sommeil | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Tue, 18 Sep 2018 13:46:35 +0000 fr-FR hourly 1 Le lait maternel : source de mélatonine https://www.leblogallaitement.com/le-lait-maternel-source-de-melatonine/ https://www.leblogallaitement.com/le-lait-maternel-source-de-melatonine/#comments Tue, 18 Sep 2018 13:46:35 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1823 Tout le monde connaît la mélatonine : une substance particulièrement utile pour aider à l’endormissement. Plusieurs aliments en sont naturellement riches (raisin, banane, noix, poisson, céréales…). Certaines personnes en consomment même par voie médicamenteuse pour réguler leur propre taux et améliorer leur sommeil. Mais on oublie souvent que le lait est une source importante de mélatonine [4]. … Continuer la lecture de Le lait maternel : source de mélatonine

The post Le lait maternel : source de mélatonine first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
Tout le monde connaît la mélatonine : une substance particulièrement utile pour aider à l’endormissement. Plusieurs aliments en sont naturellement riches (raisin, banane, noix, poisson, céréales…). Certaines personnes en consomment même par voie médicamenteuse pour réguler leur propre taux et améliorer leur sommeil. Mais on oublie souvent que le lait est une source importante de mélatonine [4]. Le lait maternel ne fait pas exception : il contient une quantité substantielle de mélatonine. Quel est l’état actuel des connaissances sur la question ? Selon quels paramètres sa quantité varie-t-elle ? Et quels sont les effets connus sur l’enfant allaité ? Nous avons exploré quelques ressources scientifiques pour vous apporter des réponses.

Qu’est-ce que la mélatonine et quels sont ses atouts ?

La mélatonine est une hormone impliquée dans la régulation des cycles d’éveil et de sommeil, secrétée en absence de lumière. Ainsi, chez l’Homme, les niveaux de mélatonine la nuit sont 5 à 15 fois plus élevés qu’en plein jour, avec des pics selon les moments de la nuit.

La mélatonine n’est pas une hormone comme les autres : les recherches ont montré qu’elle était secrétée par la glande pinéale dans le cerveau et qu’elle pouvait également être synthétisée par des organes non endocriniens tels que la rétine, les reins, le tractus digestif et les cellules du système immunitaire (liste non exhaustive).

Sa synthèse est favorisée par l’obscurité et se trouve entravée par la lumière du jour. Les connaissances sont claires sur la question : la mélatonine se retrouve assez rapidement dans le sang juste après avoir été synthétisée puis elle est capable de traverser plusieurs barrières physiologiques (membranes cellulaires, cerveau, placenta, intestins).

Outre son effet sur le sommeil, un lien a été démontré entre la mélatonine et l’appétit, le système immunitaire, la pression sanguine, et elle serait également dotée d’un rôle antioxydant. Chez le rat, les études ont même montré un lien avec la production de dendrites et de neurones : bref, elle optimiserait le fonctionnement cérébral.

En ce qui concerne l’immunité, son effet n’est pas encore compris en détails mais la mélatonine agirait en régulant l’expression de certains gènes, et également en augmentant l’activité des cellules tueuses (certains types de lymphocytes) capables de couper rapidement des molécules étrangères à l’organisme.

En ce qui concerne son rôle antioxydant, il est lié à la possibilité de la molécule de piéger les excès de radicaux libres. Ces derniers jouent un rôle important dans un certain nombre de processus physiologiques ; mais, en trop grande quantité, ils peuvent conduire à une atteinte de l’ADN ce qui entraîne des conséquences sur la santé (vieillissement, inflammation, maladies chroniques voire cancers). Bref, la mélatonine a plus d’un tour dans son sac.

 

Lien avec le lait maternel et impact sur l’enfant allaité

La mélatonine a pu être mesurée dans le lait maternel et le colostrum de mères, trois jours après leur accouchement. Cette teneur dans le lait maternel, surtout la nuit, va être bénéfique pour l’enfant sur plusieurs plans.

En effet, les rythmes circadiens chez le nourrisson, notamment pour celui lié au sommeil, ne se mettent pas en place tout de suite. Plusieurs mois sont nécessaires donc, tout apport exogène de mélatonine est primordial pour aider à établir le « bon rythme ». Est-ce que le lait maternel est une source efficace ?
Une étude [3] a comparé le contenu en mélatonine du colostrum et du lait en différents moments de la journée et de la nuit et des variations ont bien été observées.

Plusieurs études [2] [3] montrent en effet que chez les bébés allaités de façon exclusive, le taux de mélatonine et sa variation sur un cycle de 24h coïncident avec ceux de la molécule ou de ses précurseurs présents dans le lait maternel. La conséquence est qu’un lait tiré « le soir » pour nourrir plus tard un bébé n’aura pas le même impact qu’un lait tiré le matin (car de contenu différent en mélatonine) !

 

En ce qui concerne les effets observés, plusieurs chercheurs [1] corrèlent la mélatonine à une amélioration du sommeil et une diminution des coliques de nourrissons allaités (comparaison avec des enfants nourris au lait artificiel qui ne contient pas de mélatonine).

Les auteurs d’une étude japonaise [5] montrent que la mélatonine dans le lait maternel est variable selon l’état d’esprit de la mère (notamment si elle joyeuse et détendue) et que les enfants nourris avec le lait plus riche en mélatonine, ont des réponses allergiques réduites. D’autres études doivent néanmoins confirmer ce résultat.

 

Conclusion


 Ainsi, par le biais de son lait enrichi la nuit en molécules actives sur le sommeil,  la mère allaitante apprend son enfant à dormir la nuit et moins le jour. Voilà de quoi rompre le cou aux idées reçues et aux mythes qui sévissent encore de nos jours quant au fait qu’un enfant allaité dormirait « moins bien ».

Non seulement le lait maternel  contient la mélatonine nécessaire pour favoriser l’endormissement mais cette teneur est parfaitement ajustée. Etant données ses autres propriétés, la mélatonine va même au-delà des effets sur le sommeil de l’enfant (stimulation de l’immunité, lutte contre inflammation, stimulation probable de la neurogenèse…).

Ces résultats sont intéressants dans la mesure où, compte tenu de la concentration variable du lait maternel en mélatonine selon la luminosité, il serait préférable de conseiller aux mamans d’allaiter la nuit dans le « noir ».

Pour les mamans qui choisissent de tirer leur lait et de le conserver, il serait donc optimal de leur conseiller de « noter » l’heure approximative où le recueil de lait a été effectué afin de pouvoir utiliser ce lait « tiré  le soir» pour une consommation avant le coucher de l’enfant, et réciproquement pour le lait recueilli en journée.

 

Références :

 1- Cohen E. A., et al, « Breastfeeding may improve nocturnal sleep and reduce infantile colic: potential role of breast milk melatonin. », European journal of Pediatrics 2012, 171(4) : pp729-32

2- Cubero J., et al., « The circadian rhythm of tryptophan in breast milk affects the rhythms of 6-sulfatoxymelatonin and sleep in newborn », Neuroendocrinology Letters No.6 December Vol.26, 2005

3-Nubia Andrade Silva et al., « Bioactive factors of colostrum and human milk exhibits a day-night variation » American Journal of Immunology, 2013, 9: 68-74

4- Meng et al., « Dietary Sources and Bioactivities of Melatonin », Nutrients vol 9(4), 2017

5- Kimata H, « Laughter elevates the levels of breast-milk melatonin », Journal of Psychosomatic Research 2007 Jun;62(6):699-702

[Auteure] : Pascale Baugé

[Biographie] : De formation scientifique (docteur-ingénieur en génie des procédés), Pascale est très investie dans le monde des sciences en général. Tous les sujets l’intéressent, d’ailleurs elle ne se pose pas de limite car elle aime vulgariser des notions complexes et rendre les résultats des travaux des chercheurs accessibles au plus grand nombre.

 

 

 

The post Le lait maternel : source de mélatonine first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
https://www.leblogallaitement.com/le-lait-maternel-source-de-melatonine/feed/ 4
SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés https://www.leblogallaitement.com/sos-maman-en-grande-difficulte-recherche-conseils-avises/ https://www.leblogallaitement.com/sos-maman-en-grande-difficulte-recherche-conseils-avises/#comments Thu, 06 Oct 2016 13:52:56 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1446 Combien de mamans se sentent mortifiées de ne pas réussir à suivre les conseils des personnes ressource en allaitement ? Si la personne aidante vient aux nouvelles quelques jours après leur entrevue, beaucoup de mamans lui avouent honteusement ne pas « avoir pu » suivre leurs conseils. En parallèle, un nombre important de conseillères se … Continuer la lecture de SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés

The post SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
Combien de mamans se sentent mortifiées de ne pas réussir à suivre les conseils des personnes ressource en allaitement ? Si la personne aidante vient aux nouvelles quelques jours après leur entrevue, beaucoup de mamans lui avouent honteusement ne pas « avoir pu » suivre leurs conseils.

En parallèle, un nombre important de conseillères se demandent, s’attristent et s’offusquent même de constater que leurs recommandations n’ont pas été suivies. D’autant que parfois, ne pas parvenir à initier un changement dans une situation donnée  peut se révéler très problématique, et déclencher une pathologie mammaire, ou induire un stade plus avancé de la pathologie qui nécessitera une prise en charge médicale plus intrusive.

Des mots que j’adresse aujourd’hui aux personnes ressources et soignants et aux mamans et familles pour que des mères reprennent confiance en elles et puissent dépasser le cap, et pour que les soignants et bénévoles soient avertis et adaptent leur soutien.

Un constat premier est celui que la future maman dans son 3ème trimestre et la jeune accouchée dans les premières semaines postpartum sont naturellement dans un état pro‐inflammatoire (1). De récentes recherches en psycho‐neuro‐immunologie nous apprennent que tout stresseur psychologique et / ou physique peut déclencher une réponse inflammatoire de laquelle découlera un état dépressif.

La psycho-neuro-immunologie (PNI) est une science en plein essor. Des études ont constaté que l’inflammation était l’un des facteurs impliqués dans la pathogenèse de la dépression. Au départ, les chercheurs ont considéré que l’inflammation n’était que l’un des facteurs de risque parmi de nombreux autres. Toutefois, les recherches les plus récentes suggèrent un nouveau paradigme : le stress physique et psychosocial augmente le niveau d’inflammation. L’inflammation ne serait donc plus un simple facteur de risque, mais LE facteur de risque sous-jacent à tous les autres. Le niveau d’inflammation est significativement plus élevé pendant le dernier trimestre de la grossesse, ce qui rend la femme particulièrement vulnérable. En outre, l’adaptation au rôle de mère (manque de sommeil, douleur, etc.) augmente le stress, qui, à son tour, accroît l’inflammation. Ce nouveau paradigme permet de répondre à une question importante : pourquoi les facteurs de stress physiques ou psycho-sociaux augmentent-ils le risque de dépression ?

L’allaitement, on le sait,  joue un rôle majeur dans l’état émotionnel de la mère. Des études ont montré qu’il avait un impact calmant, qu’il abaissait le taux sanguin des hormones de stress, et la réactivité maternelle au stress. Il est donc particulièrement important de le protéger. (2)

Prenons l’exemple d’une maman souffrant de crevasses. La crevasse est une lésion, accompagnée d’un état de stress et d’une sensibilité allant de légère et supportable à une douleur à la limite du tolérable. Cette crevasse, porte d’entrée aux microbes, fait qu’une réaction du système immunitaire se déclenche sur un corps prédisposé à l’inflammation. Au système immunitaire activé, ajoutons les facteurs stressants que sont la douleur, l’angoisse de la tétée présente et de la prochaine, et poursuivons avec les effets chimiques et hormonaux qui découlent de tout ce processus…

Vous avez deviné : une mère qui souffre de crevasse(s) se retrouve dans un état dépressif temporaire, qui n’a rien à voir avec la dépression post-partum ni le baby‐blues, et cet état disparaîtra dès que la crevasse sera traitée.

Ainsi, nous, soignants ou accompagnants bénévoles sommes aux côtés de la maman en détresse, la conseillons en connaissance de cause. Nous l’abreuvons d’instructions qu’elle ne peut mémoriser totalement et efficacement. La maman se trouve très vite face à un mur insurmontable : « Tout ça à changer ? Je ne pourrai pas ». En effet, le propre d’un état dépressif est que tout devient un obstacle toujours trop important pour être dépassé. La crevasse empirera l’inflammation, de même que l’état dépressif entraînant la mère dans un cercle vicieux qui peut mener au sevrage pur et simple. Avec le sevrage, la cicatrice guérit puisque le mamelon n’est désormais plus abîmé, et avec la guérison de la crevasse, l’état dépressif lié à l‘inflammation disparaît ; la maman se trouve enfin libérée, plus de douleur et enfin « bien dans sa tête ».

Une des solutions efficace consiste à rechercher et trouver avec l’aide d’une personne compétente la cause du « rabotage »  du mamelon qui va permettre que la crevasse guérisse, que l’allaitement soit maintenu, que la douleur disparaisse, et de fait en supprimant tous ces facteurs stressants, que cet état dépressif temporaire s’efface.

Si l’on considère maintenant le cas d’une mastite, la maman se trouve directement en état inflammatoire (et non forcément en état infectieux). La mastite peut être accompagnée de crevasses. L’état inflammatoire de la mastite génère le même processus au niveau changement d’humeur que l’inflammation liée à la crevasse. Il faut vider le sein atteint le plus profondément, le plus souvent possible, alternant massages, tétées, extraction manuelle/pompage, et ne pas attendre que ce sein se re‐remplisse pour le vider à nouveau. Ne pas oublier que l’autre sein doit être vidé également pour ne pas tomber malade à son tour.

Toutes ces informations et conditions peuvent submerger la maman. Elle bataille dans sa douleur existante. On l’arrose de conseils qui lui permettraient de ne pas entrer en état de pathologie. En vain. Elle ne parvient plus à se projeter dans une évolution positive ni même négative. Elle vit le moment présent intensément, et celui-là est loin d’être plaisant. La mastite inflammatoire risque de devenir infectieuse, et de déboucher sur un abcès ; les enjeux peuvent être conséquents ! Lorsque la personne ressource vient aux nouvelles, et que la maman avoue qu’elle n’a pas pu tout faire ; qu’elle s’est couchée et a dormi 8 heures d’affilées alors que son sein malade était encore plein, la ressource frémit en son for intérieur : « mais pourquoi n’a‐t‐elle pas suivi mes conseils ? ». Alors que c’est encore d’empathie et de compréhension que la mère a besoin.

Sachez chères mamans que nous vous comprenons et nous devons accepter ensemble cet état. C’est ainsi que nous trouverons le juste moyen pour la voie rapide de guérison.

J’ai bon espoir qu’une maman qui comprend que son état pseudo-dépressif est causé par la crevasse ou la mastite. Ce n’est pas tant lié à son allaitement. C’est alors une maman qui s’accordera une chance supplémentaire d’aller plus loin, de franchir les obstacles, de dépasser son état de dépression temporaire. Et ce travail sur elle‐même sera d’autant plus facilité que la personne ressource, soignante ou bénévole l’entend dans son état.

Pour conclure, cet état dépressif temporaire, lié à une crevasse ou une mastite disparaît dès que la cause de la crevasse est éliminée ou que la mastite a guéri ; il ne doit pas être confondu avec un état de dépression post-partum, de baby‐blues ou de psychose puerpérale.

(1) Recherche Psycho‐neuro‐immunologie ; dépression inflammation et allaitement : Amir, 1996 Kendal‐Tackett, 2007

(2)     Article sur la dépression du post-partum, paru dans les Dossiers de l’Allaitement n°74 (Janvier – Février – Mars 2008)

[Auteure] : Françoise Coudray

[Biographie] : Françoise Coudray, consultante en lactation IBCLC, formatrice et conférencière, Françoise Coudray est également la présidente fondatrice de l’A.D.J.+

 

The post SOS : maman en grande difficulté recherche conseils avisés first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
https://www.leblogallaitement.com/sos-maman-en-grande-difficulte-recherche-conseils-avises/feed/ 2
Allaitement, sommeil de la mère et sommeil de l’enfant https://www.leblogallaitement.com/allaitement-sommeil-de-la-mere-et-sommeil-de-lenfant/ https://www.leblogallaitement.com/allaitement-sommeil-de-la-mere-et-sommeil-de-lenfant/#comments Thu, 12 May 2016 12:29:23 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1343 La fatigue, voire l’épuisement maternel est un motif fréquent de consultation de jeunes mères. C’est également l’une des premières causes d’arrêt de l’allaitement maternel. Les mères, souvent influencées par leur entourage, peuvent être amenées à penser que l’allaitement est la cause de cette fatigue. Qu’en est-il vraiment ? Que faut-il savoir au sujet du sommeil … Continuer la lecture de Allaitement, sommeil de la mère et sommeil de l’enfant

The post Allaitement, sommeil de la mère et sommeil de l’enfant first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
La fatigue, voire l’épuisement maternel est un motif fréquent de consultation de jeunes mères. C’est également l’une des premières causes d’arrêt de l’allaitement maternel. Les mères, souvent influencées par leur entourage, peuvent être amenées à penser que l’allaitement est la cause de cette fatigue.
Qu’en est-il vraiment ? Que faut-il savoir au sujet du sommeil de la mère et de l’enfant durant l’allaitement ? Quelles solutions pour « survivre » à cette période éprouvante de la vie de jeune mère ? C’est ce que nous allons découvrir.

Le sommeil de l’enfant en bas-âge :

Le sommeil est un processus qui évolue tout au long de la vie. Un nouveau-né dort en moyenne 18 heures par jour dont 2 à 3h consécutives au maximum. Il existe de grandes variations individuelles dans la première partie de la vie (les « petit dormeurs » qui dorment 8h par jour et les « gros dormeurs » qui dorment jusqu’à 20h par jour !). Cette différence est déjà beaucoup moins importante aux alentours de 12 mois (1). A cet âge, les études montrent que les enfants dorment en moyenne entre 10 et 14h par jour.
La qualité du sommeil évolue, elle aussi, en fonction de l’âge de l’enfant. Plus l’enfant est jeune, plus la proportion de sommeil léger est importante. Un nouveau-né passe plus de la moitié de son temps total de sommeil en sommeil léger. C’est durant cette phase que la croissance cérébrale est maximale. Plus la maturité du bébé augmente, plus la proportion de sommeil lent profond augmente et plus les phases d’éveil sont importantes.
D’autre part, il est important de savoir que le nouveau-né qui s’endort passe par une phase de sommeil léger d’environ 20 minutes avant d’entrer en sommeil profond. Durant cette première phase de sommeil, il est donc susceptible d’être réveillé à la moindre stimulation. Il est donc préférable d’attendre la phase de sommeil profond pour poser bébé dans son lit sans le réveiller ; mais attention, les phases de sommeil profond ne durent pas très longtemps car le sommeil léger reste majoritaire à cet âge !

Le sommeil du nouveau-né est réparti de manière équivalente le jour et la nuit. Ce n’est qu’au bout de quelques mois que le rythme « nuit-jour » se met en place. Les études montrent que plus on tente de réguler le sommeil des tout-petits, plus le cycle « nuit-jour » se met en place tard … Tout vient à point à qui sait attendre !

Les attentes des parents concernant le sommeil des enfants en bas-âge, souvent culturelles, sont simplement IRREALISTES ; ce qui peut induire de l’inquiétude !

A retenir (2):

A 3 mois, quelques bébés commencent à dormir parfois 5h consécutives,
A 5 mois, 50% des bébés dorment 8h consécutives durant quelques nuits,
A 12 mois, 27% des bébés ne dorment pas régulièrement entre 22h et 6h et 13% des bébés ne dorment pas régulièrement plus de 5h consécutives,

Existe-t-il un lien entre la nourriture reçue et le sommeil de l’enfant ?

Le nouveau-né sort d’une période durant laquelle il était nourrit en continu par le placenta. Il doit, à la naissance « apprendre » à réguler entre autres sa température et sa glycémie. Ceci explique un rythme soutenu de tétées les 3 premiers jours (avant la « montée de lait », un nouveau-né doit s’alimenter 10 à 12 fois par 24h au moins et il n’est pas rare que, les premiers jours, les bébés tètent toutes les 40 minutes). Les mères doivent en être averties afin de s’adapter à cette situation et se méfier d’un bébé qui dormirait trop. Le « sommeil refuge » du nouveau-né est une des premières raisons qui induisent une perte de poids importante durant les 3 premiers jours ainsi qu’un retard à la « montée de lait » et un risque important d’engorgement chez la mère.

Spécificités d’espèce :

La composition du lait d’un mammifère est une composante d’espèce. Son sommeil aussi !

Autrement dit, la composition du lait de femme est très spécifique aux besoins du nouveau-né. La particularité de l’être humain est qu’il nait prématurément. La première partie de la vie est une sorte de « gestation extra-utérine ». En effet, le petit humain n’est pas suffisamment mature pour se déplacer seul avant plusieurs mois. Durant cette longue période, c’est la croissance cérébrale qui va monopoliser le plus d’énergie. Pour cela, il a besoin principalement de nourriture pour son cerveau ; c’est-à-dire de lactose. Aussi, le lait de femme est-il particulièrement riche en lactose (7% de lactose contre 4% de graisse et 1% de protéines).
Le lactose est très digeste (3). Vingt minutes après la tétée, l’estomac est vide et le bébé peut de nouveau être prêt à se ravitailler (c’est ce que l’on appelle les « tétées groupées ». Elles peuvent durer jusqu’à 2h voire plus). Suite à un groupe de tétées, la vidange des seins étant de plus en plus importante, la part de graisse augmente progressivement. Ceci permet alors à l’enfant d’accumuler de l’énergie plus durable pour dormir 1 à 2h consécutives. La méconnaissance des « tétées groupées » amène souvent les parents à penser, à tort, que leur enfant à des coliques ou que le lait maternel n’est pas suffisant.
Les préparations pour nourrissons étant à base de lait animal, la proportion de lactose, graisse et protéines est bien différente de celle du lait de femme. Ceci induit un « effort » de digestion plus important, ce qui a pour corollaire de modifier le sommeil de l’enfant en augmentant, de manière anti-physiologique, la proportion de sommeil profond(4). Mais la quantité totale de sommeil est identique que l’enfant soit allaité ou non (5) ; c’est la répartition qui est différente (6)!

En conclusion de cette première partie, notons qu’une meilleure connaissance de la physiologie du sommeil de l’enfant durant l’allaitement permet aux jeunes parents d’avoir des attentes plus en adéquation avec la réalité de la vie avec un jeune enfant. Ce faisant, moins inquiets du comportement de leur bébé, les parents sont généralement moins susceptibles de remettre en question les capacités nourricières des mères. Cela favorise la poursuite de l’allaitement conformément aux objectifs parentaux et aux recommandations de l’OMS qui préconise l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois et en complément de la diversification alimentaire jusqu’à au moins 2 ans.

1. Galland et al. 2012. Normal sleep patterns in infants and children: A systematic review of observational studies
2. The Consolidation of Self-regulated Sleep Across the First Year of Life. Henderson et al, 2010. Calibri (Corps)
3. “Comparison of Evoked Arousability in Breast and Formula Fed Infants.” Archives of Disease in Childhood 89: 22-25.
4 .Horne, R.S.C., Parslow, P.M., Ferens, D., Watts, A.M. and Adamson, T.M. (2004). “Comparison of Evoked Arousability in Breast and Formula Fed Infants.” Archives of Disease in Childhood 89: 22-25.
5.S Callahan, N Séjourné, A Denis ; Fatigue and breastfeeding : an inevitable partnership ? J Hum Lact 2006; 22(2) : 182-87
6.Blyton, D.M., Sullivan, C.E. and Edwards, N. (2002). “Lactation is associated with an increase in slow-wave sleep in women.” Journal of Sleep Research 11: 297-303

[Auteure] :
Céline Dalla Lana est sage-femme et consultante en lactation. Elle nourrit également une passion pour la formation des professionnels de santé.

[Biographie] :
Céline Dalla Lana est sage-femme libérale, elle accompagne les femmes en cabinet libéral et à domicile depuis de nombreuses années, en proposant un suivi prénatal et un soutien spécifique à l’allaitement maternel.
Son mémoire de sage-femme portant sur l’allaitement a été récompensé pour sa présentation innovante et la pertinence de l’enquête statistique qui y est proposée.
Son travail a servi de référence à l’élaboration des recommandations pour l’allaitement maternel de l’ANAES – HAS (Haute Autorité de Santé).

The post Allaitement, sommeil de la mère et sommeil de l’enfant first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
https://www.leblogallaitement.com/allaitement-sommeil-de-la-mere-et-sommeil-de-lenfant/feed/ 26
Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)… https://www.leblogallaitement.com/une-petite-reflexion-sur-le-devenir-parent-episode-2/ https://www.leblogallaitement.com/une-petite-reflexion-sur-le-devenir-parent-episode-2/#respond Tue, 15 Sep 2015 09:55:54 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=1186 Dans notre article précédent , nous avons mené une réflexion sur le Devenir Parent centrée sur les besoins fondamentaux du bébé. Beaucoup d’entre vous ont sans doute rétorqué mentalement : « C’est bien beau, et les parents dans tout ça »? Voici donc la suite de ces réflexions. Quand elle devient maman et au cours des trois premiers mois, … Continuer la lecture de Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)…

The post Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)… first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
Dans notre article précédent , nous avons mené une réflexion sur le Devenir Parent centrée sur les besoins fondamentaux du bébé. Beaucoup d’entre vous ont sans doute rétorqué mentalement : « C’est bien beau, et les parents dans tout ça »? Voici donc la suite de ces réflexions.

Quand elle devient maman et au cours des trois premiers mois, la nouvelle mère est concentrée quasi corps et âme sur son bébé. C’est ce que Donald Winnicott appelait « la préoccupation maternelle primaire 1». Le papa a quant à lui un rôle tout aussi essentiel puisqu’il entoure et protège sa famille en formation. Il est important que les deux parents sachent à quoi ils peuvent être confrontés – même si on ne peut pas être préparé à tout, qu’ils se soutiennent.

Vous aurez sûrement moins d’énergie dans les premiers mois pour sortir, répondre à des invitations, inviter du monde, ou tout au moins vous n’aurez probablement pas la possibilité de récupérer de la même manière…

Que l’on allaite ou pas, un petit conseil pratique avant d’accoucher, préparez-vous des petits plats d’avance durant votre grossesse que vous mettrez au congélateur pour avoir moins de travail à l’arrivée du bébé. Dans le même esprit, si votre entourage vous demande de quoi vous avez besoin, demandez des repas tout prêts (ou de l’aide pour le ménage, la lessive).

Un autre moyen pour que les parents tissent des liens forts et sécures avec leur enfant est le massage des bébés ; un outil fantastique. Si celui-ci est fait dans le respect de ce petit être (conditions, disponibilité du bébé et des parents, température, etc.), il permet d’une part de renforcer le lien d’attachement mais aussi de favoriser la formation de la myéline des neurones ce qui permettra à l’influx nerveux de passer plus vite2 ! N’hésitez pas à apprendre à masser votre enfant. Le massage des bébés n’est pas une habitude spontanément ancrée dans notre culture française mais c’est à nous de le mettre au gout du jour et de le transmettre. Pour apprendre, vous pouvez contacter l’association internationale de massage bébé et sa filiale française l’AFMB . Je vous y encourage vivement : osez le toucher bienveillant avec votre ou vos enfants !

Passons maintenant au sujet épineux du sommeil de votre bébé ou plutôt abordons quelques éléments de réponse à cette question cruciale que l’on vous pose dès la maternité. « Est-ce qu’il fait ses nuits ? »

Il faut savoir que physiologiquement le nouveau-né n’est pas fait pour faire des nuits de douze heures. Souvent, j’aime préciser aux parents qu’une nuit pour un bébé est un intervalle de cinq à six heures entre deux réveils. Du coup ça rassure souvent les parents sur le sommeil de leur enfant même si celui-ci se réveille toutes les deux heures.

Certains bébés sont capables de faire de grosses nuits ou presque. Mais, entre nous, sachez qu’ils sont rares ou bien, comme je le dis aux parents, on ne sait pas ce qui se passe chez les autres, (laisser pleurer ou omissions volontaires de certains faits par peur de la critique).

Il peut aussi y avoir des bébés qui dorment beaucoup pour ne pas dépenser d’énergie supplémentaire. Je pense à des bébés qui ne mangeraient pas « assez » (prise de poids lente ou inexistante). Pour ce dernier cas mon premier conseil aux parents est de proposer régulièrement le sein au bébé et donc de fractionner ses nuits qui de fait sont trop longues…

Quand les nuits sont très hachées et que les parents n’en peuvent plus, je leur conseille souvent d’adapter leur lit en observant des règles de sécurité élémentaires pour pouvoir faire du cododo même s’ils n’étaient pas favorables à cette pratique au départ. J’insiste sur le caractère temporaire de la solution. Car si jamais les parents s’endorment d’épuisement, il est de toute évidence préférable que la sécurité optimale ait été prévue pour un sommeil plus serein de toute la famille. Je rappelle que l’UNICEF recommande le cododo et en explique très bien les critères de sécurité. Et ce n’est pas que pour les autres… Cela peut prendre la forme d’un matelas ou d’un lit d’appoint dans la chambre du bébé.

De plus il est important au cours des premières semaines que la maman se repose dans la journée, qu’elle s’accorde des petites siestes, qu’elle se couche assez vite le soir si bébé dort, etc. pour récupérer de l’accouchement, et également pour compenser les nuits entrecoupées.

Petit à petit le couple reprendra ses marques et la vie familiale va trouver son nouvel équilibre. Un équilibre à trois avec toujours et pour plusieurs années la responsabilité de veiller sur votre bébé.

Au fur et à mesure vous équilibrerez vos différentes fonctions d’homme et de femme, d’amoureux – amoureuse, et vos fonctions parentales…

Puis si vous faites le choix d’avoir un autre petit, vous aurez encore cette tâche de rééquilibrer votre famille, mais vous saurez un peu plus à quoi vous attendre !!

Avoir un enfant est un cadeau de la vie et souvent nous permet de découvrir tout un tas de choses sur nous-même. Faites-vous confiance, rechercher de l’aide là où vous aurez des oreilles attentives et empathiques. N’en dites pas trop aux mauvaises langues. Et même si cela peut parfois être pesant, rappelez-vous que vous êtes la figure d’attachement de votre enfant (sa référence)…

1. D. Winnicott, « Le passage de la dépendance à l’indépendance dans le développement de l’individu », dans Processus de maturation chez l’enfant, op. cit. p. 45.

2.Field T., Preterm infant massage therapy studies: an American approach ». Semin Neonatol. 2002; 7(6):487-94

 

Suggestions de lectures pour en savoir plus

Entre parent et enfant, Haim Ginott, L’atelier des Parents (2013)

Grandir avec ses enfants, Nicole Prieur, l’atelier des parents (2014)

Clémence Gricourt, consultante en lactation IBCLC, instructrice en massage bébé AFMB/IAIM, monitrice en portage AFPB et animatrice d’ateliers de communication parent-enfant.

The post Une petite réflexion sur le Devenir Parent (épisode 2)… first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
https://www.leblogallaitement.com/une-petite-reflexion-sur-le-devenir-parent-episode-2/feed/ 0
Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-6-mois-episode-2-la-galere-des-nuits/ https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-6-mois-episode-2-la-galere-des-nuits/#comments Thu, 31 Jul 2014 08:43:02 +0000 http://leblogallaitement.com/?p=864 Nous parlions la semaine dernière de l’allaitement à la demande d’un grand bébé. Ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là! Et un des principaux questionnements de cette thématique concerne la nuit. Doit-on oui ou non continuer à allaiter à la demande la nuit? Ce n’est pas une question simple, elle n’a donc … Continuer la lecture de Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits

The post Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]>
Nous parlions la semaine dernière de l’allaitement à la demande d’un grand bébé. Ce n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là! Et un des principaux questionnements de cette thématique concerne la nuit. Doit-on oui ou non continuer à allaiter à la demande la nuit?

Ce n’est pas une question simple, elle n’a donc pas de réponse simple.

La réponse, les réponses devrais-je d’ailleurs dire, dépendent de nombreux paramètres familiaux.

Une chose est sûre : les mamans qui allaitent encore à six mois la nuit ne sont généralement pas très bien vues, ou au mieux font pitié.

Et pourtant… le sommeil d’un enfant n’est pas mature avant deux ans.

Respecter la demande d’un bébé de six mois d’être encore allaité la nuit, c’est respecter sa physiologie.

Mais alors, à partir de quel âge faut-il cesser l’allaitement à la demande la nuit?

Réponse : à chaque maman de voir ce qu’elle est capable de donner.

Lorsqu’une maman épuisée m’appelle pour que je l’aide à stopper les tétées de la nuit, je lui dis toujours que je n’ai pas de solution miracle, mais que je peux l’aider à faire le ménage dans sa tête. Une fois que l’on a fait le tour de tous ses questionnements en rapport avec la physiologie, de ses peurs, et de ses douleurs, elle y voit enfin plus clair et peut mettre un plan d’action en place.

Les deux principales questions sont à se poser si possible en couple. Tiens, profitez d’une soirée en amoureux, dans un bon restaurant, quand bébé est gardé!

Ai-je envie d’arrêter totalement l’allaitement la nuit?

Si oui, en suis-je réellement sûre? Car si une partie de moi n’en a pas envie, mon bébé s’engouffrera dans cette brèche, et je n’arriverai pas à atteindre mon objectif. Une série de nuits de pleurs du bébé et de culpabilité s’ouvre à moi à coup sûr! Il est important de savoir que la plupart du temps ceci est inconscient. D’où cette introspection nécessaire, afin de mieux se connaître. Tout le monde en sortira gagnant : la maman, le bébé et le papa.

Si non, combien de tétées puis-je donner par nuit sans craquer physiquement? Si c’est à la deuxième tétée que rien ne va plus, donnez la première, et faites participer le papa qui ira voir bébé au deuxième appel, pour lui signifier que là, il faut se rendormir sans le sein.

Le cododo est-il possible sans que cela nuise à ma vie amoureuse?

Car le cododo  permet de donner par exemple la deuxième tétée sans trop de fatigue, en se rendormant en même temps que le bébé (et souvent avant qu’il n’ait fini!).

Vous pouvez opter pour une solution qui ménage le bébé et le papa : s’endormir en couple dans le lit conjugal, se lever à l’appel du bébé et aller l’allaiter couchée sur un matelas provisoire posé dans sa chambre. Si vous vous endormez, c’est bien. Si vous ne vous endormez pas, c’est bien auissi et vous rejoignez votre lit.

Je suis sûre de vouloir arrêter : comment faire?

Si 100% de vous-même a décidé qu’il n’y aura plus de tétée la nuit vous pouvez tester la recette que j’ai mise au point lorsque ma fille avait un an, le seuil qui a été pour moi celui de la dernière tétée nocturne acceptable. Elle a depuis été approuvée par de nombreuses mamans.

J’ai profité de ce que le reste de la famille était absent pour trois jours, j’ai expliqué à ma fille qu’elle était devenue grande, que j’avais besoin de dormir la nuit, et qu’il n’y aurait pas de tétée avant que le soleil ne soit revenu. La première nuit, elle a pleuré sa frustration dans mes bras pendant une bonne demi-heure. Comme j’étais vraiment épuisée, j’étais couchée avec elle, je l’embrassais, lui parlais doucement, et la berçais. La deuxième nuit, elle a pleuré moins fort, toujours dans mes bras. La troisième nuit, elle s’est réveillée, m’a regardée pour être sûre que je n’avais pas changé d’avis, et s’est rendormie. Il n’y a plus eu de tétée nocturne, et l’allaitement a pu poursuivre son cours paisible, avec encore plus de plaisir puisque moins de fatigue, jusqu’à ses trois ans.

Dans mon cas, le cododo a beaucoup aidé je pense.

Adaptez ce petit témoignage à votre situation, avec une seule constante : prenez le temps d’analyser votre situation à froid, et une fois votre décision prise, tenez vous-y comme à un mât en pleine tempête!

La semaine prochaine, nous aborderons la diversification, d’ici là, bonnes tétées à tous et toutes!

The post Allaiter après 6 mois, épisode 2 : la galère des nuits first appeared on Les belles histoires de l'allaitement.]]> https://www.leblogallaitement.com/allaiter-apres-6-mois-episode-2-la-galere-des-nuits/feed/ 211