douleurs | Les belles histoires de l'allaitement https://www.leblogallaitement.com Sat, 28 Jan 2023 16:26:01 +0000 fr-FR hourly 1 Mamelons différents, difficultés d’allaitement assurées ? https://www.leblogallaitement.com/mamelons-differents-difficultes-dallaitement-assurees/ https://www.leblogallaitement.com/mamelons-differents-difficultes-dallaitement-assurees/#respond Sat, 28 Jan 2023 16:25:58 +0000 https://www.leblogallaitement.com/?p=2295 Voici un nouvel article de notre scientifique préférée Pascale Baugé. 🙂 Les mamans rencontrent souvent des difficultés pour démarrer leur allaitement et parfois, lorsque la solution n’est pas trouvée (par manque d’information, d’aide ou de soutien) certaines baissent les bras et l’allaitement tourne court. Comprendre la physiologie permet de mieux anticiper et d’aider ces mères. … Continuer la lecture de Mamelons différents, difficultés d’allaitement assurées ?

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Voici un nouvel article de notre scientifique préférée Pascale Baugé. 🙂

Les mamans rencontrent souvent des difficultés pour démarrer leur allaitement et parfois, lorsque la solution n’est pas trouvée (par manque d’information, d’aide ou de soutien) certaines baissent les bras et l’allaitement tourne court.

Comprendre la physiologie permet de mieux anticiper et d’aider ces mères. Quelles sont ces difficultés les plus fréquemment rapportées ? Mis à part les questions de positionnement ou de gestes à apprendre, certains défis se posent en lien avec le nourrisson : on parle souvent des freins de langue ou du faible poids à la naissance comme facteurs de risques pouvant empêcher un démarrage d’allaitement serein.

S’est-on jamais penché sur l’anatomie des mamans ? Des tendances se dégagent-elles ? Autrement dit, certaines morphologies de mamelons pourraient-elles poser plus de contraintes ? Peu d’études ont fait le tour de la question. En 2017, toutefois, une approche reposant sur de l’observation avait suggéré que la taille des mamelons et la densité de la peau au niveau de l’aréole pouvaient jouer un rôle. Qu’en est-il exactement ?

Un premier bilan

Une étude observationnelle assez poussée, publiée en 2021 a été réalisée dans un hôpital français de St Lus Obipo en Californie. Les auteurs se sont intéressés aux difficultés des mamans de diverses origines ethniques (latins hispaniques et non hispaniques) ayant pu bénéficier d’un soutien à l’allaitement (conseils préalables, aides lors du démarrage de l’allaitement).

L’étude s’est focalisée sur 115 mères d’enfants de 6 semaines ou moins ayant pris contact avec le centre d’allaitement de l’hôpital, quelle qu’en soit la raison. Les mamans étaient toutes majeures avec un seul enfant. Dans l’étude, seules les mamans n’ayant pas eu recours à la chirurgie ont été incluses. La moyenne d’âge des mères était de 30 ans, celle des nourrissons de 2 semaines.

Données anatomiques prises en compte

Les auteurs ont pris en compte :
– la largeur à la base du mamelon,
– la longueur du mamelon,
– la densité de peau au niveau de l’aréole.
Ce dernier paramètre a été évalué par un protocole mis au point pour l’étude, par le biais d’un pressage manuel pour évaluer la facilité de compression. Toutes les mesures ont été réalisées par une consultante en lactation IBCLC juste avant une tétée ou l’usage d’un tire-lait.

Difficultés à l’allaitement prises en compte

Les auteurs se sont intéressés aux problèmes liés à :
– des mamelons douloureux,
– la présence de crevasses,
– la survenue d’une mastite,
– des difficultés d’attachement en prise de sein,
– une faible prise de poids du bébé,
– une faible production de lait.

Les mamans ont également été interrogées sur la prise de suppléments, l’indice de masse corporelle avant la grossesse, le poids et la taille du bébé à la naissance.Un maximum de facteurs confondants a été pris en compte.



Plusieurs tendances observées

Les auteurs de l’étude ont relevé une plus forte proportion de problèmes d’attachement au sein parmi les mamans dont les mamelons sont plutôt longs et de plus grande largeur à la base.

Les auteurs ont aussi noté que la situation « mamelons douloureux » à la tétée était plus fréquemment rencontrée lorsqu’à la fois, la densité de l’aréole était plus élevée et les mamelons plus larges.

Pour les situations de faible prise de poids, ils ont également noté une interaction marquée entre la largeur du mamelon, sa longueur et une forte densité aréolaire.
En ce qui concerne les crevasses, les auteurs n’ont pas relevé de lien particulier entre la morphologie et leur fréquence d’apparition.

Analyse des résultats

Cette étude est l’une des premières à montrer que des variations anatomiques existent bien parmi les mamans allaitantes et que certaines peuvent influencer le bon démarrage de l’allaitement. Les auteurs soulignent que ce sont des paramètres combinés qui jouent sur les difficultés.

Des explications probables

Les auteurs ont cherché à expliquer leurs observations. Ainsi, ils suggèrent que certaines caractéristiques de la taille des mamelons couplées à une faible souplesse aréolaire pourraient représenter un challenge pour les bébés avec une petite bouche notamment dans les premiers jours de l’allaitement. Certaines configurations (taille relative du mamelon couplée à une moindre malléabilité du tissu mammaire) pourraient limiter la bonne prise en bouche du mamelon, empêcher l’enfant de s’attacher correctement et entraver la bonne coordination des mouvements lors de la tétée (mâchoire, langue). Lorsque la compression du mamelon est plus difficile, les risques de douleurs pour la maman allaitante sont alors plus grands et il est plus probable que le bébé tète mal, n’obtienne pas assez de lait et que sa prise de poids ne soit pas correcte. La conséquence est que malheureusement l’allaitement s’arrête vite : la mère est découragée et doute d’elle-même avant même qu’une solution soit trouvée.



Limitations de l’étude

C’est l’une des premières études à s’intéresser de façon précise aux liens entre morphologie du mamelon et difficultés de démarrage de l’allaitement. Les auteurs rappellent néanmoins que ces difficultés évoluent très souvent positivement au fur et à mesure que l’enfant grandit et que l’allaitement se poursuit.
Il serait souhaitable que les résultats de cette étude soient complétés avec un panel plus large de mamans d’autres horizons et origines ethniques en intégrant notamment d’autres traits anatomiques de la maman ainsi que ceux du bébé !

Que retenir ?

Les conclusions de cette étude pourraient servir de base pour mieux écouter les mamans qui souhaitent allaiter et pour lesquelles le démarrage pose souci. Ces connaissances, même si elles ont besoin d’être affinées, doivent être prises en compte pour mieux communiquer vers les mamans et apporter des réponses adéquates. Pour un allaitement ayant plus de mal à démarrer, comprendre les causes et les défis posés est un premier pas… Dans tous les cas, le conseil et le soutien sont précieux.

Références:

Ventura A. K. et al., “Associations Between Variations in Breast Anatomy and Early Breastfeeding Challenges”, Journal oh Human Lactation, 37(2):403-413, 2021

Wilson-Clay B., Hoover K., “The Breastfeeding Atlas”, 6th Edition, Lact News Press (2017)

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Juliette est la maman de Tim 6 ans et 4 ans qu’elle a tous deux allaités avec bonheur et même co-allaités à un moment donné. Elle s’est approprié des notions de maternage proximal : co-dodo, écoute des pleurs de ses enfants pour les accueillir lorsque c’est possible. Son postulat est : “Avant, j’avais des principes, maintenant je suis maman !”

Elle nous relate son premier allaitement.

En décembre 2014, j’ai accouché de mon premier enfant, Tim. Jusque-là, j’avais toujours imaginé que je donnerai le biberon comme on me l’avait toujours conseillé, pour une question de liberté de la femme !

Devenir maman m’a permis de me relier à mon corps, à mes aspirations profondes.

Quel genre de maman voulais-je devenir, moi ?

C’est en me posant cette question que l’allaitement s’est naturellement présenté à moi. J’ai offert le sein à mon nouveau-né et il l’a pris jusqu’à ses 2 ans et demi.

Dans notre couple, cela n’a pas posé de problème : mon compagnon était heureux de cette relation qui s’est instaurée entre mon fils et moi. En revanche, j’ai constaté que mon allaitement faisait parler beaucoup mon entourage : j’ai entendu les craintes de ma mère, que j’étais esclave de mon enfant, que je n’avais pas de liberté, que je montrais mes seins à tout le monde, que je prenais la place du père…

Je ne pouvais pas sortir sans que quiconque me fasse une remarque sur l’allaitement !

Qu’importe ! j’ai réussi à m’écouter, et tout s’est installé progressivement. Aucune honte à donner mon sein en public, à tirer mon lait, à demander au papa de donner un biberon de mon lait stocké quand j’étais épuisée ou que je sentais qu’il voulait participer…

J’ai pu ainsi établir une relation très proche et instinctive avec mon enfant. C’était magique !

J’ai découvert mon corps : la montée de lait, sentir le lait passer à travers mon téton, entendre le bruit de la succion et voir mon enfant me regarder droit dans les yeux, sentir tout cet amour passer entre nous. Une relation très animale. J’ai aimé me connecter à cet instinct féminin primal. Connaître mon corps, me reconnecter à mon cycle féminin : avoir plus ou moins de lait selon l’avancée de cycle menstruel, mieux connaître mes seins, prendre soin de ma peau… découvrir le fonctionnement de mon enfant, comprendre ses pleurs, les différencier, y apporter une réponse adaptée… m’a donné confiance en moi !

Évidemment, j’ai rencontré des doutes : dès la maternité, alors que mon enfant tétait presque tout le temps et pleurait beaucoup. Je me demandais que faire. C’est alors que les sages-femmes de garde de la maternité, mal formées à ce sujet, m’ont immédiatement proposé un biberon et une tétine. J’ai accepté par non connaissance.

Heureusement, la sage-femme qui m’a suivie pendant ma grossesse et jusqu’à mon accouchement m’a rendu visite le lendemain et m’a tout expliqué. Dès lors, j’ai pu être à l’écoute de mon enfant, patienter et attendre la fameuse montée de lait ! Quelle expérience !

Par la suite, de nombreux doutes m’ont encore assailli : mon enfant régurgitait beaucoup.

Heureusement une personne de mon entourage m’a conseillé une merveilleuse consultante en lactation IBCLC. Je n’avais jamais entendu parler de cette profession. J’ai décidé de l’appeler et elle m’a proposé une téléconsultation par Skype pour répondre à mon urgence. A cette époque, j’avais acheté des bouts de sein en silicone car j’avais mal. J’ai allaité mon bébé devant elle par écran interposé et elle a su immédiatement me conseiller. Elle m’a guidée pour changer de position et enlever cet outil qui faisait barrière entre mon sein et la bouche de mon enfant. J’ai eu confiance et c’était reparti ! Ça a continué pendant 2 ans et demi… ! Avec joie et amour !

Lorsque mon fils a grandi, je n’avais aucune envie d’arrêter cet allaitement si heureux. Je recevais encore et toujours des commentaires : « Ton fils est trop grand. Il ne va jamais te lâcher. Tu vas en faire un homosexuel (!). Tu n’es pas libre… ». A la PMI, on m’a même conseillé de voir une psy ! Malgré ces remarques, j’ai continué. Je me souviens avoir cependant rencontré une puéricultrice qui m’a dit une phrase très juste : « Si ça vous fait plaisir à tous les deux, alors écoutez-vous ! ». J’ai suivi son conseil à la lettre.

J’ai identifié quelles tétées étaient nécessaires et celles qui ne me faisaient pas plaisir voire me faisaient mal. J’ai été à l’écoute de mes sensations physiques : j’ai appris à dire stop, à réguler les demandes trop fréquentes. J’ai pu parler à mon fils et ainsi diminuer au fur et à mesure, conservant ainsi la tétée des retrouvailles le soir, pour s’endormir et celle du réveil… Puis, avec la diversification alimentaire, tout s’est mis en place progressivement.

Et 22 mois plus tard, sa petite sœur, Apoline est née. Mon fils a continué à téter pendant ma grossesse et quelques temps plus tard aussi malgré les commentaires réprobateurs de mon entourage effrayé. Mes enfants ont ainsi été co-allaités et ma fille n’a manqué de rien. Depuis, ils sont très proches. J’ai pu ainsi, arrêter tranquillement l’allaitement de mon fils pour laisser la place à ma fille uniquement. Aujourd’hui, j’ai sevré mes deux enfants. Tout s’est bien déroulé, avec amour et bienveillance.

Je suis fière de moi, de cette aventure et heureuse de m’être écoutée ! ça m’a donné beaucoup de force ! Mes amies viennent même vers moi pour me demander conseil lorsqu’elles décident d’allaiter à leur tour…

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