obésité | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Wed, 18 Apr 2018 12:48:16 +0000 fr-FR hourly 1 Allaitement et prévention de l’obésité : les mécanismes mis en jeu (Fin) https://www.leblogallaitement.com/allaitement-et-prevention-de-lobesite-les-mecanismes-mis-en-jeu-fin/ https://www.leblogallaitement.com/allaitement-et-prevention-de-lobesite-les-mecanismes-mis-en-jeu-fin/#respond Wed, 18 Apr 2018 12:48:16 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1742 Comme nous l’avions vu précédemment, une association entre l’allaitement maternel et une moindre prévalence du surpoids et de l’obésité à moyen et long terme est observée : l’OMS précise néanmoins qu’il existe de nombreux facteurs confondants dans les études d’observation qui rendent difficile la conclusion quant au rôle exclusif de l’allaitement sur cet aspect. Pour tenter … Continuer la lecture de Allaitement et prévention de l’obésité : les mécanismes mis en jeu (Fin)

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Comme nous l’avions vu précédemment, une association entre l’allaitement maternel et une moindre prévalence du surpoids et de l’obésité à moyen et long terme est observée : l’OMS précise néanmoins qu’il existe de nombreux facteurs confondants dans les études d’observation qui rendent difficile la conclusion quant au rôle exclusif de l’allaitement sur cet aspect.

Pour tenter d’y voir encore plus clair, il peut être intéressant de comprendre quels mécanismes sous-jacents permettraient d’expliquer l’effet protecteur de l’allaitement.

Plusieurs facteurs peuvent en effet rendre compte du rôle joué par l’allaitement dans la mise en place d’un métabolisme ou d’un contrôle plus efficace.

Des composants spécifiques

Le lait des mammifères contient de nombreux composants dédiés à une croissance optimale des petits (optimum propre à chaque espèce qui doit s’adapter à son environnement). Dans le cas du petit homme, le développement des premiers mois affecte surtout le volume cérébral (la croissance du reste des tissus corporels est beaucoup moins marquée) car c’est surtout un déploiement optimal du câblage neuronal et un gain rapide en capacités cognitives qui caractérisent notre espèce. Pour cela, le lait humain se distingue par une teneur élevée en lactose (carburant du système nerveux central) et en corps gras et cholestérol (pour élaborer des tissus cérébraux).

Les préparations lactées, issues principalement du lait de vache, sont plus riches en protéines ce qui active davantage la croissance corporelle (muscles et squelette) : une des raisons pour lesquelles la courbe de gain de poids d’enfants non allaités est plus rapide. Or, un lien a été établi entre une lente prise de poids et un risque diminué d’obésité sur le long terme. Nous reviendrons sur les protéines « particulières » du lait maternel un peu plus tard.

Une autre différence entre lait maternel et préparations lactées pour nourrissons concerne le ratio oméga 6/oméga 3. Moins riche en oméga 3, la préparation pour nourrisson est souvent trop « déséquilibrée » entre les deux types d’acides gras ce qui a pour effet de stimuler la croissance des adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage des graisses). De plus, ce déséquilibre conduit aussi à un phénomène d’inflammation dont on sait qu’il est impliqué dans le développement de l’obésité [1].

Revenons sur les protéines spécifiques du lait maternel. Plusieurs séries de données dont certaines récentes indiquent également que certaines protéines présentes en qualité et quantité optimales dans le lait humain jouent un rôle primordial dans la « programmation métabolique » de l’individu via l’hypothalamus.

L’hypothalamus est en effet cette zone du cerveau où s’interconnectent de façon complexe différents types de neurones très spécialisés. Sous l’effet de plusieurs hormones impliquées dans des boucles de de contrôle, l’hypothalamus active les neurones de prise de nourriture ou au contraire des neurones générant la satiété.

Les études dont par exemple ([2], [3], [6], [7]) n’ont pas encore fait le tour complet de la question mais les protéines impliquées sont par exemple la leptine, l’adiponectine, l’apeline et la ghréline.

 

Quelle(s) fonction(s) ces molécules ont-elles ?

La leptine et l’adiponectine sont toutes les deux des hormones produites par le tissu adipeux.

La leptine (du grec « Leptos » qui veut dire mince) est une protéine qui régule les réserves de graisses (elle induit la transformation des lipides et la synthèse des acides gras nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme). Mais elle joue aussi sur l’appétit en contrôlant la satiété; elle est aussi impliquée dans la dépense énergétique. Son rôle précis se situe au niveau de récepteurs de l’hypothalamus.

Différentes études ont montré que la leptine était présente dans le lait humain, en concentration variable pendant toute la période d’allaitement. Les laits industriels ne contiennent pas de leptine même si cette protéine est présente dans le lait de vache (l’écrémage du lait évacue en même temps la leptine).

L’adiponectine [4] [5], est une grosse protéine (composée de 244 acides aminés). Les études ont montré qu’un taux élevé de cette protéine diminuait le risque de diabète de type II en augmentant la sensibilité à l’insuline. Dans le lait humain, les niveaux restent marqués pendant toute la durée de l’allaitement. Dans les études de cohorte [5], des taux plus élevés d’adiponectine sont associés à un plus petit poids chez l’enfant.

L’apeline, est une protéine découverte récemment (1998) et encore plus récemment dans le lait humain (2010). Elle endosse de multiples fonctions : régulation de la pression artérielle, vaisseaux sanguins, effet sur la force de contraction du cœur… Mais le rôle qu’elle joue pour le métabolisme se situe à deux niveaux :

– au sein du cerveau : elle a par exemple été détectée dans les régions contrôlant l’appétit,
– elle active des récepteurs du système digestif (estomac, pancréas, colon).

La ghréline [6] est une petite protéine formée de 28 acides aminés. A la différence des autres hormones, elle stimule l’appétit  (en agissant sur l’hypothalamus) et active les hormones de croissance. Elle intervient aussi dans la régulation du poids sur le long terme.
Il a été mesuré un niveau de ghréline, beaucoup plus élevé dans les laits industriels que dans le lait humain (d’un facteur 2.5 en moyenne).

Ainsi, des composants spécifiques en quantité optimale sont présents dans le lait maternel. Ils jouent soit sur le rythme de croissance du bébé, la régulation de la satiété et l’appétit, soit encore sur la dépense énergétique.

Y a-t-il autre chose ?

Importance de la tétée

Bien que les mamans allaitantes soient souvent un peu inquiètes de ne pas pouvoir visualiser la quantité de lait absorbée par leur enfant, il semblerait bien que c’est tétant que le bébé a le plus de chances d’apprendre par lui-même à réguler ses propres apports alimentaires : des études se sont penchées sur la question.

Les enfants nourris au sein doivent téter de façon très active pour obtenir le lait alors que les enfants nourris au biberon sont plus « passifs » et fournissent un effort moindre. En plus, ces derniers sont beaucoup plus coachés par leur mère, père ou tout autre soignant qui encouragent « à terminer » le repas. De cette manière, ils n’apprennent pas à reconnaître les signes de satiété et ne parviennent pas à s’arrêter de manger au bon moment.

Enfin, n’oublions pas que le lait maternel change de composition et de goût tout au long de la tétée : le bébé apprend vite à reconnaître la « fin de tétée » et ainsi, à mieux équilibrer ce qu’il absorbe par rapport à ses besoins (faisons confiance à l’être humain). Il s’agit donc de mieux contrôler son apport énergétique, un acquis normalement gardé tout au long de la vie. C’est ni plus ni moins qu’un apprentissage comportemental. L’étude [8] l’a particulièrement bien montré en contrôlant différents paramètres.

Composants biologiques spécifiques et tétée « à la source » jouent tous les deux un rôle dans la régulation de l’apport calorique chez l’enfant allaité. Même si le consensus n’est pas établi, tous les éléments semblent cependant réunis pour qu’un jour l’argument de l’allaitement protecteur de l’obésité soit réellement validé.

NB : Attention, cela ne remet pas en cause la pratique occasionnelle consistant à offrir un biberon de lait maternel.

Références : 

1. Bartok CJ, Ventura AK. « Mechanisms underlying the association between breastfeeding and obesity », International journal of pediatric obesity, Vol 4, 196-204, 2009

2. Bouret SG.,  « Early life origins of obesity: role of hypothalamic programming » , Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, Vol 48 Suppl 1:S31-8, 2009

3. Palou, Pico, « Leptin intake during lactation prevents obesity and affects food intake and food preferences in later life », Appetite, Vol 52(1) : 249-52,  2009

4. Bronsky, Mitrova et. al.,  « Adiponectin, AFABP, and Leptin in Human Breast Milk During 12 Months of Lactation », Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, Vol 52(4) : 474–477, 2011

5. Woo JG, Guerrero ML, Altaye M, et al. « Human milk adiponectin is associated with infant growth in two independent cohorts ». Breastfeed Med Vol 4 : 101–109, 2009.

6. Savino, Petrucci et al., « Assay of ghrelin concentration in infant formulas and breast milk », World J Gastroenterology, Vol 17(15): 1971–1975,  2011

7. Victora C. G., Bahl R. et al., « Breastfeeding in the 21st century : epidemiology, mechanisms, and lifelong effect », The Lancet, Vol 387, 20168

8. Li R, et al., « Do infants fed from bottles lack self-regulation of milk intake compared with directly breastfed infants? »,Pediatrics, Vol 125(6), pp 1386-1393, 2010

[Auteure] : Pascale Baugé

 

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Le lait humain protègerait contre l’obésité (1e partie) https://www.leblogallaitement.com/le-lait-humain-protegerait-contre-lobesite-1e-partie/ https://www.leblogallaitement.com/le-lait-humain-protegerait-contre-lobesite-1e-partie/#respond Wed, 11 Apr 2018 09:06:13 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=1738 La prévalence de l’obésité chez l’enfant n’a de cesse d’augmenter. Ce phénomène est inquiétant dans la mesure où il implique souvent de nombreux risques pour la santé de l’enfant, l’adolescent et l’adulte (problèmes cardiovasculaires et respiratoires, maladies gastro-intestinales). Des études se sont intéressées à l’impact de la qualité de l’alimentation dans les premiers mois sur … Continuer la lecture de Le lait humain protègerait contre l’obésité (1e partie)

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La prévalence de l’obésité chez l’enfant n’a de cesse d’augmenter. Ce phénomène est inquiétant dans la mesure où il implique souvent de nombreux risques pour la santé de l’enfant, l’adolescent et l’adulte (problèmes cardiovasculaires et respiratoires, maladies gastro-intestinales).
Des études se sont intéressées à l’impact de la qualité de l’alimentation dans les premiers mois sur les risques à plus longs termes. Mais établir des liens entre le mode de nourrissage en début de vie et la santé à l’âge adulte n’est pas sans poser quelques soucis : d’une part la collecte de données est difficile et d’autre part l’interprétation des résultats est sujette à caution.

En ce qui concerne l’effet de l’allaitement, la comparaison de l’état de santé d’adultes ayant été allaités ou non est délicate dans la mesure où :
– la qualité des préparations pour nourrissons a profondément évolué depuis les premiers laits mis sur la marché,
– la définition des durées d’allaitement et de l’allaitement exclusif n’est pas toujours la même entre les études ce qui rend la comparaison difficile,
– des biais existent : le mode de vie des mères allaitantes diffère parfois de celui des mères non allaitantes,
– la façon dont le sevrage est mené est très variable selon les familles (notamment l’âge et le type d’ aliments introduits) : or ces aspects sont très marquants pour la santé future,
– le mode de vie à l’âge adulte peut gommer les effets de l’allaitement sur le long terme.

Malgré tout, depuis une vingtaine d’années, de nombreux résultats d’études s’accumulent quant à l’influence de l’alimentation du tout-petit dans ses premiers mois de vie et il semble que le lait humain consommé au tout début de la vie soit impliqué dans le contrôle du poids des enfants et des adultes qu’ils deviendront [1]. Soulignons néanmoins qu’il n’y a pas encore de consensus bien établi au sein de la communauté scientifique. Voyons ce qu’il en ressort.

Les résultats d’études

Une méta-analyse réalisée en 2005 [2] rassemble les résultats de 17 études indépendantes. Les auteurs ont estimé un risque diminué de 4% par mois d’allaitement supplémentaire. Mais ces chiffres semblent surtout s’appliquer aux pays riches : ce qui est déjà un résultat intéressant en soi.

En effet, dans les pays plus pauvres, les études ne mettent pas en évidence de lien entre indice de masse corporelle et durée totale de l’allaitement.

Mais l’IMC est-il un paramètre bien pertinent ?

En effet, plusieurs études préalables l’ont montré : l’IMC a lui seul ne permet pas d’étudier l’impact de l’allaitement car ce paramètre est trop peu précis pour mettre en évidence des différences de composition adipeuse entre individus, notamment pendant l’enfance. Il faut donc trouver d’autres approches. Certaines recherches ont donc suivi une autre voie, en ciblant par exemple l’information « masse adipeuse ». Des moyens de mesure adaptés relatifs à cette nouvelle donnée, mettent effectivement en évidence l’impact positif de l’allaitement même après ajustement des facteurs confondants. De plus, un effet dose-réponse a été noté. L’étude [3] réalisée sur plus de 500 enfants montre par exemple un tel effet de l’allaitement : une moindre masse grasse pour les enfants allaités alors que l’IMC n’est pas modifiée.

Pour s’affranchir des biais, il est intéressant de regarder du côté des études menées sur les frères et sœurs qui n’ont pas reçu la même alimentation dans leurs premiers mois de vie ou une même durée d’allaitement. Ces recherches sont très riches en enseignement car elles permettent de mettre de côté l’influence du mode de vie et des facteurs socio-culturels.
Ainsi, l’étude [4] de 2010 repose sur l’utilisation d’un modèle permettant d’éliminer les caractéristiques communes de 500 fratries (un allaité/un non allaité) dont l’âge était compris entre 9 et 19 ans. L’analyse des résultats conduit au chiffre suivant : 41 % plus de risques  chez l’enfant non allaité d’être en surpoids à l’âge adulte.

L’OMS [5] a récemment (2013) mis à jour une vaste méta-analyse portant sur ce sujet et incluant un large panel d’études diverses (71 études incluses). Leur conclusion est qu’il est effectivement observé une association entre allaitement et une moindre prévalence du surpoids et de l’obésité sur le long terme mais qu’il reste tout de même difficile d’éliminer tous les facteurs confondants.

L’importance des conditions de sevrage

Un article publié en 2014  [6]  par une équipe française  rappelle, comme dans la conclusion de l’OMS, qu’une tendance se dessine mais qu’il n’y a pas encore de consensus : de nombreux biais dispersent les résultats et un ajustement statistique correct est nécessaire de façon à pouvoir isoler l’influence du seul paramètre « allaitement ».

L’article rend compte d’une étude de cohorte (comparaison des taux d’incidence du surpoids entre personnes ayant été allaitées et un groupe de non allaités). 73 enfants ont été suivis de leurs premiers mois jusqu’à l’âge de 20 ans et l’effet de l’allaitement (partiel ou exclusif confondus) sur la masse adipeuse a été étudié en tenant compte des facteurs nutritionnels au moment du sevrage. 2/3 des enfants ont été allaités, avec une durée maximale de 7 mois 1/2. Les paramètres évalués à l’âge de 20 ans sont la taille, le poids, l’épaisseur des plis cutanés, la masse adipeuse. Les paramètres confondants qui ont été ajustés sont l’indice de masse corporelle de la mère, la profession du père.

Lorsque les variables habituelles sont ajustées, il n’est pas toujours évident de mettre en évidence le rôle protecteur de l’allaitement. Par contre, en prenant en compte la variable « régime alimentaire » lors du sevrage (contenu en calories et en lipides), ce rôle protecteur apparaît de façon significative mais il faut tenir compte également de l’apport calorique ou contenu en matière grasse lors du sevrage : une restriction calorique au moment du sevrage pourrait avoir un effet néfaste sur la gestion des graisses à un âge plus avancé, et gommer les bénéfices de l’allaitement sur cet aspect.

L’idéal est de passer du lait maternel (riche en graisse) et de diminuer progressivement la quantité de lipides au fil du temps, tout en douceur. Une chute trop rapide n’est pas sans risques sur le long terme, notamment sur la gestion des corps gras. Comme si le corps s’adaptait à cette restriction et programmait de faire des réserves en cas de besoin !

Enfin, les études ont également mis en évidence l’importance de l’âge au moment de l’introduction de solides : parmi les enfants nourris avec des préparations industrielles pour nourrissons, le fait d’introduire la diversification avant l’âge de 4 mois est associé à une augmentation marquée du risque d’obésité à 3 ans. Cette période de diversification n’apparaît pas aussi impactante pour les enfants allaités, comme si l’allaitement aidait à mieux réguler leur prise alimentaire [7].

En conclusion

En tout état de cause, s’il est parfois difficile de tirer une conclusion quant au seul rôle de l’allaitement sur la masse adipeuse, il y a tout lieu de croire qu’il occupe une place importante dans la mise en place de mécanismes de contrôle. Ce qui est sûr c’est que  la composition de la masse corporelle est fortement marquée par le vécu « environnemental » juste après la naissance (période de « plasticité métabolique »)  et pendant la petite enfance : les risques de développement de l’obésité sont bel et bien liés à plusieurs facteurs de risques.

A lire prochainement, un 2e partie article consacré aux modes d’action de l’allaitement maternel sur la mise en place de facteurs régulateurs qui émergent de la recherche scientifique et qui peuvent expliquer les tendances observées.

Références :

  • Bouret,  « Early life origins of obesity: role of hypothalamic programming »
    Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition, Vol 48 Suppl 1:S31-8, 2009
  • Harder T. et al., « Duration of breastfeeding and risk of overweight: a meta-analysis », Am J Epidemiol. , Vol 162(5), pp 397-403, 2005
  • Robinson SM., et al., « Variations in infant feeding practice are associated with body composition in childhood : a prospective cohort study », Journal of Clinical Endocrinology Metabolism, Vol 94(8), pp 2799-2805, 2009
  • Metzger M., McDade T., « Breastfeeding as Obesity Prevention in the United States: A Sibling Difference Model », American journal of Human Biology, Vol 22, pp 291-296, 2010
  • Horta B.L., Victora C.G., « Long-term effects of breastfeeding : a systematic review », Chapitre 5, World Health Organization  ISBN 978 92 4 150530 7, 2013
  • Péneau S, Hercberg S., Rolland-Cachera M-F, « Breastfeeding, Early Nutrition, and Adult Body Fat », The Journal of Pediatrics, 2014
  • Huh, S.Y. et al., «  Timing of solid food introduction and risk of obesity in preschool-aged children. »,  Pediatrics, Vol 127, e544–e551 2011

[Auteure] : Pascale Baugé

 

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