jumeaux | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 16 Nov 2021 10:42:54 +0000 fr-FR hourly 1 Allaitement de mes twincess https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-de-mes-twincess/ https://www.leblogallaitement.com/lallaitement-de-mes-twincess/#comments Tue, 31 Aug 2021 08:43:53 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2222 Ci dessous vous trouverez le récit d’Elodie, maman de Céleste et Amélia. Mon parcours de maman a démarré fort : 4 fausses couches consécutives et enfin une grossesse menée à terme. Lors de l’échographie de datation, on détecte une grande poche et deux vésicules vitellines contenant chacune un bébé. Je vais avoir des jumeaux ! Quelques ombres … Continuer la lecture de Allaitement de mes twincess

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Ci dessous vous trouverez le récit d’Elodie, maman de Céleste et Amélia.

Mon parcours de maman a démarré fort : 4 fausses couches consécutives et enfin une grossesse menée à terme. Lors de l’échographie de datation, on détecte une grande poche et deux vésicules vitellines contenant chacune un bébé. Je vais avoir des jumeaux !

Quelques ombres au tableau de ma grossesse

Les événements générateurs de stress démarrent pour nous. Mes jumelles monozygotes, qui partageaient le même placenta montrent une différence de croissance à l’échographie qui ne va que se creuser avec le temps. Enceinte de 19 semaines, nous rencontrons une spécialiste en anténatalogie. Elle craint qu’il me soit compliqué de mener ma grossesse gémellaire à son terme. Le plus petit bébé présente des soucis avec son cordon. Résistera-t-elle ? Le cap des 25 semaines d’aménorrhée est cependant atteint ; le médecin préconise alors une injection de corticoïdes pour activer la maturation pulmonaire des bébés.

A 28 semaines, je démarre un travail spontané car la plus grande de mes bébés, Amélia appuie sur mon col utérin. Débute alors un long séjour en service de grossesse pathologique puis en néonatalogie. La peur d’une anomalie nous tient. Les problèmes s’accumulent en une semaine : il est temps que je leur donne naissance, me fait-on comprendre.

Mes filles sont là

Céleste et Amelia naissent un beau jour d’automne, après une grossesse tumultueuse et une naissance par césarienne jugée inévitable. Mes filles voient le jour en salle d’opération où l’équipe a veillé à mon confort et mon bien-être, notamment en diffusant une musique apaisante. Elles apparaissent à deux minutes d’intervalles, si petites, fragiles et déjà si vigoureuses. J’ai à peine le temps de les voir, de les toucher que l’équipe les emmène pour prendre soin d’elles. Dans la précipitation, on oubliera d’immortaliser ce moment en photo. Je pourrai voir mes filles et les toucher à nouveau 7 heures plus tard.

Il existe plusieurs stades de prématurité, lesquels nous donnent de bons indicateurs sur la viabilité des bébés à venir et sur les possibles difficultés qu’ils vont rencontrer. Ils constituent des paliers à atteindre. Chaque semaine, chaque jour, chaque heure gagnée représente un grand pas en avant, un espoir pour l’avenir.

Ainsi sont arrivées mes deux « twincesses » comme j’aime les surnommer, contraction de twins (jumeaux en anglais) et princesses. Deux magnifiques petites filles de respectivement 2,150 kg et 1,350 kg à quasiment 31 semaines, soit la veille de mon entrée dans le 7ème mois de grossesse.

Je ressens un immense mélange de bonheur, de joie, et d’angoisse. La peur viscérale qui me tenaillait enceinte est toujours présente. Mes bébés qui auraient pu ne pas survivre in utéro vont-elles maintenant s’adapter et franchir les lourdes étapes de la vie à l’air libre ? J’apprends à faire confiance. Si quelque chose doit arriver, une équipe médicale compétente est là pour sauver mes bébés. On peut agir, on n’est plus impuissant comme c’était le cas alors qu’elles étaient dans mon ventre.

Je décide de créer un lien avec mes enfants coûte que coûte

Qu’elle ait pu être anticipée ou non, la prématurité n’en reste pas moins difficile à accepter et chamboule un projet de naissance. Elle m’a paru abrupte, froide et douloureuse. Elle s’apparente à un véritable parcours du combattant, à des montagnes russes émotionnelles, ponctuées d’espoir, de petites victoires et de rechutes, et parfois à une descente aux enfers. Dans cette épreuve, la cohésion des parents est importante si leur père est suffisamment présent avec la maman soignante. Souvent, j’ai eu l’impression de faire un pas en avant, puis deux en arrière.

Mes filles sont là et j’éprouve déjà à leur égard un amour intense, inconditionnel. Pourtant, créer le lien avec mes bébés en couveuse a représenté un sacré défi. Au début, j’étais présente essentiellement pour les soins, je savourais le peau à peau malgré les tuyaux. J’ai cru une nouvelle fois les perdre lorsqu’un staphylocoque est venu se loger tout prêt de leur cœur. J’ai été admirative lorsqu’elles ont été sevrées de la sonde d’oxygène et qu’elles ont surmonté un reflux pathologique.

L’allaitement et le tire-allaitement

Dès l’annonce de ma grossesse, l’allaitement s’est imposé à moi comme une évidence, et j’ai énormément appris sur les réseaux sociaux et dans des livres. J’y ai trouvé des contenus riches et gratuits. Pourtant, aucun n’a été suffisant pour affronter l’angoisse du rythme des tétées et des quantités à tirer. Je ne savais pas répondre aux réflexions désobligeantes et encore moins réfuter certaines idées reçues. Je refusais pourtant de courber l’échine et d’accepter les biberons.

Mon tire-allaitement a démarré dès la salle de réveil post césarienne. J’ai recueilli mon colostrum manuellement, puis je me suis retrouvée seule dans ma chambre avec mon tire-lait alors que mes bébés étaient deux étages en dessous et que ceux des autres mères juste à côté se faisaient entendre. Un déchirement atroce. Surmonter des engorgements, deux mastites, apprendre à apprivoiser ce tire-allaitement qui allait m’accompagner 12h par jour pendant 4 mois, trouver la taille de téterelles adéquate ont représenté de grands défis. Mes filles ont d’abord été alimentées par sonde nasogastrique, puis au « DAL » (Dispositif d’Aide à la Lactation) au doigt et enfin au « DAL au sein. » Les premières mises au sein se sont accompagnées de bradycardies affolantes. Un pas en avant, deux pas en arrière.

Je me suis promise d’allaiter

Les jours passant, nous avons fini par demander un transfert dans un hôpital plus proche de notre domicile. Le personnel manquait d’expérience pour m’accompagner dans mon souhait d’allaiter mes filles ; il s’y opposait même parfois arguant que le biberon serait plus facile. Je me suis donc organisée seule pour permettre à mes filles de téter. En bout de course, je me suis résignée et j’ai cédé à la pression du personnel hospitalier qui demandait que mes filles soient nourries avec des biberons de lait maternel enrichi pour qu’enfin on nous laisse rentrer chez nous.



Les difficultés de succion

L’introduction forcée du biberon a provoqué une confusion contre laquelle j’ai dû me battre : la succion de mes filles n’était pas suffisamment efficace pour qu’elles puissent passer du biberon au sein sans difficulté. Toutefois, le recours au biberon de complément de lait maternel enrichi a permis que l’on sorte enfin après plus de trois mois et demi d’hospitalisation Puis nous sommes passées du biberon au DAL et enfin au sein. J’ai mené ce parcours seule, sans l’aide de l’équipe médicale.

La prise de poids de mes filles restait toutefois modérée. Les deux pédiatres de néonatalogie me parlent de les diversifier à 4 mois pour qu’elles prennent davantage de poids alors qu’elles étaient nées avec deux mois d’avance ! Je refusais. Après avoir sollicité l’aide d’une nouvelle consultante en lactation, on a fini par comprendre pourquoi mes filles peinaient à téter : elles présentaient des troubles de l’oralité.

J’ai le sentiment que j’aurais sans doute encore plus mal vécu cette prématurité si je n’avais pas allaité. En outre, ma relation avec mes jumelles n’aurait pas été aussi forte, aussi fusionnelle. Les allaiter, les mettre en peau à peau, leur donner tout ce temps, nourrir cette conviction que je leur donne le meilleur me procure un sentiment d’apaisement. A 24 mois, l’allaitement est toujours le pilier de notre relation mère – filles. Finalement, j’ai tenu bon et je suis même heureuse d’avoir offert 25 litres de lait au lactarium pour aider d’autres bébés. Les tétées s’espacent doucement aujourd’hui et je me sens fière d’en être arrivée là où je suis. Cette aventure m’a appris la ténacité.

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Savoir s’écouter et s’occuper de soi https://www.leblogallaitement.com/savoir-secouter-et-soccuper-de-soi/ https://www.leblogallaitement.com/savoir-secouter-et-soccuper-de-soi/#respond Thu, 06 Aug 2020 16:39:35 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2075 Voici le témoignage de Judith ,maman de Noah 12 ans , Solal et Aurel 8 ans Lorsque j’attendais Noah, je n’avais pas d’amies autour de moi qui étaient déjà mamans, et je suis l’aînée de la fratrie, j’ai donc cherché des conseils dans les livres. Et j’ai énormément lu, j’avais envie de tout bien faire, … Continuer la lecture de Savoir s’écouter et s’occuper de soi

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Voici le témoignage de Judith ,maman de Noah 12 ans , Solal et Aurel 8 ans

Lorsque j’attendais Noah, je n’avais pas d’amies autour de moi qui étaient déjà mamans, et je suis l’aînée de la fratrie, j’ai donc cherché des conseils dans les livres. Et j’ai énormément lu, j’avais envie de tout bien faire, d’être « une bonne maman ».

Concernant l’allaitement, je savais que c’était naturellement bon pour mon bébé, sain, facile (rien à laver, rien à transporter). Je le voyais aussi comme un moyen de créer un lien fort avec lui.

J’ai accouché à Nanterre, dans une maternité publique très orientée « accouchement naturel ». J’y ai accouché sans péridurale, dans leur Salle Nature (avec bain aux huiles), entourée d’un personnel très à l’écoute et respectueux. Je me rappelle de cette sensation « étrange » de la première mise au sein, quand, encore sur la table, on m’a posé mon bébé sur le ventre. Une sage-femme m’a très vite appris comment allaiter mon bébé allongée, afin de pouvoir me reposer le plus possible.

Malheureusement une crevasse est vite apparue (Noah ayant été sorti avec les spatules, il avait du mal à bien positionner sa tête pour prendre le mamelon) et les ennuis ont commencé. De retour à la maison, la douleur a continué puis s’est amplifiée, et au bout de 2 ou 3 semaines j’ai eu une mastite, c’est-à-dire une inflammation du sein. Mon sein (pas celui avec la crevasse, l’autre) était énorme, ultra tendu, chaud, rouge, et j’avais de la fièvre.

Mais il était hors de question que je stoppe mon allaitement à cause de ça. J’ai appelé La Leche League et une animatrice m’a conseillé de faire téter mon bébé le plus possible pour drainer le sein, de me masser avec du chaud. Elle m’a conseillé également une position improbable mais qui s’est révélée efficace : allonger mon bébé sur mon lit et me positionner au-dessus lui, le sein en suspension (je vous laisse imaginer la scène !). C’était très dur, mais Noah et moi devions faire équipe pour dépasser cette épreuve. 3 jours plus tard, ça allait mieux et j’ai pu savourer ces moments partagés avec mon bébé. J’avais beaucoup de lait (et d’ailleurs un réflexe d’éjection un peu trop fort), Noah grossissait très bien, cette sensation d’abondance, de « mère nourricière », me comblait.

Quand Noah a eu 2 mois, j’ai fait appel à une conseillère en lactation car la crevasse ne passait pas (voire saignait parfois) et de nouvelles douleurs étaient apparues. Après chaque tétée, je ressentais comme une décharge électrique dans le sein qui irradiait ensuite dans tout le haut du corps, me provoquant frissons et douleurs fulgurantes. Elle m’a dit que j’avais tous les symptômes de la candidose mammaire (c’est-à-dire un champignon qui se niche dans les canaux lactifères). Toujours motivée, je me suis traitée avec du violet de gentiane et de l’extrait de pépins de pamplemousse et après 2 semaines, la candidose avait disparu et la crevasse aussi (car c’est la candidose qui empêchait la crevasse de guérir). Ce n’est donc qu’aux 3 mois de Noah que j’ai enfin pu profiter pleinement de mon allaitement.

A ses 5 mois et demi, j’ai repris le travail. Je lui donnais la tétée le matin, le soir et la nuit et la journée je tirais mon lait au bureau et le donnais à la nounou pour la journée. Je me rappelle que Noah buvait dans une tasse à bec car j’avais peur que le biberon influe sur son réflexe de succion.

J’ai allaité Noah jusqu’à ses 8 mois, puis la fatigue ayant raison de moi, j’ai progressivement réduit les tétées ; c’était le bon moment pour nous 2.

4 ans plus tard, j’étais enceinte de jumeaux. Soucieuse d’offrir la même chose à mes enfants, je voulais de nouveau allaiter. Je me suis alors renseignée sur l’allaitement de jumeaux : organisation, positions, quantité de lait… Et j’ai été assez vite rassurée sur le fait que « oui c’était possible » et surtout sur la magie du corps humain, et que la source se remplit à la demande. J’avais confiance en moi et en mon corps!

Solal et Aurel sont nés à Colombes par voix basse, très, très vite. Solal est rapidement parti en soins intensifs car il avait de l’eau dans les poumons, et je n’ai pu l’avoir que quelques minutes sur moi pour une rapide tétée d’accueil. Il y a été nourri à la paille pendant les 36h où il y est resté. Aurel, quant à lui, a pu profiter de ce premier moment plein de douceur.

Le lendemain, une sage-femme, qui était aussi conseillère en lactation, est venue m’assister pour notre première tétée à trois. Les coussins bien calés, un bébé en madone, l’autre en ballon de rugby, c’était superbe. Les trois premiers mois, c’est presque toujours ainsi que j’ai allaité les garçons. Ils étaient encore petits et avaient généralement faim en même temps. C’était notre moment à tous les trois. Et on en a passé du temps comme ça ! Avec du recul je me rends compte que c’était très chronophage, mais c’était un moment de câlins, de lien intense, on prenait le temps, le reste étant consacré aux couches, laver les habits, plier les habits, donner les bains… une sacrée logistique !

Pour Noah, ça n’était pas facile. Même si je veillais à passer du temps avec lui, les petits n’étaient jamais très loin de la source. Un jour il m’a demandé si lui aussi pouvait téter. Passé la surprise de cette requête, j’ai réfléchi et lui ai dit que oui. Après la tétée de ses petits frères, il pourrait le faire. Le moment venu, il s’est approché puis m’a dit « ah non c’est pour les bébés, moi je suis plus un bébé ». Je suis heureuse de lui avoir laissé cette liberté, de lui avoir fait confiance. Il ne m’en a ensuite jamais reparlé, je pense qu’il avait été rassuré de la possibilité qui s’offrait à lui.

Quand les jumeaux ont eu 3 mois, ils ont commencé à avoir moins de place au sein et surtout ils ont commencé à s’agiter, à vouloir attraper le pied de l’un, tirer les cheveux de l’autre… et tout ça avec mes seins dans la bouche ! Donc je suis passée à un allaitement alterné (l’un après l’autre), en prenant soin de les changer de côté car je sentais qu’un de mes seins donnait plus que l’autre.

Et on a fonctionné comme ça jusqu’à leurs 8 mois, moment où ils ont enfin commencé à s’intéresser aux purées et compotes. Je suis ensuite passée en allaitement mixte à leur entrée en crèche (à 10 mois) puis je les ai sevrés à 11 mois (ils étaient curieux de tout, tournaient la tête partout, encore avec mon sein dans la bouche !). J’étais aussi très fatiguée car ils ne faisaient toujours pas leurs nuits et je ressentais le besoin de me retrouver, de retrouver mon corps. Je me souviens de cette dernière tétée, de ce moment que j’avais décidé. Chacun a tété un sein et c’était terminé.

Avec du recul, je pense que j’aurais dû mieux m’écouter, mieux gérer mon énergie pour me préserver. Par exemple en donnant des biberons de lait la nuit pour pouvoir récupérer, ce qui aurait plus impliqué le papa aussi. Car ces allaitements, que ce soit celui de Noah ou celui des jumeaux, m’ont pris énormément de ressources. Mon sommeil a été complètement déréglé et j’ai mis plus d’un an à resynchroniser mon horloge interne et à redormir correctement.

Je voulais à tout prix être une bonne mère, être performante, comme dans les livres… mais une bonne mère est une mère qui s’écoute, qui sait lâcher, car pour bien s’occuper des autres il faut savoir s’occuper de soi.

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Rien n’est jamais perdu ! https://www.leblogallaitement.com/rien-nest-jamais-perdu/ https://www.leblogallaitement.com/rien-nest-jamais-perdu/#comments Thu, 18 Dec 2014 09:50:38 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1037 Voici aujourd’hui une histoire d’allaitement qui mérite d’être mise en valeur. Il s’agit des péripéties vécues par une maman de jumelles nées à terme. J’ai connu cette maman, Mélanie(°), pendant sa grossesse et je lui ai donc apporté quelques bases concernant l’allaitement de jumeaux. Pour que l’histoire soit complète, je précise que Mélanie est la … Continuer la lecture de Rien n’est jamais perdu !

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Voici aujourd’hui une histoire d’allaitement qui mérite d’être mise en valeur. Il s’agit des péripéties vécues par une maman de jumelles nées à terme.

J’ai connu cette maman, Mélanie(°), pendant sa grossesse et je lui ai donc apporté quelques bases concernant l’allaitement de jumeaux.

Pour que l’histoire soit complète, je précise que Mélanie est la mère d’une famille recomposée et qu’elle élève aussi les trois premiers enfants de son mari, les jumeaux sont donc les quatrième et cinquième enfants de ce couple.

Une mise en route bien compromise

Après plusieurs échecs de déclenchements, les enfants sont nés par césarienne avec des poids de 2765g et 2465g pour Lilou (°) et Clémence(°).

A la maternité, le personnel soignant n’a laissé aucune chance aux bébés de téter directement au sein, bien qu’étant nées à terme:

« elles sont trop petites » disaient les professionnels! Pour moi, cela signifiait plutôt : « nous n’avons pas le temps pour vous », ce qui est, hélas, trop souvent le cas dans les maternités.

Mélanie a donc reçu directement un tire-lait et les bébés ont été nourris au biberon. Mais elle ne voulait pas s’arrêter là, et, à peine rentrée à la maison, elle m’a appelée.

Tenir le cap malgré les difficultés du début

Elle n’avait pas pleinement pris la mesure du changement de rythme à la maison, et le quotidien l’a vite rattrapée. Résultat, elle tirait son lait de moins en moins souvent, complétant malheureusement avec des préparations pour nourrissons (PPN).

Je l’ai remotivée pour qu’elle recommence à tirer toutes les deux ou trois heures. Rapidement, la quantité de lait produite a augmenté, tandis que celles de compléments de PPN utilisées diminuaient.

Nous en avons profité pour proposer le sein aux bébés mais, habituées au biberon, elles attendaient que le lait coule dans leur bouche sans effort.

La mise au sein était bien sûr compliquée par les séances de tire-lait qui se télescopent, les douleurs de la suture, la gestion du quotidien avec tous ces enfants…

Les miracles arrivent quand ils sont bien préparés…

Il aura fallu deux mois de persévérance pour qu’un jour, je reçoive un petit message : «  elles ont réussi à téter, toutes les deux !! »

Nous reprenons un suivi rapproché pour être certaines que les jumelles prennent bien le sein. Les éventuels compléments sont donnés au DAL ( dispositif d’aide à la lactation). Très vite, l’allaitement devient presque exclusif. Cependant, les bébés ayant mis du temps à prendre le sein, elles ont encore du mal à se positionner correctement et Mélanie commence à souffrir de crevasses. La fatigue s’installe chaque jour davantage, Mélanie se retourne vers le biberon. Elle a du mal à tout gérer, d’autant que le papa est peu disponible à cause de son travail. Sa lactation baisse.

… et bien encouragés!

Mélanie cherche de la motivation et du courage où elle peut, elle est prête à craquer…

Sa chance, c’est le soutien de tout son entourage, familial et amical. Peu à peu, grâce aux stimulations des jumelles, du tire-lait et avec un petit coup de pouce homéopathique, sa production augmente à nouveau.

Aujourd’hui, les jumeaux tètent efficacement et correctement. Les tétées se font sans douleur. La production de lait est bonne sans toutefois être suffisante pour deux enfants : Mélanie doit compléter certaines tétées par du lait artificiel. Mais quelle réussite!

Bravo à cette maman courageuse, qui a su bien s’entourer. Oui, l’allaitement n’est pas toujours simple mais faisons confiance à nos enfants et soyons patientes. Avec de l’aide, tout peut arriver !

(°) les prénoms utilisés sont fictifs. La maman a néanmoins donné son accord pour la publication de son témoignage. Qu’elle en soit ici remerciée!

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