cododo | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 05 Mar 2019 15:00:47 +0000 fr-FR hourly 1 Pourquoi j’ai fait appel à une consultante en lactation ? https://www.leblogallaitement.com/pourquoi-jai-fait-appel-a-une-consultante-en-lactation/ https://www.leblogallaitement.com/pourquoi-jai-fait-appel-a-une-consultante-en-lactation/#comments Tue, 05 Mar 2019 15:00:46 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1923 La première nuit suivant le retour de la maternité a été … cauchemardesque. Notre fille a littéralement passé sa nuit au sein. Dès que je tentais de la poser dans son berceau elle hurlait et mon cœur se serrait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, mes seins étaient douloureux, gonflés, tendus, et mon … Continuer la lecture de Pourquoi j’ai fait appel à une consultante en lactation ?

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La première nuit suivant le retour de la maternité a été … cauchemardesque.

Notre fille a littéralement passé sa nuit au sein. Dès que je tentais de la poser dans son berceau elle hurlait et mon cœur se serrait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, mes seins étaient douloureux, gonflés, tendus, et mon moral au plus bas. C’était évident : je ne savais pas être mère, je n’allais pas y arriver. En fait, j’étais en plein baby blues, mon bébé pleurait, mes seins coulaient, et mon mari était aussi démuni que moi.

Dans ma famille, l’allaitement avait cessé d’être transmis de mère en fille depuis plusieurs générations. J’avais donc besoin de l’aide précieuse de quelqu’un qui s’y connaissait en bébés allaités, pour remettre d’aplomb cette vie qui devenait un peu trop chaotique à mon goût.

J’ai appelé Carole, consultante en lactation : j’ai entendu sa voix posée, sereine, confiante et j’ai su que j’étais entre de bonnes mains. J’ai béni son premier conseil – aussi incongru qu’efficace – celui de mettre sur mes seins une feuille de chou bien fraîche. Je me suis sentie mieux, instantanément, dans mon corps et dans ma tête.

J’ai reçu lors de ce premier rendez-vous des informations sur les positions d’allaitement, le soulagement de la douleur, la technique pour extraire du lait, les premiers signaux d’éveil et de faim d’un nouveau-né, l’alimentation de la mère pendant l’allaitement, la digestion du bébé, et plein d’autres choses encore. Je buvais comme du petit lait les paroles de cette femme providentielle.

Puis, régulièrement pendant les premiers mois de mon bébé, je l’ai recontactée pour apaiser mes inquiétudes : si j’allaitais à la demande, mon bébé n’allait-il pas devenir obèse ? S’il s’endormait au sein, n’allait-il pas devenir dépendant ? Si on se lançait dans du cododo, ma fille allait-elle un jour rejoindre sa chambre ? Si je portais mon bébé en écharpe, n’allait-il pas trop s’habituer aux bras ? Et si mon bébé ne « faisait pas ses nuits » à 6 mois, était-ce normal ? J’ai aussi cherché auprès de ma consultante en lactation des informations sur la diversification, le sevrage, le soutien entre mères, le sommeil, les pleurs. Elle était devenue ma référence sur toutes les questions de maternage.

Ce qui m’a le plus touchée, c’est la façon dont mes états d’âme étaient accueillis. Je me suis sentie fragilisée en devenant mère, et ma consultante en lactation a su materner ce petit bébé perdu que j’étais devenue. Sa présence enveloppante me rassurait, et son accompagnement bienveillant m’a soutenue pendant de longs mois.

Lorsque j’ai accouché de notre deuxième fille, je ne découvrais plus l’allaitement, mais paradoxalement j’avais tout à réapprendre. A nouveau j’étais devenue ce nouveau-né dépendant, fragile, et je me sentais incompétente. Ma consultante attitrée nous a accompagnées avec beaucoup de douceur, et les difficultés de ma fille à téter se sont dissipées en quelques heures.

Et en bonus, j’ai trouvé une oreille attentive et empathique pour déposer mes inquiétudes liées au bouleversement de cette nouvelle naissance, et à la difficulté de recréer une place pour chacun. C’est finalement tout ce dont j’avais besoin.

En bref… J’ai fait appel à une consultante en lactation pour des réglages techniques et des informations sur l’allaitement. J’ai aussi et surtout bénéficié d’un accompagnement à la naissance : la MIENNE , en tant que mère, à deux reprises. Je remercie la Vie pour cette rencontre si marquante.

Claire, maman de Pia et de Lou.

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La nécessité d’allaiter selon Lucie https://www.leblogallaitement.com/la-necessite-dallaiter-selon-lucie/ https://www.leblogallaitement.com/la-necessite-dallaiter-selon-lucie/#comments Wed, 24 Aug 2016 13:12:25 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1422 Nous avons reçu récemment le témoignage spontané de Lucie* sur ses allaitements, je vous laisse le découvrir. Voici donc la belle histoire de Lucie et de ses enfants. Mon allaitement long Tout commence lorsque j’apprends que je suis la seule à ne pas avoir été allaité sur les trois enfants que ma mère a eues. … Continuer la lecture de La nécessité d’allaiter selon Lucie

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Nous avons reçu récemment le témoignage spontané de Lucie* sur ses allaitements, je vous laisse le découvrir. Voici donc la belle histoire de Lucie et de ses enfants.

Mon allaitement long

Tout commence lorsque j’apprends que je suis la seule à ne pas avoir été allaité sur les trois enfants que ma mère a eues. Je suis la seule à subir de nombreuses allergies et d’autres problèmes de santé… Je dois avoir sept ans et C’EST DECIDE, JE VEUX ALLAITER MES ENFANTS pour leur éviter d’avoir toutes mes allergies et mes problèmes de santé…

Nous sommes en juillet 2010 et le moment est arrivé, j’apprends ma première grossesse et c’est quelques mois plus tard que j’accouche prématurément par césarienne, d’un bébé ayant un faible poids dû à un retard de croissance. Tout va très vite mais je ne peux pas allaiter mon bébé. Il pourrait trop se fatiguer  car il est prématuré et affaibli par sa venue au monde ( ce qui n’est pas tout à fait juste, je l’ai appris par la suite mais ceci est une autre histoire).

Je ne me pose donc aucune question et je tire mon lait toutes les heures environ …

Je me sens comme une « vache laitière » mais les quantités tirées me rassurent, je vais pouvoir allaiter longtemps d’après le personnel de la maternité.

Après quelques jours, les ennuis commencent : suite à une poussée de fièvre et sous les mauvais conseils d’une professionnelle, je suis contrainte d’arrêter l’allaitement. On suspecte une mastite (inflammation du sein ) et on me met sous perfusion d’antibiotiques. Heureusement, le lendemain matin une puéricultrice plus informée sur le sujet, me recommande de reprendre au plus vite les tirages.

Puis je sors enfin de l’hôpital. Les mois passent …

Je suis à trois mois d’allaitement et je ressens ce manque que peuvent ressentir d’autres mamans quand leur bébé se met à téter de plus en plus pendant les périodes de pointe ( je ne savais pas encore ce que c’était ). Roméo* revient toutes les heures et hurle après les tétées, je décide d’utiliser mon tire-lait à nouveau et de ne plus mettre mon bébé au sein pour voir ce que je tire (son faible poids ne m’a pas permis d’être zen et de me faire confiance sur la prise au sein). Je ne tire que 10 ml toutes les heures et je décide donc de relancer ma lactation car mon stock diminue de plus en plus et le lactarium est passé prendre mes derniers vingt litres la veille ( je pensais que je n’en aurais plus besoin ).

Dès que Roméo a fini de téter, je tire mon lait et le papa le complète avec le lait tiré. La nuit je me lève toutes les heures pour stimuler cinq à  dix minutes. Ma belle-mère s’en mêle avec ses phrases anti allaitement « c’est la fin, l’allaitement ne dure jamais ! »

 La fatigue, la prématurité, mon long séjour à la maternité, de devenir maman…tout cela était un stress important et me voilà à acheter une boîte de lait, je ne sais pas encore à ce moment que je peux trouver du soutien auprès d’une consultante ou d’une sage-femme…ET POUR MOI C’EST LA FIN!

Je sais que je peux encore y remédier mais COMMENT ? Je n’ai plus de force ! Je quitte l’appartement pour ne pas voir mon bébé prendre ce biberon de lait artificiel, je suis déprimée et j’ai beaucoup de mal à m’en remettre. Je n’ai pas pu avoir ce lien privilégié auquel je m’attendais et auquel je m’étais préparée. Il me faudra un autre enfant pour « réparer les dégâts », du moins c’est ce que je pense…

NINA*

Nous sommes en 2014 quand Nina arrive parmi nous, elle ne présente pas de soucis en particulier si ce n’est un faible poids également. Suite à l’échec du déclenchement programmé, une césarienne est effectuée et nous sommes séparées le temps de mon réveil. Le papa l’accompagne en chambre et explique aux sages-femmes qu’elle ne doit pas recevoir de lait artificiel car je veux l’allaiter. Malheureusement elle a faim et sera alimentée par biberon avec du lait artificiel quand même…( là aussi j’ai appris qu’ on aurait pu me proposer de faire différemment..)

Lorsque je reviens en chambre, c’est bien sûr la première chose que j’ai fait, L’ALLAITER ! Tout ne se passe pas comme je l’espèrais, elle n’arrive pas à prendre le sein correctement. Elle « tétouille », ne déglutit pas, et dort toute la journée mais pleure toute la nuit. Une puéricultrice m’aide à extraire le colostrum sur une petite cuillère pour qu’elle ne perde pas trop de poids.

Les journées et les nuits s’enchaînent et je me vois confronter à la montée de lait difficile car Nina s’endort et je n’arrive pas à trouver la bonne position, celle où je n’ai  pas mal. Le personnel médical ne s’en inquiète pas… Je serre les dents et me dit qu’à la maison ça ira mieux ! En attendant je subis les visites répétées et les conseils déplacés…

Je rentre enfin et là aussi rien ne se passe comme je l’avais imaginé, Nina pleure toujours autant et réclame sans cesse le sein, je ne sais même plus différencier la tétée efficace de la « tétouille », elle s’endort sans cesse rapidement. Je connais à présent Grandir Nature et j’appelle donc la consultante en lactation et nous faisons le point. Je dois « refaire » mon accouchement, la césarienne et la séparation ont « laissé des traces » sur mon enfant, elle a besoin d’être rassurée et le peau à peau et les bains communs vont nous rapprocher et recréer ce cocon qu’elle avait au creux de moi ! Je porte Nina en écharpe pour la calmer lors des moments de « crises » et je « cododote » (en toute sécurité) avec elle ! Nina se réveille la nuit toutes les heures mais je décide de lâcher prise et Nina tète à présent sans que je m’en rende compte, cela ne me réveille plus ! Elle finira par espacer les tétées.

J’appréhende chaque période de pointe.  Vers les deux mois et demi de Nina, je sens déjà qu’elle réclame de plus en plus. Pas de panique : je dors plus, mange équilibré, bois de la tisane d’allaitement et surtout, j’ai le numéro d’une consultante en lactation. Je suis parée pour passer ce cap !

Je ne voulais pas craquer, j’avais cet objectif en tête. C’était une démarche « réparatrice ». Tout devait bien se passer et tout s’est bien passé. J’ai mis du temps à mettre en place cet allaitement, je dois continuer pour mon enfant et moi-même. C’est bien plus qu’un choix c’est une nécessité pour moi !

Nous voilà donc à six mois d’allaitement exclusif et j’introduis l’alimentation solide par la méthode DME**, Nina se débrouille comme une chef.

Mais le calme est de courte durée. Elle revient téter de plus en plus souvent . J’ai repris le travail depuis  un mois, j’ai eu mon retour de couches (qui réduit la quantité de lait que je tire) …

J’ai peur, peur de la fin, de la fatigue qui va s’accumuler, peur de ne pas être à la hauteur, mais je sais que c’est le dernier cap, après tout ira bien ! Cela aura duré deux semaines et Nina retrouvera un rythme.

Nina a deux ans et tète, non pas encore mais TOUJOURS ! Ce que pense les autres je ne m’en soucie plus. Des phrases rigolotes (et moins) j’en entends toujours. J’allaite partout, à la montagne pour rassurer, à la mer pour rafraîchir, à la maison après un bobo, dans la voiture pour calmer, bref mon sein est toujours là prêt à réconforter ou hydrater et qu’il serve de réfrigérateur, de doudou, de mouchoir, de  « chewing gum »,  qu’il soit admiré ou critiqué, moi je sais une chose…J’AI GAGNE !

*les prénoms ont été modifiés par souci d’anonymat

**DME : diversification menée par l’enfant.

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Un autre regard sur l’allaitement en vacances https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/ https://www.leblogallaitement.com/un-autre-regard-sur-lallaitement-en-vacances/#comments Thu, 01 Oct 2015 15:06:09 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1195 Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ». Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile. Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature : Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe … Continuer la lecture de Un autre regard sur l’allaitement en vacances

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Et voici le moment tant attendu des résultats du grand concours d’été : « Allaiter en vacances ».

Merci à toutes celles qui ont participé, le choix a été difficile.

Mais voici les grandes gagnantes élues par toute l’équipe de de Grandir Nature :

Premier prix : Bérengère T. avec son récit sur les vacances à la montagne, gagne l’écharpe Fil-Up.

Second prix : Perrine V., les vacances à la mer, gagne le soutien-gorge

Troisième prix : Séverine P., et son bébé globe-trotter, gagne le kit allaitement.

Encore bravo à toutes pour vos témoignages et vos photos. Place maintenant au récit de Bérengère.

Mon compagnon et moi sommes partis en vacances à la montagne avec notre Petit Loup de 14 mois, allaité. Ces vacances ont été très joyeuses et l’allaitement, ainsi que la DME ( Diversification Menée par l’Enfant ), ont largement contribué à faciliter notre organisation : pas de poussette (vu la destination, portage “obligé” – quelle douce obligation !), pas de biberon, pas de petits pots, pas d’horaires fixes : une tétée pour s’habituer au nouvel environnement, des tétées pour attendre les repas, d’autres pour soigner les petits bobos de la vie en plein air. Nous nous sommes mis aux rythmes les uns des autres, oubliant les contraintes de la vie active. Après une année marathon, nous avons enfin pu dormir (cododo et allaitement ou comment ne pas se réveiller de la nuit et faire des nuits de 10 h à 12 h pendant 15 jours !). 

J’étais tellement heureuse de venir pour la première fois en famille dans ce lieu qui m’a vue grandir ! Ce fut l’occasion de le présenter aux gens que nous connaissions sur place. Parmi ces personnes, il y a Sylvie*, je l’ai toujours vue dans son alpage. Chaque été, elle monte en altitude avec sa famille (mais ses enfants sont partis depuis longtemps), un troupeau de vaches, un troupeau de chèvres et son chien. Elle vit là-haut, au rythme de ses bêtes dont elle vend les fromages aux promeneurs. 

Alors que je lui présentais Petit Loup, la conversation s’est engagée autour du lait : non, je n’allais malheureusement pas lui prendre de fromage au lait de vache cette année, Petit Loup étant intolérant. Elle a insisté : je pouvais bien en prendre un pour mon compagnon et moi-même, pas besoin de d’en donner à notre fiston. Poussée dans mes retranchements, je lui ai révélé la poursuite de mon allaitement.

Apprenant ça, Sylvie m’a toisée d’un œil connaisseur et surpris à la fois, puis elle m’a lancé : “eh bah, t’es une bonne laitière toi !!” Je suis restée un moment sans réagir, ne sachant trop que penser. C’est alors seulement qu’elle m’a expliqué avec une pointe de nostalgie que, pour elle, ses allaitements avaient tourné court assez rapidement faute de lait (et de bons conseils ?). C’était donc un compliment, légèrement teinté d’envie ! Le plus étrange des compliments que j’aie reçu jusqu’ici… et finalement, à mes yeux, l’un des plus beaux : une sorte de reconnaissance, sans jugement, de cet allaitement qui se poursuit dans la durée, bien au-delà de ce qu’elle a connu avec ses propres enfants ! 

Un dernier instant de vacances pour Petit Loup avant la reprise du travail

Mon Petit Loup a 14 mois. Il a tellement grandit pendant l’été ! Lorsqu’il est arrivé sur notre lieu de vacances, il marchait à quatre pattes et il est reparti sur ses deux jambes. Il a poussé d’un seul coup et a découvert tant de choses… C’est devenu un vrai petit garçon, tout le monde me le dit. Et moi, face à ce bébé devenu “grand”, je sens un léger malaise me gagner à l’idée de le faire téter en public. J’essaie de plus en plus de différer ses demandes. 

Mais voilà, c’était un lundi, de retour à la vie citadine. Nous avions encore des montagnes plein la tête, mais il fallait déjà commencer la période d’adaptation chez la nouvelle assistante maternelle. La journée avait été chargée en émotions : premiers moments de garde, première promenade avec Petit Loup à pieds dans la rue… Son sommeil ne venait pas, trop d’agitation. J’en ai profité pour sortir encore une fois : il me fallait aller signer un document, une erreur administrative, c’était urgent. J’étais stressée, pressée : il y avait ça et puis les courses : qu’allait-on manger le soir ? et puis le bain, pas pris la veille. Et ses petites griffes acérées à couper pour qu’il ne griffe pas son petit copain de garde. Mais Petit Loup traînait la patte : trop fatigué, il n’avait plus envie de marcher. Je l’ai pris dans mes bras, mais alors que je m’attendais à ce qu’il s’effondre sur mon épaule, il s’est précipité pour réclamer une tétée ! Une de ces demandes impérieuses qui n’attendent certainement pas le retour à la maison. J’ai regardé autour de moi, je ne voyais que la rue, des trottoirs, des voitures : où s’installer ? Un instant, j’ai été prise de panique. 

Et c’est là que j’ai (re)découvert ce tout petit square : un bac à sable entouré de quelques bancs, le tout isolé du reste de la ville par de grands bosquets fleuris. Aucune hésitation, c’était notre endroit ! Je me suis assise avec lui, et tant pis pour le reste. J’ai prévenu mon compagnon qu’on ne tiendrait pas le programme, qu’il prenne le relais. J’ai ralenti, pris le temps de respirer, de profiter du moment. Petit Loup a tété goulûment, ça a duré quelques minutes de douceur, blotti contre moi. C’était l’heure de sortie de bureau, l’heure où tout le monde se presse. Je sentais la ville s’activer là, partout autour de nous, mais pour moi plus rien ne comptait : je savourais la caresse du soleil sur ma peau, la brise légère qui faisait danser les cheveux de Petit Loup, les jolies fleurs qui nous entouraient et que je remarque à peine d’habitude. En une fraction de secondes, je me suis retrouvée en vacances, devant le chalet, face aux montagnes. Je l’ai regardé s’endormir, si paisible… En mon for intérieur, je l’ai remercié de m’offrir ce moment-là isolé de l’agitation ambiante, celle des autres et la mienne. Ce dernier instant de vacances avant la vraie reprise… 

*prénom modifié par souci d’anonymat

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Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)… https://www.leblogallaitement.com/une-petite-reflexion-sur-le-devenir-parent-episode-2/ https://www.leblogallaitement.com/une-petite-reflexion-sur-le-devenir-parent-episode-2/#respond Tue, 15 Sep 2015 09:55:54 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1186 Dans notre article précédent , nous avons mené une réflexion sur le Devenir Parent centrée sur les besoins fondamentaux du bébé. Beaucoup d’entre vous ont sans doute rétorqué mentalement : « C’est bien beau, et les parents dans tout ça »? Voici donc la suite de ces réflexions. Quand elle devient maman et au cours des trois premiers mois, … Continuer la lecture de Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)…

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Dans notre article précédent , nous avons mené une réflexion sur le Devenir Parent centrée sur les besoins fondamentaux du bébé. Beaucoup d’entre vous ont sans doute rétorqué mentalement : « C’est bien beau, et les parents dans tout ça »? Voici donc la suite de ces réflexions.

Quand elle devient maman et au cours des trois premiers mois, la nouvelle mère est concentrée quasi corps et âme sur son bébé. C’est ce que Donald Winnicott appelait « la préoccupation maternelle primaire 1». Le papa a quant à lui un rôle tout aussi essentiel puisqu’il entoure et protège sa famille en formation. Il est important que les deux parents sachent à quoi ils peuvent être confrontés – même si on ne peut pas être préparé à tout, qu’ils se soutiennent.

Vous aurez sûrement moins d’énergie dans les premiers mois pour sortir, répondre à des invitations, inviter du monde, ou tout au moins vous n’aurez probablement pas la possibilité de récupérer de la même manière…

Que l’on allaite ou pas, un petit conseil pratique avant d’accoucher, préparez-vous des petits plats d’avance durant votre grossesse que vous mettrez au congélateur pour avoir moins de travail à l’arrivée du bébé. Dans le même esprit, si votre entourage vous demande de quoi vous avez besoin, demandez des repas tout prêts (ou de l’aide pour le ménage, la lessive).

Un autre moyen pour que les parents tissent des liens forts et sécures avec leur enfant est le massage des bébés ; un outil fantastique. Si celui-ci est fait dans le respect de ce petit être (conditions, disponibilité du bébé et des parents, température, etc.), il permet d’une part de renforcer le lien d’attachement mais aussi de favoriser la formation de la myéline des neurones ce qui permettra à l’influx nerveux de passer plus vite2 ! N’hésitez pas à apprendre à masser votre enfant. Le massage des bébés n’est pas une habitude spontanément ancrée dans notre culture française mais c’est à nous de le mettre au gout du jour et de le transmettre. Pour apprendre, vous pouvez contacter l’association internationale de massage bébé et sa filiale française l’AFMB . Je vous y encourage vivement : osez le toucher bienveillant avec votre ou vos enfants !

Passons maintenant au sujet épineux du sommeil de votre bébé ou plutôt abordons quelques éléments de réponse à cette question cruciale que l’on vous pose dès la maternité. « Est-ce qu’il fait ses nuits ? »

Il faut savoir que physiologiquement le nouveau-né n’est pas fait pour faire des nuits de douze heures. Souvent, j’aime préciser aux parents qu’une nuit pour un bébé est un intervalle de cinq à six heures entre deux réveils. Du coup ça rassure souvent les parents sur le sommeil de leur enfant même si celui-ci se réveille toutes les deux heures.

Certains bébés sont capables de faire de grosses nuits ou presque. Mais, entre nous, sachez qu’ils sont rares ou bien, comme je le dis aux parents, on ne sait pas ce qui se passe chez les autres, (laisser pleurer ou omissions volontaires de certains faits par peur de la critique).

Il peut aussi y avoir des bébés qui dorment beaucoup pour ne pas dépenser d’énergie supplémentaire. Je pense à des bébés qui ne mangeraient pas « assez » (prise de poids lente ou inexistante). Pour ce dernier cas mon premier conseil aux parents est de proposer régulièrement le sein au bébé et donc de fractionner ses nuits qui de fait sont trop longues…

Quand les nuits sont très hachées et que les parents n’en peuvent plus, je leur conseille souvent d’adapter leur lit en observant des règles de sécurité élémentaires pour pouvoir faire du cododo même s’ils n’étaient pas favorables à cette pratique au départ. J’insiste sur le caractère temporaire de la solution. Car si jamais les parents s’endorment d’épuisement, il est de toute évidence préférable que la sécurité optimale ait été prévue pour un sommeil plus serein de toute la famille. Je rappelle que l’UNICEF recommande le cododo et en explique très bien les critères de sécurité. Et ce n’est pas que pour les autres… Cela peut prendre la forme d’un matelas ou d’un lit d’appoint dans la chambre du bébé.

De plus il est important au cours des premières semaines que la maman se repose dans la journée, qu’elle s’accorde des petites siestes, qu’elle se couche assez vite le soir si bébé dort, etc. pour récupérer de l’accouchement, et également pour compenser les nuits entrecoupées.

Petit à petit le couple reprendra ses marques et la vie familiale va trouver son nouvel équilibre. Un équilibre à trois avec toujours et pour plusieurs années la responsabilité de veiller sur votre bébé.

Au fur et à mesure vous équilibrerez vos différentes fonctions d’homme et de femme, d’amoureux – amoureuse, et vos fonctions parentales…

Puis si vous faites le choix d’avoir un autre petit, vous aurez encore cette tâche de rééquilibrer votre famille, mais vous saurez un peu plus à quoi vous attendre !!

Avoir un enfant est un cadeau de la vie et souvent nous permet de découvrir tout un tas de choses sur nous-même. Faites-vous confiance, rechercher de l’aide là où vous aurez des oreilles attentives et empathiques. N’en dites pas trop aux mauvaises langues. Et même si cela peut parfois être pesant, rappelez-vous que vous êtes la figure d’attachement de votre enfant (sa référence)…

1. D. Winnicott, « Le passage de la dépendance à l’indépendance dans le développement de l’individu », dans Processus de maturation chez l’enfant, op. cit. p. 45.

2.Field T., Preterm infant massage therapy studies: an American approach ». Semin Neonatol. 2002; 7(6):487-94

 

Suggestions de lectures pour en savoir plus

Entre parent et enfant, Haim Ginott, L’atelier des Parents (2013)

Grandir avec ses enfants, Nicole Prieur, l’atelier des parents (2014)

Clémence Gricourt, consultante en lactation IBCLC, instructrice en massage bébé AFMB/IAIM, monitrice en portage AFPB et animatrice d’ateliers de communication parent-enfant.

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A l’aide, l’allaitement m’épuise!! https://www.leblogallaitement.com/a-laide-lallaitement-mepuise/ https://www.leblogallaitement.com/a-laide-lallaitement-mepuise/#comments Thu, 20 Nov 2014 15:47:38 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1009 Voici quelques conseils pour les mères qui se disent : « Je n’en peux plus, mon bébé est accroché au sein, il tète tout le temps, je n’arrive pas à me reposer. Le ménage? N’en parlons pas! En plus, je ressemble à un fantôme! Mais qu’est ce que je peux faire? A quel moment dormir? » Prendre … Continuer la lecture de A l’aide, l’allaitement m’épuise!!

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Voici quelques conseils pour les mères qui se disent : « Je n’en peux plus, mon bébé est accroché au sein, il tète tout le temps, je n’arrive pas à me reposer. Le ménage? N’en parlons pas! En plus, je ressemble à un fantôme! Mais qu’est ce que je peux faire? A quel moment dormir? »

Prendre du recul

Arrêtons de nous poser mille et une questions, et aussi de nous infliger des tâches facultatives sous prétexte que tout doit être beau et rose après un accouchement. Écoutons nos besoins et ceux de notre bébé. Organisons nous différemment : les choses ont changé depuis la naissance.

Les besoins primaires de bébé

Les enfants ont des besoins de base comme chaque petit mammifère: se nourrir, avoir un contact qui entraîne un sentiment de protection et de sécurité, et dormir pour pouvoir mieux grandir. Si on essaye de se mettre à son rythme et non lui au nôtre, on a moins l’impression de batailler. Ce sera en définitive beaucoup plus facile…

Et pour cela, il faut un peu oublier les diktats de la société : la maison parfaitement tenue, des plats élaborés à la moindre visite, un bébé qui prend son bain tous les jours, une maman bien coiffée maquillée manucurée avec une mine resplendissante.

Demandez de l’aide

Tout le monde veut venir voir le bébé mais hélas, en général, on ne se préoccupe pas de la fatigue de la maman. L’idée, c’est de glisser que ce serait bien que, lors de la visite, un petit service soit proposé (aide au ménage, repas ou prise en charge des ainés). A vous de trouver comment cela passera le mieux, soit en étant franche, soit en utilisant l’humour.

Il faut savoir que ce n’est pas l’allaitement qui fatigue, mais les suites de la grossesse, l’accouchement, et le quotidien avec un bébé.

Une fois l’aide mise en place, n’hésitez pas à vous coucher un peu.

Positions d’allaitement

Favorisez les positions d’allaitement couchées ou en BN (biological nurturing) que ce soit en journée ou la nuit.

Installez- vous au milieu de votre lit, sécurisez tout autour de vous, par exemple avec un coussin d’allaitement, et laissez vous aller.

L’ocytocine, hormone de bien-être,  qui permet l’éjection du lait, facilitera votre endormissement mais aussi votre réveil. Grâce à elle, votre sommeil sera plus récupérateur même s’il est de courte durée.

L’astuce qui change le quotidien

Vous n’allez pas rester coucher toute la journée me direz-vous! Pour les moments où vous et votre bébé êtes réveillés, l’idéal est d’adopter le portage qui permet d’être active tout en comblant les besoins de votre petit. 

Rythme de tétées et sommeil

Ce n’est pas la faim qui réveille le bébé mais la fin d’un cycle de sommeil. Une fois réveillé, il cherche à téter parce que c’est un acte qui le rassure et qui répond à son besoin de contact et de sécurité. Ainsi un bébé qui dort beaucoup peut ne pas se nourrir assez, tandis qu’un bébé qui dort peu cherchera le sein énormément.

Le contact proche entraîne un sentiment de sécurité qui facilitera le ré-endormissement.

Ainsi n’hésitez pas à porter votre bébé et à vaquer à vos occupations, son sommeil se régulera mieux et par conséquent le vôtre aussi.

Pour finir, rappelez-vous que ce n’est qu’un passage difficile et que ce n’est pas le mode d’alimentation qui va changer quoi que ce soit à ce rythme veille-sommeil.

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Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-6-mois-episode-2-la-galere-des-nuits/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-6-mois-episode-2-la-galere-des-nuits/#comments Thu, 31 Jul 2014 08:43:02 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=864 Nous parlions la semaine dernière de l’allaitement à la demande d’un grand bébé. Ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là! Et un des principaux questionnements de cette thématique concerne la nuit. Doit-on oui ou non continuer à allaiter à la demande la nuit? Ce n’est pas une question simple, elle n’a donc … Continuer la lecture de Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits

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Nous parlions la semaine dernière de l’allaitement à la demande d’un grand bébé. Ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là! Et un des principaux questionnements de cette thématique concerne la nuit. Doit-on oui ou non continuer à allaiter à la demande la nuit?

Ce n’est pas une question simple, elle n’a donc pas de réponse simple.

La réponse, les réponses devrais-je d’ailleurs dire, dépendent de nombreux paramètres familiaux.

Une chose est sûre : les mamans qui allaitent encore à six mois la nuit ne sont généralement pas très bien vues, ou au mieux font pitié.

Et pourtant… le sommeil d’un enfant n’est pas mature avant deux ans.

Respecter la demande d’un bébé de six mois d’être encore allaité la nuit, c’est respecter sa physiologie.

Mais alors, à partir de quel âge faut-il cesser l’allaitement à la demande la nuit?

Réponse : à chaque maman de voir ce qu’elle est capable de donner.

Lorsqu’une maman épuisée m’appelle pour que je l’aide à stopper les tétées de la nuit, je lui dis toujours que je n’ai pas de solution miracle, mais que je peux l’aider à faire le ménage dans sa tête. Une fois que l’on a fait le tour de tous ses questionnements en rapport avec la physiologie, de ses peurs, et de ses douleurs, elle y voit enfin plus clair et peut mettre un plan d’action en place.

Les deux principales questions sont à se poser si possible en couple. Tiens, profitez d’une soirée en amoureux, dans un bon restaurant, quand bébé est gardé!

Ai-je envie d’arrêter totalement l’allaitement la nuit?

Si oui, en suis-je réellement sûre? Car si une partie de moi n’en a pas envie, mon bébé s’engouffrera dans cette brèche, et je n’arriverai pas à atteindre mon objectif. Une série de nuits de pleurs du bébé et de culpabilité s’ouvre à moi à coup sûr! Il est important de savoir que la plupart du temps ceci est inconscient. D’où cette introspection nécessaire, afin de mieux se connaître. Tout le monde en sortira gagnant : la maman, le bébé et le papa.

Si non, combien de tétées puis-je donner par nuit sans craquer physiquement? Si c’est à la deuxième tétée que rien ne va plus, donnez la première, et faites participer le papa qui ira voir bébé au deuxième appel, pour lui signifier que là, il faut se rendormir sans le sein.

Le cododo est-il possible sans que cela nuise à ma vie amoureuse?

Car le cododo  permet de donner par exemple la deuxième tétée sans trop de fatigue, en se rendormant en même temps que le bébé (et souvent avant qu’il n’ait fini!).

Vous pouvez opter pour une solution qui ménage le bébé et le papa : s’endormir en couple dans le lit conjugal, se lever à l’appel du bébé et aller l’allaiter couchée sur un matelas provisoire posé dans sa chambre. Si vous vous endormez, c’est bien. Si vous ne vous endormez pas, c’est bien auissi et vous rejoignez votre lit.

Je suis sûre de vouloir arrêter : comment faire?

Si 100% de vous-même a décidé qu’il n’y aura plus de tétée la nuit vous pouvez tester la recette que j’ai mise au point lorsque ma fille avait un an, le seuil qui a été pour moi celui de la dernière tétée nocturne acceptable. Elle a depuis été approuvée par de nombreuses mamans.

J’ai profité de ce que le reste de la famille était absent pour trois jours, j’ai expliqué à ma fille qu’elle était devenue grande, que j’avais besoin de dormir la nuit, et qu’il n’y aurait pas de tétée avant que le soleil ne soit revenu. La première nuit, elle a pleuré sa frustration dans mes bras pendant une bonne demi-heure. Comme j’étais vraiment épuisée, j’étais couchée avec elle, je l’embrassais, lui parlais doucement, et la berçais. La deuxième nuit, elle a pleuré moins fort, toujours dans mes bras. La troisième nuit, elle s’est réveillée, m’a regardée pour être sûre que je n’avais pas changé d’avis, et s’est rendormie. Il n’y a plus eu de tétée nocturne, et l’allaitement a pu poursuivre son cours paisible, avec encore plus de plaisir puisque moins de fatigue, jusqu’à ses trois ans.

Dans mon cas, le cododo a beaucoup aidé je pense.

Adaptez ce petit témoignage à votre situation, avec une seule constante : prenez le temps d’analyser votre situation à froid, et une fois votre décision prise, tenez vous-y comme à un mât en pleine tempête!

La semaine prochaine, nous aborderons la diversification, d’ici là, bonnes tétées à tous et toutes!

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