tétée | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 18 Jun 2019 06:40:44 +0000 fr-FR hourly 1 Un allaitement qui représentait tant pour moi https://www.leblogallaitement.com/un-allaitement-qui-representait-tant-pour-moi/ https://www.leblogallaitement.com/un-allaitement-qui-representait-tant-pour-moi/#respond Tue, 18 Jun 2019 06:40:42 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1961 Voici le témoignage d’Aurélia sur son premier allaitement, elle nous parlera prochainement de son deuxième enfant également. Avant de vous parler de mon premier allaitement, il me faut remonter quelques années en arrière … Car ce bébé, mon petit Tom à qui j’ai donné la première tétée cette nuit de 2012, je l’ai attendu près … Continuer la lecture de Un allaitement qui représentait tant pour moi

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Voici le témoignage d’Aurélia sur son premier allaitement, elle nous parlera prochainement de son deuxième enfant également.

Avant de vous parler de mon premier allaitement, il me faut remonter quelques années en arrière … Car ce bébé, mon petit Tom à qui j’ai donné la première tétée cette nuit de 2012, je l’ai attendu près de cinq ans. Cinq années pendant lesquelles mon mari et moi sommes passés par de vraies montagnes russes émotionnelles, des périodes de motivation, de déception, de découragement, mais toujours avec cette envie inépuisable de fonder une famille.

Ce 31 janvier, quand Tom nous a offert son premier cri et que, posé sur mon ventre, il a rampé jusqu’à mon sein, ce fut une telle explosion de joie en moi que j’en ai encore les larmes aux yeux en y repensant. Car ce moment je l’avais rêvé si souvent, attendu si longtemps,… j’avais été tellement dépossédée de mon corps pendant ces longues années de PMA* que la question d’allaiter ne s’était même pas posée.

Je voulais, je devais reprendre possession de mon corps, me sentir “ capable “ de retrouver une fonction naturelle (nourrir de mon lait mon bébé), moi qui n’avait“pas  été capable” de faire un enfant naturellement (car oui le passage par la PMA peut être culpabilisant, peut être encore plus quand l’infertilité est inexpliquée, mais cela fera peut-être l’objet d’un autre témoignage !).

Bref cette première tétée m’a semblé l’acte le plus naturel, le plus instinctif, le plus magique jamais vécu. Pourtant les premières tétées sont assez « spéciales » puisque la montée de lait n’a pas encore eu lieu, le bébé ne tétant que du colostrum. Et cette montée de lait, parlons-en.

Mon gynéco m’avait prévenue « oh quand ça viendra vous le sentirez », ah ça oui je l’ai senti. Ce matin là en me réveillant à la clinique j’ai cru qu’on m’avait greffé pendant la nuit des boules de bowling : jamais je n’avais vu mes seins si énormes, la peau si tirée, veinée, prête à exploser.

Le corps humain est décidément incroyable !

Les premiers temps se sont assez bien passés. Tom tétait bien, grossissait, et nous avions trouvé notre rythme. J’ai tant aimé ces moments ou lové dans mes bras, pelotonné comme un petit chaton, j’entendais Tom téter, ses petits bruits de succion, ses regards enamourés, son air repu. Mais vers ses 3 mois, Tom s’est mis à beaucoup gigoter lors des tétées, à se retirer, s’énerver, pleurer… et moi aussi j’ai pleuré. Car je ne comprenais rien à ce qui se passait. J’avais beau essayer de parler à Tom, de le calmer, de lui proposer d’autres positions… rien n’y faisait et ces tétées sont vite devenues un moment de stress intense.

Et là, merci l’entourage !

Au lieu des encouragements à m’accrocher que j’attendais, j’ai plutôt eu des encouragements à abandonner « tu as allaité 3 mois, c’est déjà bien », « ça ne sert à rien de s’acharner », et même « tu n’as pas de lait, il a faim ce bébé, donne-lui un biberon ». Mon mari était le seul à me soutenir car il savait ce que cet allaitement représentait pour moi.

Arrêter m’était impossible, j’avais traversé tellement d’échecs lors de mon désir de grossesse que je ne pouvais pas lâcher si vite ; c’était important pour Tom bien sûr car je voulais l’allaiter au minimum 6 mois (recommandation de l’OMS) mais aussi pour moi (pour les raisons évoquées précédemment).

C’est à ce moment là que je me suis tournée vers une professionnelle qui a su me rassurer, me conseiller, m’encourager, et qui a vraiment sauvé mon allaitement. En quelques jours j’ai intégré de nouvelles positions, et surtout j’ai repris confiance en moi (car Tom sentait mon stress quand la tétée se passait mal, et cela le rendait encore plus nerveux).

Donc, mon conseil en matière d’allaitement est : « N’écoutez les conseils de personne (surtout pas ceux de votre entourage et encore moins ceux de votre belle-mère), tournez-vous vers une professionnelle si vous avez besoin de conseils de qualité, et puis bien sûr écoutez-vous vous-même car vous êtes la personne la plus à même de savoir ce qui est bon pour votre bébé. »

La suite n’a été que bonheur. Ayant pris un congé parental, j’ai pu allaiter Tom jusqu’à ses 9 mois, avec un sevrage progressif bien vécu par nous 2, car choisi.

L’allaitement de Tom m’a redonné confiance en moi et en mon corps, en ma capacité à nourrir mon bébé de la façon la plus naturelle qui soit, et à effacer, ou du moins atténuer, les douleurs vécues dans ce tunnel de la PMA. J’ai été tellement heureuse de pouvoir nourrir Tom quand il le souhaitait, où il le souhaitait. Toujours en balade, je n’avais rien à prévoir, rien à organiser (hormis 1 ou 2 couches), pas de biberon, de dose de lait, d’eau pure… juste lui et moi.

Six ans après, je me rappelle encore de nombreuses tétées dans des lieux merveilleux : à la plage face à l’océan, au bord du lac de Hossegor, en forêt… d’ailleurs quand je repasse aujourd’hui dans certains de ces endroits, je ne peux m’empêcher de revoir ces moments, voire d’avoir des ressentis dans la poitrine, comme une empreinte.

PMA* = la procréation médicalement assistée ou assistance médicale à la procréation désigne l’ensemble des traitements ou techniques qui prennent en charge médicalement les infertilités (diminution de la fertilité) ou les stérilités (impossibilité d’avoir des enfants).

[Auteure] : Mme Aurélia Brand Deligne

[Biographie] : Aurelia, 42 ans, sophrologue à Paris, et maman de 2 garçons .

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Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/ https://www.leblogallaitement.com/decouverte-dune-grossesse-pendant-lallaitement/#comments Thu, 02 Apr 2015 13:16:05 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1099 Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens. Quand le doute s’installe Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour … Continuer la lecture de Découverte d’une grossesse pendant l’allaitement

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Gabin (°) avait trois ans quand Tatiana (°) a su qu’elle était à nouveau enceinte. Il tétait toujours à la demande, tétées nutritives ou tétées-câlins qui permettaient par exemple de supporter les petits bobos du quotidiens.

Quand le doute s’installe

Tatiana ne se posait aucune question concernant son allaitement avec Gabin. Il était naturel pour elle de laisser son fils décider du moment du sevrage.

Mais son entourage avait des idées très arrêtées et décisives : « Il est grand, tu peux arrêter maintenant», « Tu vas avoir des contractions », « Il prend toute ton énergie , il te fatigue » …. et encore bien d’autres remarques déplaisantes. Du coup, Tatiana était perdue, et c’est à ce moment-là qu’elle m’a appelée pour le suivi de sa grossesse.

Plein de questions!

Dès les premières minutes de notre entretien, elle me demande si elle doit sevrer son fils.

Rassurante, je lui confirme que sa première impression était la bonne : elle peut faire comme elle le souhaite.

Oui elle aura peut-être des contractions, mais l’utérus est un muscle donc c’est normal qu’il se contracte. Comme la grossesse de Tatiana n’est pas une grossesse à risque, il n’y aura pas d’effets sur le col.

Non, la croissance du fœtus ne sera pas affectée par l’allaitement (le bébé en formation est prioritaire sur tout!) et elle ne sera pas plus fatiguée qu’une autre maman enceinte avec des aînés.

Ses mamelons sont sensibles en ce moment, est-ce normal, me demande-t-elle.

Oui, sous l’influence hormonale, les mamelons sont plus sensibles et peuvent même être douloureux chez certaines femmes. Cela entraîne parfois un sevrage à contre-coeur. D’autres femmes ne sentent aucune différence. Les choses peuvent aussi évoluer pendant le premier trimestre.

Poursuite de l’allaitement pendant la grossesse

Vers le quatrième mois, elle m’appelle et me dit: «  Je ne peux plus le supporter au sein, il m’agace.»

C’est un sentiment qui a été décrit par de nombreuses mamans enceintes et allaitantes sans qu’on sache vraiment son origine. Certains auteurs pensent que ce serait un mécanisme psycho- biologique pour inciter à sevrer l’aîné.

Là encore je la rassure en lui demandant de s’écouter et de faire comme elle le souhaite, poursuivre ou non l’allaitement.

Une semaine plus tard, elle me rappelle. Tatiana a l’impression que Gabin tète « à vide ».

Je lui explique que cette baisse progressive de la quantité de lait correspond aussi à un changement dans la composition du lait. Il devient plus salé : le corps recommence à fabriquer du colostrum. Il prépare l’arrivée du nouveau-né.

Rassurée, Tatiana poursuit son allaitement mais limite le nombre de tétées et la durée, pour que son fils ne se sente pas évincé.

Et doucement c’est Gabin de lui-même qui espace ses tétées. Il grandit, joue, il a d’autres centres d’intérêts. Il tète le matin au réveil et le soir pour s’endormir.

Certains enfants se sèvrent ainsi tout seul pendant la grossesse .

Tatiana continue ainsi son allaitement au jour le jour, tantôt épanouie, tantôt agacée de cet enfant qui tète.

Le petit frère arrive!

Un matin, la poche se fissure, Tatiana se prépare pour se rendre à la maternité…

Ses seins sont tendus, elle donne rapidement encore une tétée avant de partir pour la soulager et rassurer Gabin : elle rentrera vite avec le petit frère! Alors, il pourra téter à nouveau aussi souvent qu’il veut…

(°) Par souci d’anonymat, les prénoms ont été changés. Ce témoignage est publié avec l’accord de l’intéressée

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