d’une majorité de professionnels de santé est à déplorer dans le domaine de l’allaitement maternel. La recherche … Continuer la lecture de L’allaitement est-il politiquement correct ?

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Accompagnant les mères depuis longtemps, je les entends souvent rapporter des commentaires plus ou moins heureux concernant leur allaitement. Ces commentaires peuvent venir de l’entourage familial mais aussi médical, amical ou professionnel. En effet, une formation initiale médiocre d’une majorité de professionnels de santé est à déplorer dans le domaine de l’allaitement maternel.

La recherche scientifique montre et démontre que le lait maternel est l’aliment le plus adapté aux besoins des bébés. Nourrir son bébé autrement présente des risques accrus quant à la santé des bébés, des mères. Tout le monde le sait ou presque.

Alors pourquoi autant de mères qui allaitent se sentent-elles montrées du doigt ? Obligées de se justifier sur les raisons et les modalités de leur allaitement ? Pourquoi certaines d’entre elles vont jusqu’à dire qu’elles se sont senties humiliées, rejetées, accusées ou même évincées d’un lieu public ?

Nourrir son enfant au sein quand il en a besoin obligerait-il les mères à obtenir l’approbation générale avant toute chose ? Si beaucoup de mères n’attendent pas l’approbation d’autrui pour allaiter, elles ont toutefois besoin de la considération qui leur incombe : avoir un enfant, en prendre soin, faire « de son mieux », n’est-ce pas là le point commun aux mères du monde entier ? Pérenniser la race humaine s’est toujours passé de cette façon : un enfant est un être plus qu’important et le materner l’aidera à survivre et grandir dans le respect de ses besoins (contact et proximité physiques, tétées fréquentes, protection immunitaire, maturation du cerveau, réconfort).

Alors, qu’est-ce qui serait si difficile à supporter dans le fait de voir un enfant téter les seins de sa mère ? Les mères font ce qui leur semble juste pour maintenir leur bébé dans un état de santé optimal, dans un climat réconfortant et ces gestes sont à valoriser, encourager, soutenir. Tout ce qu’elles font pour leur enfant est d’une valeur inestimable. Elle se rendent disponibles pour lui, se lèvent la nuit si besoin, s’assurent dans le même temps du bien-être de leur famille. En outre, les mères se mobilisent souvent pour trouver des explications, des ressources quant à l’allaitement, par le biais de personnes compétentes, professionnelles ou associatives. Et ces recherches peuvent prendre beaucoup de temps et d‘énergie. Les mères veulent comprendre, rectifier et améliorer leur situation si elle est difficile. Elles cherchent d’abord à savoir si elles sont « responsables » des problèmes rencontrés (je pense notamment à la prise de poids insuffisante ou l’idée fausse « d’empoisonner » son bébé en ingérant aliments ou médicaments particuliers). Mais même sans vivre de difficulté précise, le simple geste d’allaiter est souvent « reproché » aux mères pour de fallacieux arguments (exhibition, égoïsme, acharnement), remarques souvent culpabilisantes, en plus.

Allaiter son enfant est un choix, le materner est une évidence pour bon nombre de mères.

Pourrait-on, dès lors, reconnaître aux mères la richesse qu’elles apportent à leur petit et, par extension, à l’humanité toute entière ?

Pourrait-on leur reconnaître un certain sens du dévouement à l’égard de ce petit ?

Pourrait-on reconnaître que ce sont les mères qui se mobilisent nuit et jour pour leur petit ?

Pourrait-on enfin accepter que les mères ont besoin de reconnaissance, d’encouragements, d’appréciation de tout ce qu’elles font au lieu d’entendre des critiques et des remises en cause perpétuelles telles que « Tu devrais le laisser pleurer », « Tu ne dois plus avoir de lait », « Tu le rends malade ! », « C’est de ta faute s’il ne grossit pas assez ou trop ! » ?

Au-delà de l’appréciation montrée aux mères, il serait aussi porteur de leur signifier toute l’admiration que leur statut de mère induit : « Ton bébé semble apprécier la douceur de tes gestes / ton regard », « Il semble réconforté par tes bras ». Ce qu’une mère fait est tout simplement magique, formidable, extrêmement courageux et très prenant !

Etre une mère est un « métier » très difficile pour la plupart d’entre nous. Comme nous apprenons toutes, plus ou moins sur le « tas », nous apprécierions d’entendre que nous nous débrouillons plutôt bien, que si notre cœur nous guide, nous trouverons le bon chemin.

Prendre soin de la race humaine, c’est aussi valoriser celle qui la nourrit dans tous les sens du terme : la Mère !

[Auteure] : Mme Brigitte Doussin, consultante en lactation IBCLC

[Biographie] : Mère de 5 enfants, Brigitte Doussin a fait de ses passions un métier aux multiples facettes. Formatrice en allaitement maternel, consultante en lactation IBCLC, conseillère en portage (AFPB), elle est référente pour l’association Peau à Peau internationale et conférencière.

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Allaiter quand on prend un traitement de substitution aux opiacés https://www.leblogallaitement.com/allaiter-quand-on-prend-un-traitement-de-substitution-aux-opiaces/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-quand-on-prend-un-traitement-de-substitution-aux-opiaces/#respond Tue, 13 Nov 2018 15:51:29 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1846 La maternité d’une femme toxicomane génère souvent des peurs chez les professionnels qui l’accompagnent. Les mères sous traitement substitutif pour une toxicomanie aux opiacés et qui n’utilisent pas de substances illicites devraient être fortement encouragées à allaiter. Les traitements de substitution sont sans danger pour la santé de son bébé et les bénéfices de l’allaitement … Continuer la lecture de Allaiter quand on prend un traitement de substitution aux opiacés

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La maternité d’une femme toxicomane génère souvent des peurs chez les professionnels qui l’accompagnent. Les mères sous traitement substitutif pour une toxicomanie aux opiacés et qui n’utilisent pas de substances illicites devraient être fortement encouragées à allaiter. Les traitements de substitution sont sans danger pour la santé de son bébé et les bénéfices de l’allaitement ne sont plus à démontrer. Cependant on observe que peu de ces mères allaitent réellement. On pense que beaucoup d’entre elles craignent pour la santé de leur bébé.

Le site du CRAT nous rassure sur l’emploi de la buprénorphine [1] (Subutex®, Temgesic®) ou encore sur celui de la méthadone[2].  La thérapie de substitution par méthadone ainsi que celle par buprénorphine[3] sont considérés comme les meilleurs traitements de la dépendance aux opioïdes pendant la grossesse. La thérapie de substitution diminue les risques de fausse couche et de prématurité.

Par ailleurs, l’utilisation de la méthadone pendant la grossesse est associée au syndrome de sevrage des opioïdes chez les nouveau-nés avec des symptômes qui apparaissent généralement 72-120 heures après la naissance, dans le cas de la méthadone. Il est traité avec des mesures de soutien et pharmacologiques. On a constaté que le lait maternel réduisait le syndrome de sevrage et semblait diminuer le besoin de traitement.[4] Les mesures de soutien consistent à :

  • Favoriser le contact peau à peau ;
  • Parler doucement ;
  • Chanter ;
  • Le bercer doucement ;
  • Diminuer les stimuli environnementaux (ralentir les mouvements, diminuer l’éclairage et le bruit).

La période du post partum est souvent fragilisante chez la plupart des mères. Certaines peuvent éprouver des difficultés à établir la relation avec leur enfant. Dans ce contexte, certaines ont tendance à « replonger » et à reconsommer brutalement des substances illicites. C’est pourquoi  des structures type « unité Kangourou » pourraient être privilégiées en maternité pour l’accueil de ces mères, afin de maintenir autant que possible le nouveau-né auprès d’elles et favoriser leur attachement. En effet, les jeunes mamans sont souvent décrites comme « perdues, dépassées par les événements » ; certaines d’entre elles sont irritables, voire agressives, refusant de se laisser examiner par exemple. Allaiter favorise alors le maternage et le sentiment d’affection durable au bébé et peut ainsi éviter la rechute.

Certaines femmes toxicomanes choisissent donc d’allaiter en dépit de la stigmatisation sociétale parce qu’elles ont été suffisamment et correctement informées. Elles ont ainsi la possibilité d’allaiter malgré le parcours douloureux qu’elles ont pu vivre. Une majorité d’entre elles ont été confrontées à de la maltraitance, de l’abandon, à des carences affectives… Elles ne sont pas devenues toxicomanes par hasard.

C’est le cas d’Allissone*, 28 ans, qui après une enfance difficile et une adolescence passée à essayer de “se ″restaurer″ psychologiquement, a rencontré un homme prévenant qui a su lui apporter de l’amour et de la protection. Allissone* a alors décidé de s’occuper de sa santé et « de sortir de la galère », comme elle le dit. Avec le soutien de son conjoint, elle a consulté un médecin qui l’a écoutée et comprise. Un traitement de substitution a été mis en place (buprénorphine). Une fois cette substitution bien établie, le couple a tout naturellement eu un désir d’enfant et le médecin a rassuré Allissone* quant à cette possibilité malgré le médicament. L’entourage familial et amical du couple n’a pas mis en doute les propos médicaux. Durant la grossesse, elle a bénéficié d’un suivi médical régulier et l’équipe de la maternité fut informée du traitement.

Lorsqu’elle a évoqué son souhait d’allaiter son bébé, son entourage n’a alors pas compris comment cela pourrait être possible bien que le couple leur ait exposé les dires du médecin qui approuvait l’allaitement. « Ton bébé va avaler le produit » soupçonnait-on. Allissone*s’est alors sentie très anxieuse. Son compagnon lui suggéra de ne plus parler de son projet autour d’eux. Le médecin les orienta alors vers un groupe de soutien à l’allaitement. Ils participèrent à des rencontres et ce partage leur fit beaucoup de bien.

La grossesse d’Allissone* s’est passée normalement ainsi que l’accouchement. Le bébé a bénéficié d’un traitement médical de quelques jours et l’allaitement a bien démarré. Le père était très présent pour aider sa compagne dans les soins au nouveau-né. Au retour à domicile, un soutien d’une puéricultrice de Protection Maternelle et Infantile a pu aider le couple à être confiant. Le bébé grossissait normalement et un lien de qualité avec l’enfant s’est établit.

[1] https://lecrat.fr/spip.php?page=article&id_article=47

[2] https://lecrat.fr/articleSearchSaisie.php?recherche=methadone

[3] Breastfeeding and Opiate Substitution Therapy: Starting to Understand Infant Feeding Choices Published online 2016 Jul 12. doi:  10.4137/SART.S34553 PMCID: PMC4944830

[4] Lisa E. Graves, Suzanne Turner, Maya Nader, and Sucheta Sinha

*Par souci d’anonymat le prénom a été modifié

[Auteure] : Carole

[Biographie] : Carole est puéricultrice de protection maternelle et infantile. Elle est titulaire d’un DIULHAM (Diplôme Inter Universitaire en Lactation Humaine et Allaitement Maternel).

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Allaitement et culture, pas d’incompatibilité https://www.leblogallaitement.com/allaitement-et-culture-pas-dincompatibilite/ https://www.leblogallaitement.com/allaitement-et-culture-pas-dincompatibilite/#respond Tue, 09 Oct 2018 12:28:38 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1832 Lorsqu’une mère reçoit de l’aide dans son allaitement, il arrive qu’elle ne souhaite pas suivre les suggestions qui lui sont proposées car elles ne lui conviennent pas culturellement. La personne qui la conseille a bien évidemment à l’esprit une trousse à outils et des stratégies éprouvées. Elle devrait toujours en partager les avantages inconvénients, et … Continuer la lecture de Allaitement et culture, pas d’incompatibilité

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Lorsqu’une mère reçoit de l’aide dans son allaitement, il arrive qu’elle ne souhaite pas suivre les suggestions qui lui sont proposées car elles ne lui conviennent pas culturellement. La personne qui la conseille a bien évidemment à l’esprit une trousse à outils et des stratégies éprouvées. Elle devrait toujours en partager les avantages inconvénients, et les risques de ne pas les suivre.

Elle devrait tout autant vérifier que cela convient culturellement à la mère, car ne pas le faire peut, dans certains cas extrêmes, se révéler dramatique. La maman peut se sentir incomprise et finir isolée, en larmes. Son problème peut aussi empirer car elle n’aura pas suivi la stratégie et n’aura pas été informée d’autres possibilités,
Il est bon alors de reposer régulièrement la question : « Pensez-vous pouvoir faire ceci ? », « Que pensez-vous de cette suggestion ? ». Dans un certain nombre de cas, la culture sera portée en avant, et de nouveaux conseils seront alors proposés, Dans d’autres cas, la maman acceptera de s’ouvrir à quelque chose de nouveau avec un minimum d’adaptation.

 

Puisque naturellement les mères sont compétentes culturellement, chacune d’entre elles va choisir ce qu’elle se sent capable de mettre en place compte-tenu de l’information qui lui a été apportée. Par exemple, une mère juive pratiquante choisira ce qui lui semble le «moins mauvais» entre extraire son lait à la main ou allumer son tire-lait lors du Shabbat quand on n’a pas prévu de brancher à l’avance l’appareil sur minuteur comme cela se fait dans certains hôpitaux.

 

Parfois, nous proposons de mettre du froid sur les seins de la jeune accouchée, afin de réduire un engorgement mammaire. Cependant, si la mère est d’origine asiatique, il est possible que cette proposition aille à l’encontre des pratiques de sa culture qui excluent le froid dans le post-partum. A ce propos, cette seule notion du « chaud/froid » (associée au yin/yang), peut amener les mamans asiatiques à ne quasiment rien manger en maternité des repas qui leur sont servis ! A défaut de froid, des massages spécifiques des seins peuvent être utilisés ; et un effort culinaire pourra être fait si ce n’est d’accepter des en-cas apportés par la famille.

Si votre culture implique qu’on ne doive pas regarder ou toucher votre bébé n’importe comment, dites-le également ! Cela vous évitera beaucoup de stress. Et qu’en est-il de toucher vos seins ? Au-delà de la notion de culture ethnique, on a tendance à beaucoup trop manipuler les seins des mères. Vous avez le droit de dire non.

A propos du lait maintenant ; certaines cultures exigent qu’on jette le colostrum. La mère ne donne donc pas le sein les premières heures. Si on ne la voit pas allaiter, il est probable qu’on lui donne des biberons de lait artificiel. Et cette maman qui n’attendait que sa montée de lait pour mettre l’enfant au sein s’imagine alors que « c’est la pratique ici ». Son enfant a l’estomac bien rempli de lait artificiel. Il ne tètera pas, ne videra pas le sein, et l’allaitement risque d’être compromis. A noter que ces mamans vident leur sein assez fréquemment durant cette phase colostrale, et que plus souvent elles vont vider leurs seins, plus le « lait » viendra rapidement. Le colostrum, rappelons-le, est un véritable trésor nutritionnel ; mais cette connaissance ne doit pas entrer en compétition avec une croyance culturelle si la maman n’y est pas décidée.

Ceci nous amène à la notion qu’une femme qui ne maîtrise peut-être pas bien la langue française va se trouver confrontée à des professionnels en blouses blanches qui, selon elle, détiennent la connaissance et le pouvoir. Il se peut qu’elle ne comprenne pas tout ce qu’on lui dit et qu’elle réponde parfois « oui » parce qu’elle s’imagine que c’est la réponse attendue. Certaines incompréhensions peuvent nuire à la qualité de la relation.

Tout ceci démontre l’importance du dialogue, de la communication ; toutes ces occasions où la mère va exprimer ce qui peut la troubler. D’ailleurs, c’est la mère qui choisit au final ce qu’elle va retenir et appliquer à partir des informations qu’elle a reçues.

[Auteure] : Françoise Coudray

[Biographie] : Françoise Coudray est consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière. Elle est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+ ( Association de Jumeaux et plus )

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La fin d’un allaitement long https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/ https://www.leblogallaitement.com/la-fin-dun-allaitement-long/#comments Wed, 29 Aug 2018 12:41:01 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1813 Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle. Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? … Continuer la lecture de La fin d’un allaitement long

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Mon allaitement a duré très exactement 3 ans. C’est moi qui ai décidé de l’arrêter et j’ai accompagné mon petit vers le sevrage. Mais cela ne m’empêche pas d’être triste, de ressentir un manque et de la nostalgie pour cette période si particulière et en même temps si naturelle.

Y-a-t-il un moment idéal pour arrêter ? Ai-je le droit d’être aussi triste que ces mamans qui ont subi le sevrage, soit parce que leur bébé l’a décidé, soit en raisons de difficultés ou de problèmes de santé ?

On ne peut pas s’empêcher de ressentir ce que l’on ressent, n’est-ce pas ? Je savais que quel que soit le moment, ce « passage » serait difficile, tôt ou tard. 3 ans m’a paru le bon moment. Ça fait déjà quelques mois que j’y pense. J’en ai parlé à mon petit, en lui disant que ce serait bientôt fini. Il l’entendait, mais n’était pas d’accord, bien sûr. Il tétait moins quand même, ne déglutissait que très peu, c’était devenu plus un rituel, un moment complice, que nutritif. Je pense que sur la fin il tétait volontairement d’une façon à ne pas provoquer la montée de lait. Quelqu’un a du lui dire, moi peut-être, que quand il aurait 3 ans ce serait fini, plus de tétées. Il l’a retenu, à chaque fois que, la date approchant, on lui parlait de son anniversaire, qu’il aurait bientôt 3 ans, il répondait « la tétée, c’est fini ».

J’avais bien déjà essayé d’arrêter, un soir, peut-être un peu lasse, voulant accélérer le temps du coucher, je lui ai dit, que le lait était devenu vieux, du « vieux lait ». Ce fut un échec, il m’a réclamé les jours suivant les tétées « violet » ! Et je ne voulais pas finir sur une image négative de l’allaitement, qu’il retienne que le lait n’était pas bon. Son inconscient aurait pu garder cette image et ternir ce souvenir, voire lui envoyer l’image que l’allaitement c’était mauvais et qu’il dissuade la future mère des ses enfants d’allaiter ! Bon, là, oui, j’ai un peu dramatisé, n’est-ce pas ? Je m’en suis quand même voulu d’avoir eu cette idée saugrenue.

Vint le fameux jour des ses 3ans. Je n’avais rien anticipé, emportée par le tourbillon de mille choses à penser sans cesse. Le matin, on a fait une tétée, comme d’habitude. C’est le soir que je me suis dit qu’il ne fallait pas manquer cette occasion, qu’il s’y était préparé. Au moment de la tétée, je lui ai proposé une histoire et j’ai ensuite enchaîné sur le rituel du coucher. Il n’a pas réclamé la tétée. Mais il s’est relevé plus tard, et a demandé à téter. Je lui ai dit qu’on ne pouvait plus, que c’était fini. Il n’a pas pleuré, il a plutôt sangloté mais c’était comme si il s’attendait à cette réponse. Il s’est malgré tout réveillé dans la nuit, a encore réclamé, sangloté,ce fut plus dur de refuser mais je me suis dit que si je cédais, il faudrait tout recommencer et que ce serait à chaque fois plus dur pour lui.

Le matin, mon mari me dit que d’arrêter d’un coup, c’était un peu dur quand même, non ? Et c’est ce que je me disais aussi : «  Quelle magnifique cadeau d’anniversaire je viens de lui faire, mais quelle horreur ! Il va associer anniversaire et perte affective. Quelle mauvaise mère je suis, je viens de gâcher le souvenir de 3 belles années d’allaitement… ».

Ici je remercie une des mes collègues qui m’a dit, que vu de l’extérieur, j’avais fait un sevrage idéal :Je m’étais préparé, je l’avais préparé, j’ai remplacé la tétée par un autre moment complice (lire une histoire, que j’avais fait exprès de ne pas encore inclure dans le rituel du soir, pour remplacer la tétée).

J’ai trouvé auprès de mes collègues une écoute qui m’a permis de parler de ma culpabilité et de mon sentiment de perte, peut-être plus facilement qu’avec mon mari, qui m’a toujours soutenu et accompagné , mais malgré sa bonne volonté, ne peut pas se mettre à ma place.

Quelques jours ont passé, j’ai tenu bon, il réclamait chaque matin et chaque soir, mais on sentait qu’il tentait sa chance, tout en sachant que ce n’était plus possible.

Je n’ai pas eu d’engorgements, ni aucun phénomène de ce genre, preuve qu’il avait déjà bien diminué les quantités.

Le week-end suivant, mon esprit tournait autour du sentiment d’avoir besoin d’un rituel de fin, de marquer ce passage, en commun avec mon conjoint. Pas des remerciements, j’en ai eu bien assez par tous ces beaux moments partagés, mais je n’avais pas encore bien défini ce dont j’avais besoin et n’en avait donc pas parlé. Et puis l’autre matin, mon petit qui s’approche de moi. J’ai pensé qu’il allait demander une tétée. A la place il plante son regard dans le mien et me dit: «Merci pour la tétée, maman».

Depuis, il n’a réclamé qu’une seule fois. Je reste un peu vide, mais c’est normal, c’est encore récent. Mais ce moment restera comme une belle fin, et je sais maintenant qu’il était prêt, peut-être plus que moi.

En tout, j’aurais allaité 6 ans ( 7 mois, 1 an, 18 mois et 3 ans). Cette période est finie, mais je suis fière d’avoir pu donner cette part de moi à mes petits.

[ Auteure ] : P.  une conseillère en lactation de Grandir Nature

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Comment s’installer pour allaiter ? https://www.leblogallaitement.com/comment-sinstaller-pour-allaiter/ https://www.leblogallaitement.com/comment-sinstaller-pour-allaiter/#respond Mon, 03 Jul 2017 20:15:41 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1576 La rédaction du blog de Grandir Nature m’a demandé d’écrire pour vous un billet sur les positions d’allaitement. Voilà qui peut être tout à la fois très attendu et totalement absurde ou déraisonnable. Très attendu parce que le thème des positions d’allaitement est une des préoccupations courantes lorsqu’on se prépare à allaiter, « comment vais-je positionner … Continuer la lecture de Comment s’installer pour allaiter ?

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La rédaction du blog de Grandir Nature m’a demandé d’écrire pour vous un billet sur les positions d’allaitement. Voilà qui peut être tout à la fois très attendu et totalement absurde ou déraisonnable.

  • Très attendu parce que le thème des positions d’allaitement est une des préoccupations courantes lorsqu’on se prépare à allaiter, « comment vais-je positionner mon bébé ? », « J’ai entendu dire que pour éviter les crevasses il faut positionner son bébé correctement, est-ce vrai? »
  • et très déraisonnable, mais révélateur de la situation de notre époque vis-à-vis de l’allaitement maternel : conceptualiser à l’écrit un geste lié à une activité biologique « naturelle », un geste qui devrait être observé dans la vie quotidienne depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte pour être tout simplement reproduit sans même y penser le jour venu…tout comme nous apprenons les bases de la cuisine en passant du temps à côté de tous ceux qui préparent les repas pendant notre enfance !

Alors pourquoi ai-je décidé de l’écrire tout de même ? Pour vous donner le plus possible les clés pour vous sentir le plus possible à l’aise une fois bébé arrivé !

« À l’aise », c’est notamment de là que tout part : vous sentir confortablement installée pour vous occuper de votre bébé et interagir avec lui. Alors, pour « apprendre » à positionner bébé nous allons ensemble avant tout « désapprendre ». Comme dit le vieil adage : « Qui trop se hâte reste en chemin »

Désapprendre les directives : pendant que vous êtes en train d’essayer d’apprendre ce qui serait une « bonne » ou une « mauvaise » position, en regardant un schéma stéréotypé vous risquez de vous focalisez sur des points non essentiels. La priorité est d’apprendre à vous relier à vos propres sensations et au comportement de votre bébé afin de se positionner par réponse à ce qui se vit entre vous deux.

Plutôt que de raisonner en terme de « bonne » ou « mauvaise » position, percevoir que nos bébés, tout comme nous, ont des morphologies et des tailles différentes créant ainsi un éventail très large de possibilités de positionnement au sein autant que de couples mère-enfant différents ; ainsi ce qui fonctionne pour les uns ne fonctionnera pas forcément pour les autres et il est bien réducteur de « décrire » 5 ou 6 positions au regard de la diversité des mères et des bébés !!

Plutôt que d’entretenir l’idée terrifiante qu’il y a des bébés qui « ne veulent pas » téter, assumer le fait que ce bébé et sa maman n’ont pas été installés dans un environnement et une position qui permette à tous deux de parvenir à allaiter, le plus souvent par oubli de prise en compte des caractéristiques morphologiques individuelles et des compétences respectives d’une mère et de son nouveau-né, des contraintes inutiles empêchant ces compétences de s’exprimer.

 

Alors avant de vous lancer à corps perdu, et l’expression n’est pas vaine, sur un panorama des positions les plus fréquemment utilisées et appréciées, ce qui serait contre-productif, prenons le temps de cet exercice d’ici au prochain billet pour mieux gagner en confiance et cheminer vers cette extraordinaire rencontre avec votre bébé.

Prenez le temps pour vous-même, avec une serviette roulée faisant office de bébé, de sentir, repérer et « noter » dans votre corps toutes les positions dans lesquelles vous vous sentez bien et détendue tout en ayant à maintenir contre votre buste ce « poupon » improvisé ;  faites-le en réalisant que ce confort à trouver n’est pas pour 2 minutes mais plutôt pour 30 minutes… plusieurs fois par jour ! Observez les sensations de votre dos au niveau des lombaires, des épaules, de la nuque : êtes-vous bien relâchée ?  Les sensations de vos bras : pouvez-vous les utiliser facilement sans lutter pour tenir la posture choisie? Et vos jambes ? Trouvez les positions pour lesquelles vous avez le moins d’efforts à faire.

Observez vos seins : dans toutes ces positions comment se placent-ils naturellement, où se dirigent alors vos mamelons (vers le haut, le bas, le côté ..?), où se placerait donc votre bébé pour les atteindre ? Comment serait son corps ?

 

Prêtes ? Alors allez-y avec joie et décontraction, amusez-vous de vos observations et essais !

À très bientôt dans le prochain billet pour la suite !

 

[Auteure] : Dr Muriel Mermilliod, consultante en lactation IBCLC
[Biographie] : Formatrice en allaitement maternel, consultante en lactation IBCLC et chirurgien-dentiste, le Dr Muriel Mermilliod est l’une des meilleures spécialistes françaises des aspects pratiques et théoriques de la lactation humaine, des compétences et des besoins des nouveau-nés et de leurs mères.

 

 

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Les secrets du tire-lait révélés #1 https://www.leblogallaitement.com/les-secrets-du-tire-lait-reveles-1/ https://www.leblogallaitement.com/les-secrets-du-tire-lait-reveles-1/#comments Fri, 16 Oct 2015 21:22:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1199 Il existe différentes raisons d’utiliser un tire-lait, notamment: Démarrer et/ou maintenir une production de lait lorsque l’enfant ne peut pas téter au sein ou bien qu’il ne parvient pas à téter efficacement au sein (lorsqu’il est prématuré, hospitalisé, affaibli, et plus généralement  séparé de sa mère), Augmenter une production de lait insuffisante ou devenue insuffisante … Continuer la lecture de Les secrets du tire-lait révélés #1

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Il existe différentes raisons d’utiliser un tire-lait, notamment:

  • Démarrer et/ou maintenir une production de lait lorsque l’enfant ne peut pas téter au sein ou bien qu’il ne parvient pas à téter efficacement au sein (lorsqu’il est prématuré, hospitalisé, affaibli, et plus généralement  séparé de sa mère),
  • Augmenter une production de lait insuffisante ou devenue insuffisante par rapport aux besoins du bébé, relancer une production après un sevrage,
  • Créer une banque de lait pour la reprise du travail ou des études, voire pour donner du lait à un lactarium
  • Prévoir du lait pour des absences occasionnelles ou bien en prévision d’une chirurgie programmée
  • Exprimer du lait lorsque l’on doit prendre un traitement médical réellement incompatible avec l’allaitement pour maintenir la lactation le temps nécessaire.

Le choix du modèle de tire-lait dépend ainsi de l’objectif maternel. C’est un sujet d’appels récurrents qui mérite un article à lui tout seul. Ce sujet expose au grand jour l’une des plus grandes inquiétudes des mamans à savoir : comment avoir plus de lait.

Le matériel a son importance 

Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte avant de choisir un type de tire-lait. Mais ce sont notamment les besoins en volumes de lait sur 24 heures qui conditionnent ce choix. Lorsque les besoins sont élevés, on se dirigera d’emblée vers un véritable générateur automatique de type hospitalier. Pour une reprise du travail à temps partiel, un tire-lait automatique électrique pourra être préféré ; et des expressions plus occasionnelles pourront se faire avec un tire-lait électrique, ou bien à pile et électrique, ou encore un tire-lait manuel.

Dans la majorité des cas (sauf expressions occasionnelles et/ou besoins en volume relativement faibles) on préfèrera un modèle double pompage, ce qui permet de gagner du temps et de l’énergie, mais aussi d’augmenter la production de lait.

Et on optera pour un appareil récent qui devrait garantir une technologie et une fabrication optimales.

Ceci explique qu’il faut parfois que les mamans changent de modèle de tire-lait (pas forcément de marque de tire-lait) et/ou passent au double pompage, pour pouvoir augmenter leur production.

Certaines mamans éprouvent des difficultés à maintenir les téterelles en place pendant le tirage. Afin d’éviter que la téterelle ne glisse, il leur est possible d’acheter un bustier « main libre », ou d’en fabriquer un avec un « vieux » soutien-gorge ou un « vieux » tee-shirt bustier auquel on fera deux [petites] entailles pour y passer les téterelles.

La bonne taille des téterelles est primordiale.

Les téterelles, à savoir la partie de forme conique en contact direct avec le sein reliées au récipient de recueil du lait, sont fournies avec le bloc moteur. Il est bon de savoir qu’elles sont souvent de taille standard. Or, les standards varient d’une marque à l’autre, sans oublier que les mamelons ne rentrent pas forcément dans ces standards.

Pour choisir la bonne taille, il faut mesurer le diamètre du mamelon APRES une tétée ou une expression, et choisir la taille au-dessus, parmi les tailles de téterelles offertes. Lorsque l’on a ni la possibilité de donner le sein, ni de tirer son lait directement, on peut se baser sur le diamètre du mamelon au repos auquel on ajoute deux millimètres. Mais cette méthode est moins précise, certains mamelons peuvent parfaitement gonfler de plus de deux millimètres en cours d’expression ou de tétée.

Des études réalisées sur les mamans de prématurés ont démontré qu’elles étaient plus à l’aise et avaient plus de lait avec une téterelle plus grande que celle leur allant anatomiquement, et notamment qu’elles avaient recours à des téterelles supérieures à 24 mm de diamètre (Meier, 2004).

Enfin, il convient souvent d’augmenter la taille de la téterelle notamment au cours de la première semaine après la naissance, car le mamelon gonfle sous le seul effet de la prolactine.

En tout cas : si avoir un tout petit mamelon complètement perdu dans le « tunnel » de la téterelle n’est pas « bon », avoir le mamelon qui frotte, au début, en cours ou à la fin du pompage est totalement contre-productif. Le papa (ou une bonne amie) peut se révéler être une aide précieuse, à guetter toute trace de frottement pendant le pompage: rougeur, anneau blanc, sur le mamelon. Enfin, si vous constatez des lésions, des abrasions, ou avez mal pendant le pompage et les minutes qui suivent : voyez à prendre une taille supérieure de téterelle.

Certaines marques fournissent un kit unique de pompage contenant plusieurs tailles de téterelles avec des embouts réducteurs. Mais d’autres marques ne fournissent d’emblée que leur seule taille standard avec le tire-lait et il faut en conséquence penser à commander des téterelles de la bonne taille. 

Demandez conseil à votre consultante en lactation ou à votre sage-femme pour déterminer la bonne taille.

Conclusion

Au-delà de cet article, il est bien entendu que les différentes situations qui occasionnent l’usage d’un tire-lait doivent être, et seront, traitées à part. J’aimerais vous encourager à contacter des ressources en lactation, si possible dès le départ; car la consultante en lactation, la conseillère en allaitement sont là pour vous aider à évaluer votre situation, sélectionner votre tire-lait, discuter et choisir les méthodes connexes, et les stratégies efficaces en plus des éléments qui sont présents dans cet article et qui pourront déjà vous éclairer.

Dans le prochain article , nous étudierons les petits «  trucs » qui permettent de tirer votre lait plus aisément.

[Auteure] : Consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

[Biographie] :

A la naissance de ses jumeaux, Françoise Coudray a quitté le monde de l’industrie (biochimie-nucléaire) pour se consacrer à ses enfants. Entrepreneuse dans l’âme, elle est à l’initiative de l’association nationale dédiée aux familles de multiples ADJ+ (Allaitement Des Jumeaux et Plus)
Depuis 2000, elle intervient auprès de professionnels de santé pour les former, les informer en matière d’allaitement maternel en général, tout en donnant des conférences dédiées à l’allaitement et en continuant son activité bénévole auprès des mères de jumeaux. En 2006, elle obtient le diplôme de consultante en lactation IBCLC et développe un nouveau service : C-LA-FAM (Consultations de Lactation Formation à l’Allaitement Maternel), son association devient alors un organisme de formation professionnel. Depuis 15 ans, elle prend en charge toutes les (futures) mamans qu’elles aient des jumeaux ou pas.

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Le co-allaitement, si vous en avez envie, foncez! https://www.leblogallaitement.com/le-co-allaitement-si-vous-en-avez-envie-foncez/ https://www.leblogallaitement.com/le-co-allaitement-si-vous-en-avez-envie-foncez/#comments Tue, 28 Apr 2015 13:37:29 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1111 Vous souvenez-vous que nous avions laissé Tatiana juste avant son accouchement? Elle partait à la maternité en donnant une dernière tétée à Gabin. L’accouchement s’est bien passé, elle est très vite rentrée chez elle, avec cette idée qui trottait dans sa tête : comment allait se passer l’allaitement à présent? La mise en route demande … Continuer la lecture de Le co-allaitement, si vous en avez envie, foncez!

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Vous souvenez-vous que nous avions laissé Tatiana juste avant son accouchement? Elle partait à la maternité en donnant une dernière tétée à Gabin.

L’accouchement s’est bien passé, elle est très vite rentrée chez elle, avec cette idée qui trottait dans sa tête : comment allait se passer l’allaitement à présent?

La mise en route demande toujours des ajustements

Tatiana revient à la maison quelques heures après son accouchement. Nolan a déjà tété plusieurs fois à la maternité, et tout semble correct.

Gabin est étonné de ce petit frère accroché au sein de sa maman mais il n’est pas jaloux et le laisse faire sans souci. Le premier jour, il ne demande pas à téter.

Comme après tous les accouchements, Nolan prend du colostrum au début. La «  montée de lait » s’opère très rapidement et en moins de 48heures, Tatiana a déjà les seins gorgés de lait.

Nolan est vite repu, s’endort rapidement. Tatiana commence à avoir des douleurs dues à la congestion. Elle appelle alors Gabin pour qu’il tète et la soulage. C’est un grand, il sait téter, il pourra l’aider.

Hélas, Gabin refuse, il préfère jouer. Le sein ne l’attire plus! Tatiana se demande si c’est la fin de son allaitement de son aîné.

Alors pour soulager ses seins, elle est obligée de prendre son tire-lait.

Le grand frère vient à l’aide!

Nolan continue de téter mais il est submergé par le flot de lait. Il fait de moins en moins d’efforts, le lait coule tout seul….Il dort beaucoup, et en ce troisième jour, il n’a pas encore repris de poids malgré les tétées répétées. Tatiana est toujours à la limite de l’engorgement.

Ce soir-là, Gabin a envie d’un gros câlin avec sa maman. Sans réfléchir, Tatiana sort son sein et Gabin tète spontanément. Lui aussi est submergé de lait, et il n’en avait plus l’habitude! Il lâche le sein, regarde sa mère et finalement lui dit : «  Mmm, trop bon le lait de Maman » puis il se remet à téter. Tatiana le laisse faire, heureuse d’avoir les seins bien vidés. Puis elle s’inquiéte pour Nolan : aura -t-il assez de lait ?

Les tétées à deux

Je la rassure. Son corps sait qu’elle allaite deux enfants : la montée de lait a été précoce, on les voit bien déglutir tous les deux. Nolan a juste besoin de s’adapter au flux et peut-être quelques tensions au niveau de sa mâchoire l’empêchent-elles de fermer correctement sa bouche. C’est d’ailleurs ce que retrouve l’ostéopathe après l’avoir examiné. Après ses petits ajustements, effectivement, Nolan commence à reprendre du poids et est plus efficace.

Pendant ce temps, Gabin continue de téter de temps en temps, surtout pour s’endormir à l’heure de la sieste ou du coucher.

C’est seulement au bout d’une semaine que Tatiana fait une première tétée en tandem. Elle se sent bien mais elle trouve ça étonnant. Elle est ravie, son vœu est exaucé : elle co-allaite.

Aujourd’hui, Nolan a onze mois, le co-allaitement se poursuit. Tout le monde y trouve son compte.

Les garçons tètent rarement ensemble mais chacun a sa ration de câlins et de lait, y compris la grande sœur qui préfère uniquement les câlins!

Co-allaiter, ce n’est pas plus compliqué qu’allaiter un seul enfant. Il faut simplement être attentif à ce que le plus petit soit prioritaire, et être vigilante sur sa prise de poids. Pour le reste, votre corps sait faire! Comme nous l’avons vu ci-dessus, le co-allaitement permet de passer les moments difficiles comme les engorgements, et également de montrer à l’aîné, de la manière la plus naturelle qui soit, que sa maman est toujours là pour lui…

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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Réfléchir à deux à l’allaitement https://www.leblogallaitement.com/reflechir-a-deux-a-lallaitement/ https://www.leblogallaitement.com/reflechir-a-deux-a-lallaitement/#comments Wed, 14 Jan 2015 08:42:18 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1062 Une jeune femme enceinte me disait l’autre jour : « Moi, je ne vais pas m’embêter à allaiter alors que les laits en poudre existent. » En général, lorsqu’une femme enceinte dit cela à un professionnel de l’allaitement, c’est qu’elle a besoin d’être correctement informée et rassurée. Et mon rôle n’est pas de la convaincre à tout … Continuer la lecture de Réfléchir à deux à l’allaitement

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Une jeune femme enceinte me disait l’autre jour : « Moi, je ne vais pas m’embêter à allaiter alors que les laits en poudre existent. »

En général, lorsqu’une femme enceinte dit cela à un professionnel de l’allaitement, c’est qu’elle a besoin d’être correctement informée et rassurée. Et mon rôle n’est pas de la convaincre à tout prix, mais de l’accompagner pour qu’elle prenne sa décision en toute connaissance de cause plutôt que de le faire de manière dogmatique. Comme je savais qu’elle était enseignante en philosophie, plutôt de lui refaire la liste de tous les avantages de l’allaitement, je lui dis tout simplement :

– Je peux comprendre votre position, mais d’un autre côté, comme l’a dit Aristote : « La nature ne fait rien en vain ni de superflu… ». Il me semble que chaque jour, la science lui donne raison. Alors si les seins des femmes font du lait, c’est que ce n’est pas superflu…

Et elle me répond du tac au tac :

-De toutes façons, mes seins, je les réserve à mon mari, c’est comme ça. »

Cela signifiait que la conversation était close. Prise d’une inspiration, je lui demande :

-Tiens d’ailleurs, qu’en pense-t-il, votre mari, de l’allaitement?

J’aime bien connaître l’avis des futurs papas, ou en tous cas, ce que veulent bien en dire les femmes, car, même si le corps de la femme lui appartient totalement et donc la décision finale d’allaiter ou non, le papa est responsable de la santé de son enfant. Et, à ce titre, il a le droit et le devoir de participer à la réflexion.

Elle me répond qu’il ne sait pas quoi penser. J’invite la jeune femme à tout hasard à communiquer mon numéro à son mari, s’il a des questions. Je ne m’attends pas à ce qu’il m’appelle.

Et pourtant, c’est ce qu’il fait quelques jours plus tard. Il veut tout savoir de l’allaitement! Après une longue conversation, il me remercie et me dit « Bon, il me reste deux mois pour la convaincre, je crois que je vais y arriver.»

J’avais un sourire jusqu’aux oreilles, parce que je savais que c’était déjà gagné! La jeune femme souhaitait allaiter au plus profond d’elle-même. Elle savait bien que l’allaitement n’a rien de superflu, qu’il est dans l’essence même de la maternité, de l’humanité. Que si les glandes mammaires de la femme produisent un si précieux liquide, ce n’est pas pour qu’on les arrête à coup de médicaments bloquants.

Mais elle avait peur que son mari l’aime moins si elle donnait une part de son corps à son bébé. Elle avait besoin que ce soit lui qui vienne à elle pour lui dire : « Ce serait bien que tu allaites, qu’en penses-tu? »

Futurs papas, futures mamans, parlez entre vous, échangez sans non-dits vos souhaits, vos peurs concernant cet enfant à venir, sa naissance, son allaitement… Tissez ensemble le berceau dans lequel vous allez l’accueillir. Vous construirez ainsi la paix dans votre famille, et, par delà, cette paix dont le monde a tant besoin.

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Meilleurs vœux de bonheur! https://www.leblogallaitement.com/meilleurs-voeux-de-bonheur/ https://www.leblogallaitement.com/meilleurs-voeux-de-bonheur/#comments Thu, 01 Jan 2015 18:04:30 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1045 En souhaitant bonne année cette nuit à tous mes proches, je faisais comme à l’accoutumée le point sur l’année écoulée, et je réfléchissais à la notion de bonheur. Je pensais à un excellent reportage que j’avais regardé il y a peu, qui montrait clairement que le bonheur est lié au choix. Et, contrairement à ce … Continuer la lecture de Meilleurs vœux de bonheur!

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En souhaitant bonne année cette nuit à tous mes proches, je faisais comme à l’accoutumée le point sur l’année écoulée, et je réfléchissais à la notion de bonheur. Je pensais à un excellent reportage que j’avais regardé il y a peu, qui montrait clairement que le bonheur est lié au choix. Et, contrairement à ce qu’on pourrait croire de prime abord, plus on a de choix, à objectif équivalent, moins on est heureux (à notre décharge, c’est l’inverse de ce dont on nous rebat les oreilles à longueur d’année dans les médias).

Et je me disais en pensant à mon sujet de prédilection, que si les femmes n’avaient pas le choix de l’allaitement, sans doute que leur suivi et leur accompagnement serait tout autre et que finalement, elles seraient plus heureuses.

Si les préparations pour nourrissons n’existaient pas, les femmes ne se poseraient pas la question d’allaiter ou non. Du coup, l’allaitement serait vraiment naturel. Par conséquent, il y aurait moins de problèmes liés à la méconnaissance. Tout le monde serait bien informé, puisque cela ferait forcément partie de la vie quotidienne. Les situations où il y a un vrai problème pousseraient à la solidarité : d’autres femmes allaitantes viendraient aider le couple mère-enfant en difficulté…

Mais je rêve là… Ou est-ce l’effet du champagne?

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite une année 2015 heureuse et éclairée…

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